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  2. // 35è journée
  3. // Udinese/Lazio (2-0)

L'Udinese monte aussi dans le wagon

Grâce à sa victoire face à la Lazio (2-0), l'Udinese rejoint le wagon de la troisième place. Quatre équipes (Inter, Napoli, Lazio, Udinese) sont désormais à égalité. Cela promet une fin de championnat totalement folle.

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Udinese - Lazio (2-0)
Buts : Di Natale 69' et Pereyra 94'

L’Udinese y est aussi. Cette lutte pour la troisième place, plus passionante que jamais, voit un nouveau participant intégrer le quartet magique. De fait, ils sont désormais quatre : le Napoli, l’Inter, l’Udinese et la Lazio, à avoir le même nombre de points. 55. Tous à égalité. Une situation incroyable, qui laisser penser que les trois dernières journées vont être totalement déjantées. Ce soir, l’Udinese n’a pas laissé passer sa chance, en s’imposant 2-0 face à une Lazio qui n’avait pour seule intention que de venir chercher le nul pour rester seule troisième. Dommage, la stratégie n’a pas fonctionné, et après plus d’une heure d’assauts, les Frioulans ont fini par trouver l’ouverture grâce à l’inévitable Di Natale. La défaite, la troisième lors des quatre derniers matches pour la Lazio, a littéralement fait péter les plombs aux joueurs romains. En fin de rencontre, une véritable rixe a éclaté entre les deux équipes, certains dirigeants en venant même aux mains. La raison ? Alors qu’il manquait trois secondes au coup de sifflet final, trois coups de sifflet ont retenti dans le stade. Tous les joueurs de la Lazio se sont arrêtés, le portier Marchetti s’est même écroulé à terre... mais pas les joueurs de l’Udinese, qui sont allés marquer leur deuxième but dans les cages vides. Hein ? En réalité, le coup de sifflet « final » avait été donné par des petits coquins dans les tribunes, et non par l’arbitre. D’où l’échauffourée et la colère des joueurs de la Lazio. Une colère bien superflue, puisque de toutes façons, l’équipe aurait perdu. Perdu le match, et perdu aussi, peut-être, ses derniers espoirs de se qualifier pour la Ligue des Champions. En même temps, vu ce que l’on a vu ce soir, on ne peut pas vraiment dire que cela soit illogique.

Mode muraille

Pas besoin d’être un fin technicien pour comprendre que la Lazio est venue là pour prendre un point. Les biancocelesti, toujours décimés par les blessures (Klose, Hernanes, Lulic, Radu, Brocchi…), se présentent avec un improbable 4-4-1-1, avec Rocchi seul attaquant. L’Udinese comble les absences des ailiers volants Isla et Armero par un 3-5-2 classique, avec Di Natale et Fabbrini en attaque. Le début de match est fermé. Les deux équipes n’ont pas franchement envie de se livrer, et la Lazio prouve dès les premières minutes que le mode muraille est enclenché. Incapable de rentrer la surface adverse, l’Udinese expérimente surtout des frappes de loin. Di Natale tente sa chance sur coup franc, puis Pinzi s’y essaie à deux reprises : la première tentative passe à quelques centimètres de la lucarne, la seconde est bien repoussée par Marchetti. Et pour le reste ? Rien. Le jeu de la Lazio est proche du néant, les erreurs viennent se mêler aux glissades, et, en toute honnêteté, on n’a pas franchement l’impression d’assister à un match entre deux prétendants à la Ligue des Champions. La seule véritable occasion intervient quelques minutes avant la mi-temps : Konko s’offre l’une de ses premières montées du match et centre pour Rocchi, dont la tête est détournée en corner par Handanovic. C’est tout pour une première période pauvre en émotions, où les deux véritables faits de matches resteront finalement les sorties sur blessure de Matuzalem et Biava, 38ème et 39ème blessés de la saison pour la Lazio. Record en vue.

La blague de Toto

La deuxième période redémarre exactement sur le même rythme. L’Udinese attaque, la Lazio se défend. Il ne se passe pratiquement rien hormis une frappe lointaine d’Asamoah qui vient tutoyer la lucarne. Le temps file et on se dit que la Lazio va finir par réussir son coup de repartir avec le 0-0. C’est là que surgit Toto di Natale. Sur un centre de Domizzi, l’avant-centre se jette et transforme d’une reprise du pied droit qui laisse Marchetti immobile. Un but que l’attaquant fête en faisant taire le stadio Friuli qui, parait-il, le critique depuis quelques semaines. Effectivement, un type qui marque 78 buts en trois saisons est critiquable. Bref. Après l’ouverture du score, on attend forcément une réaction de la Lazio. Tu parles. Les Romains continuent comme si de rien n’était, balancent quelques longs ballons en avant, histoire de dire qu'ils ont essayé. La seule opportunité arrive sur les pieds de Mauri, qui ne parvient pas à reprendre de volée une belle remise de Rocchi. Puis arrive la fin de match. Sur le dernier corner pour la Lazio, Marchetti monte pour tenter de placer sa tête. Le corner ne donne rien, l’Udinese balance le ballon loin devant. Puis retentit le faux coup de sifflet final, et s'en suit le but rocambolesque de Pereyra, l’incompréhension, la colère, la rixe, le carton rouge pour Dias, Marchetti qui disjoncte et qui pousse l’arbitre (suspension en vue) et la fête de l’Udinese qui, du coup, est un peu gâchée. Pas pour longtemps : le classement dit que les joueurs de Guidolin ont bel et bien 55 points. Comme la Lazio. Comme le Napoli. Comme l’Inter. Comment dit-on « suspense » en italien ?


Eric Maggiori
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