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L’Ukraine a un pied en France

Encore une fois, l’Ukraine remporte son match aller de barrages 2–0, grâce notamment à un éclair de Yarmolenko, mais surtout à de bien timides Slovènes. Une belle option, mais attention aux fantômes du passé.

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Ukraine 2-0 Slovénie

Buts : Yarmolenko (22e), Seleznov (54e) pour l’Ukraine

Ce samedi soir, Paris est plus que jamais dans tous les esprits. Avant le match, une minute de silence. Dans les tribunes, des messages de soutien. Sur les bras des joueurs, des brassards noirs. Et au terme de cette rencontre aller-retour, un billet pour l’Euro français. Car malgré toute l’horreur, à 1800 km de la capitale française, les manifestations sportives sont toujours autorisées. Et c’est l’Ukraine qui prend une option ce soir, 2–0, au bout d’une rencontre qu’ils ont globalement dominée. Mais les Ukrainiens le savent mieux que quiconque : gagner à l’aller n’est pas se qualifier. Sur les cinq barrages de leur histoire, dont le dernier contre la France, les Jaunes n’ont jamais réussi à aller au bout… Une victoire à relativiser, donc.

Le tour de magie de Yarmolenko


Pas un mot. Pas un bruit. Le silence est de rigueur sur la pelouse. Et même après que le coup d’envoi a été sifflé. Car les Ukrainiens veulent assumer leur statut de favori, conjurer la malédiction qui est la leur, et tout ça à domicile, mais leurs premiers gestes sont trop discrets et hasardeux. Seleznov a la bougeotte, Konoplyanka dépose des caviars dans la surface, Fedetskyi s’essaye de loin. Sans qu’aucun d’eux ne puisse finir le travail. Non, pour ça, il faut se renseigner auprès de Yarmolenko. Sur un centre mal repoussé, l’ailier du Dynamo Kiev met trois défenseurs slovènes en arrêt maladie avant d’ajuster Handanovič de son mauvais pied. Esthétique et efficace à la fois. 1–0.


La réaction des Slovènes est timide. À part quelques contres, pas grand-chose à se mettre sous la dent. Hormis peut-être ce mouvement à trois : centre au second poteau, remise en retrait de la tête mis finalement en orbite par Iličić. Bref, ce n’est pas fou. Et les Ukrainiens s’en contentent largement.

2–0, souvenir, souvenir


Car leurs adversaires en blanc ne se bougent pas beaucoup plus en seconde période. Il s’agit donc pour les Ukrainiens de conserver leur avantage et d’aggraver la marque s’ils le peuvent. En résumé : avancer sans trop prendre de risque, essayer sans tenter le diable. Et le spectacle s’en ressent : leurs offensives sont trop molles, trop préparées, trop stéréotypées… Mais finalement payantes. Sur l’une de ces combinaisons que l’on répète à l’infini en centre de formation (dédoublement sur le côté, centre en force), Fedetskyi trouve Seleznov - a priori hors jeu - et voilà que l’Ukraine mène 2–0 à l’heure de jeu.

Bis repetita quelques minutes plus tard, mais cette fois-ci, Handanovič s'interpose. En fait, plus les minutes passent, et moins les Slovènes y sont. La preuve encore à la 70e : sur une énorme bourde de Brecko, Seleznov, encore lui, se présente devant les cages, mais ne trouve que le poteau. À un quart d’heure du coup de sifflet final, on se dit paradoxalement que le temps qui passe joue en faveur des Slovènes, que ce déficit de deux buts n’est pas une mauvaise chose, que c’est encore rattrapable au retour quand ils auront retrouvé leurs esprits, que c’est mieux ainsi. Et puis surtout, ça rappellera à leurs adversaires de mauvais souvenirs. Encore une pensée pour Paris et le Stade de France…

Par Ugo Bocchi
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D'ici au match retour, qu'ils fassent attention à ne pas prendre une balle dans le pied.

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