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L'Ukraine à forte tête

Vouée à l'élimination au premier tour, l'Ukraine souhaite déjouer les pronostics. L'équipe d'Oleg Blokhine traîne pourtant quelques boulets : un gardien sans repères, une défense passoire et une qualité technique moyenne. Qu'importe, l'Euro se joue au pays. Et c'est bien le patriotisme qui pourrait sauver les Jaune et Bleu.

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Que vaut vraiment l'Ukraine d'Andreï Shevchenko ? Capable du meilleur, un quart de finale lors de la Coupe du monde 2006, comme du pire, des non-qualifications pour les compétitions 2008 et 2010, la sélection d'Anatoliy Tymoshchuk peut baiser les mains de Michel Platini, un fidèle parmi les fidèles. L'Ukraine doit sa participation à l'Euro 2012 aux voix des membres de l'UEFA qui ont choisi le pays comme nation co-organisatrice. Classée à une médiocre 52e place à l'indice FIFA, l'ex-nation de l'URSS manque de gaz depuis plusieurs années. Oleg Blokhine, l'homme des succès de 2006, a donc été rappelé à la rescousse en avril 2011. L'ancien Ballon d'Or 1975 n'a pas hésité à rajeunir son effectif, tout en redonnant confiance à quelques grognards. Suffisant pour passer la phase de groupes et accéder aux quarts de finale ? Mark Rachkevych, journaliste au Kyiv Post, analyse les forces en présence. « L'équipe d'Ukraine s'appuie davantage sur la ferveur populaire que sur ses réelles qualités techniques. Cela dit, elle est capable d'accélérer le jeu grâce à ses ailiers très rapides que sont Yarmolenko, Konoplyanka et Devic. Nazarenko peut être dans de bonnes dispositions en tant que soutien des attaquants. Le premier match contre la Suède sera décisif. Si l'Ukraine gagne, elle a de grandes chances de bousculer l'Angleterre ou la France. Si non... »

Une défense en bois

L'arrière-garde ukrainienne devra sortir le grand jeu face à Benzema, Zlatan ou encore Rooney. L'Ukraine a été reversée dans la Poule D en compagnie des Français, Anglais et Suédois. Et l'équipe de l'Est possède un déficit de taille : son gardien titulaire n'est que le quatrième portier dans la hiérarchie établie par le sélectionneur. Pas de bol pour Oleg Blokhine qui doit notamment se passer des services de l'habituel titulaire Alexandre Shovkovski, blessé à l'épaule. C'est un peu comme si Stéphane Ruffier était propulsé dans la cage contre l'Angleterre. « La défense est de loin la ligne la plus faible du onze, explique Rachkevych. Les trois portiers sont out, Chygrynskiy est blessé. Attendez-vous à ce qu'Oleg Blokhine utilise une paire axiale du Dynamo Kiev ou du Shakhtar Donetsk (Rakitskiy et Kucher par exemple). » C'est Franck Ribéry qui salive d'avance.

Le physique comme réponse

Au pays, personne n'est dupe. L’Ukraine a gagné cinq de ses onze matches amicaux contre des nations de seconde zone (Bulgarie, Estonie, Autriche, Israël et Estonie). Les Bleu et Jaune restent sur deux défaites concédées contre l'Autriche (3-2) et la Turquie (2-0). Des rencontres qui « ont exacerbé le pessimisme des Ukrainiens, selon notre chroniqueur. Les autres nations du groupe leur sont réellement supérieures. Ces deux matches ont affiché les lacunes défensives de l'équipe. » Comment l'équipe peut-elle créer la surprise ? La réponse est peut-être à chercher du côté d'Oleg Blokhine. L'ancien joueur du Dynamo Kiev a concocté une préparation de fer pour pouvoir rivaliser physiquement avec leurs adversaires. Un régime drastique imposé par le coach qui devrait aligner les cadres lors de la première rencontre de poule, des joueurs de caractère ayant une réelle autorité sur les plus jeunes. « Prolétaires du pays, unissez-vous ! » Le slogan de l'ex-URSS semble déjà avoir été remanié pour l'occasion.



Par Romain Poujaud
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