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L'Uruguay, 84 ans plus tard

Pour la première fois depuis son titre de 1928, la Celeste retrouve les Jeux Olympiques, si chers à l'histoire de son football. Avec Óscar Tabárez à sa tête et Suárez-Cavani en renforts de luxe, la Celeste compte bien renouer avec son glorieux passé.

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La dernière fois que l'Uruguay a disputé le tournoi olympique, elle dominait le monde. Après son succès en 1924, à Paris, la Celeste avait conservé son titre en 1928. 84 ans plus tard, elle fait son retour sous les cinq anneaux, comme si le temps n'avait pas eu de prise sur elle. Avec Óscar Tabárez sur le banc, l'homme à l'origine du renouveau uruguayen, et la redoutable paire Cavani-Suárez aux avant-postes, la Celeste fait à nouveau figure de sérieux prétendant à la victoire finale.

Corrigée par le Brésil

L'Uruguay a obtenu son billet pour Londres lors de l'hiver 2011, en terminant à la deuxième place du tournoi sud-américain réservé aux moins de 20 ans. La Celeste a notamment devancé l'Argentine, mais son parcours fut pour le moins accidenté. En phase de poules, elle s'était ainsi contentée d'accrocher la troisième place pour atteindre la phase finale, qui réunissait les six meilleures équipes. Ce chemin escarpé vers l'Angleterre s'était achevé sur une correction infligée par le Brésil de Neymar (6-0), dans un match entre deux équipes qui avaient déjà sécurisé les deux premières places qualificatives pour les JO. Le rappel de ce parcours uruguayen loin d'être immaculé peut servir de douche froide pour ceux qui voient déjà la Celeste une médaille autour du cou.

En Uruguay, on craint d'ailleurs plus que tout la phase de groupes. Une étape qui se transforme souvent en casse-tête pour l'Uruguay, que ce soit en Coupe du monde ou en Copa América. Dans son groupe A, la sélection de Tabárez aurait pourtant pu plus mal tomber. La Celeste cohabitera ainsi avec les Émirats arabes unis, le Sénégal et un Royaume-Uni qui peine toujours à trouver ses repères. Armée du duo Suárez-Cavani, à la force de frappe sans équivalent au sein du casting olympique, il est d'ailleurs attendu que la Celeste ne fasse pas défaut sur la liste des quarts de finaliste.

Méthodologie commune

Lors des matches de préparation, le joueur de Liverpool et l'idole de Naples ont présenté des preuves de leur bonne intégration au sein du jeune collectif. Les deux gâchettes ont inscrit trois buts chacun. À l'occasion d'une prolifique rencontre face au Chili (6-4), Suárez y est allé de son triplé, et Cavani d'un doublé. Enfin, lundi dernier, face au Panama (2-0), le Napolitain a ouvert la marque. Outre Suárez et Cavani, Tabárez a aussi appelé en renfort le madré Egidio Arévalo, tout juste transféré à Palerme. À 30 ans, le milieu récupérateur jouera le brassard autour du biceps et apportera son expérience au sein de l'entre-jeu. Pour ce qui est du secteur créatif, Tabárez devrait miser, avant tout, sur Gastón Ramírez, le joueur de Bologne courtisé par Tottenham, l'Inter et bien d'autres. Derrière, Sebastián Coates fera équipe avec Alexis Rolín du Nacional, pour verrouiller l'axe de la défense.

Mais plus que sur des individualités, c'est sur une méthodologie commune que mise Tabárez. Celle qu'il applique quotidiennement au sein des installations de l'association uruguayenne, des moins de 15 aux A. Depuis 2006 et la reprise en main des sélections par le maestro, les joueurs évoluant en Uruguay sont ainsi astreints à des séjours prolongés dans le « Clairefontaine celeste » , pour s'imprégner des principes de jeu chers à Tabárez. Avant de briller avec la Celeste majeure, Suárez, Cavani et, plus récemment, Coates ont notamment été formés dans ce moule. Plus généralement, les sélections de jeunes, longtemps délaissées, ont été réhabilitées. Voir l'Uruguay revenir aux JO n'a donc rien d'un hasard, mais se révèle bien le fruit d'un travail minutieusement planifié. Et qu'elle réalise un tournoi à la hauteur de ses glorieux prédécesseurs n'aurait rien de surprenant non plus.

Le onze aligné face au Panama, dernier match de préparation : Martín Campaña, Ramón Arias, Sebastián Coates, Alexis Rolín, Emiliano Albín, Maximiliano Calzada, Egidio Arévalo Ríos, Jonathan Urretaviscaya, Gastón Ramírez, Edinson Cavani et Luis Suárez.

Par Thomas Goubin
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El Pistolero
Un article sur l'équipe d'Uruguay aux JO... C'est vraiment triste un mois de Juillet.
Je les vois bien champions olympiques.
waynerooney Niveau : CFA
Ba retourne lire les articles sur le PSG, moi je suis content de cet article.
Un article qui parle de foot au lieu de parler du Qatar, quelle horreur!
El Pistolero
J'ai juste dit que le mois de Juillet était chiant en football, pourquoi vous me parlez du PSG ?
Pepèrearnaud Niveau : CFA2
J'avoue et j'assume passer par un "rara avis" mais je kiffe Arévalo Ríos. En 2010 il a été tout juste énorme dans l'entrejeu charrúa en Afrique du Sud. Et lors de la dernière Copa América, même prestation. Il aurait sans doute mériter fouler des pelouses et des clubs plus huppés. Sans doute, un joueur très sous-côté à mon avis.
Rios était probablement le meilleur joueur de la Copa, peut-être avec Suarez allez. Son travail de pressing sur Ortigoza en finale est le facteur clé de la victoire uruguayenne.

Si jouer en amlat lui a permis d'avoir ce niveau là en sélection, c'est très bien qu'il y soit resté.
Pepèrearnaud Niveau : CFA2
@sissa
Et la master class qu'il a offert gratos à Santa Fe lors des quarts face à la albiceleste (avec une celeste réduite à 10 à la mi-temps).
@ skidi
moi aussi je les vois bien un vrai bon joueur par ligne des solution sur le banc ( lodeiro hernandez )

la condition: que les individualités du monstre bresilien ce bouffe le nez :D
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