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  2. // 10e journée

L’Udinese et la Lazio ne lâchent rien

En battant l’Inter, hier soir, la Juventus pensait s’envoler en tête du classement. Pas du tout. Juste derrière, l’Udinese et la Lazio traînent toujours dans ses basques. Les Frioulans battent Palerme (1-0), les Laziali dominent Cagliari (3-0). La course-poursuite continue.

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Du blanc. Du noir. Et du bleu ciel, aussi. Voilà les couleurs de la Serie A, au soir de cette 10ème journée. Le bianconero de la Juventus, d’abord. Une Juve qui, depuis mardi soir, a son royal popotin posé sur le trône du Calcio. Hier soir, sur la pelouse de l’Inter, la Vieille Dame n’a pas flanché. Après trois années consécutives où elle n’était pas parvenue à inscrire le moindre but à San Siro, la Juve s’est promenée, en véritable prétendante au titre qu’elle est désormais. Antonio Conte désire une équipe antipathique. La voilà déjà séduisante et première du classement. Pas sûr qu’il y perde au change.

L’autre bianconero, c’est celui de l’Udinese. Cet après-midi, les Frioulans ont confirmé leur deuxième place, en s’imposant 1-0 contre Palerme. Pas la peine de préciser que le seul buteur du match se nomme Toto Di Natale. Encore et toujours. Le parcours de l’Udinese à domicile est impressionnant : 4 matches, 4 victoires, 8 buts marqués, aucun encaissé. En revanche, aujourd’hui, Guidolin va devoir taper sur les doigts de ses attaquants. Avec onze occasions franches vendangées, son équipe aurait pu gâcher une domination sans partage à cause d’une terrible maladresse devant le but. Il leur pardonnera vite. Le parfum des sommets du classement a des vertus d’absolution.

Enfin, le bleu ciel est celui de la Lazio Rome. Les biancocelesti s’accrochent au podium, et ont ce soir frappé un grand coup. Malgré une prestation plutôt moyenne, les potes de Cissé sont allés s’imposer 3-0 sur la pelouse de Cagliari, là où les Sardes n’avaient jamais perdu et jamais encaissé plus d’un but. Cissé ne marque toujours pas, mais a délivré deux pases décisives en première période, pour Lulic et Klose. Les Romains ont ensuite contrôlé la partie, n'étant jamais vraiment à l'abri d'un retour cagliaritain. C’est finalement Rocchi qui a clôturé le score, inscrivant ainsi son 100ème but sous les couleurs laziale. 3-0. La Lazio est deuxième, à égalité avec l’Udinese. Il faudra aussi compter avec elle.

Milan, une forme de champion

Juste derrière ce podium bleu, blanc et noir, on trouve désormais le Milan AC. Les rossoneri profitent des faux pas des autres équipes de tête, et se hissent à la quatrième position. Il faut dire qu'ils sont actuellement dans une forme époustouflante. Celle contre la Roma, hier (2-3) est la cinquième victoire consécutive toutes compétitions confondues. De 17ème à 3ème en quelques semaines : la remontée milanaise correspond au retour en grande forme de Zlatan, auteur d’un doublé au stadio Olimpico, mais aussi à l’affirmation de joueurs comme Nocerino ou Aquilani. A priori, aucun doute à avoir, ce Milan là sera bien, à l’instar de la Juve, l’un des protagonistes dans la course au Scudetto.

On ne peut pas en dire autant du Napoli. Face à Catane (1-2), hier, la formation de Mazzarri a affiché des lacunes inquiétantes, en totale contradiction avec les excellentes choses montrées contre l’Udinese (2-0) mercredi soir. L’équipe napolitaine est capable du meilleur comme du pire, ce qui peut vraiment être pénalisant sur le long terme. Naples a déjà concédé trois défaites en championnat, ce qui semble beaucoup pour une équipe qui rêve de se hisser dans la cour des grands. Curiosité : l’an dernier, le Napoli remportait les matches face aux petites équipes et s’inclinait face aux ténors. Cette saison, c’est l’inverse. Cependant, tout le mérite de ce dernier revers napolitain revient à Catane. Les Siciliens de Montella, qui misent sur la vaillance et le jeu offensif, sont ce soir sixièmes du classement. Complimenti.

Sifflets, Europe, 40 points

Sinisa Mihajlovic gagne une semaine. Sifflé en début de rencontre par la quasi-totalité du stade, le coach serbe de la Fiorentina a serré les dents, et a demandé à ses joueurs de tout donner. Ce qu’ils ont fait. Grâce à un unique but de Lazzarri, la Viola s’impose contre le Genoa et donne un peu d’air à son coach, qui n’aurait certainement pas passé la nuit en cas de revers. La Fiorentina est ce soir dixième, ce qui n’est pas non plus désastrueux. En revanche, au niveau du jeu, il y a encore pas mal de boulot. Presque autant que pour Alberto Malesani, qui va bientôt devoir rendre des comptes au président génois Preziosi.

Les comptes, Giuseppe Sannino va essayer de ne pas les faire, pour le moment. Après la superbe victoire contre le Chievo (4-1), son équipe de Siena est huitième de Serie A, un résultat totalement inespéré en début de saison. Raison de plus pour ne pas faire de calculs. Le coach de Siena préfère profiter de l’instant présent, et constater les huit points pris lors des quatre dernières journées. Une moyenne digne d’un prétendant à l’Europe. L’Europe ? N’en parlez pas à Sannino. Lui n’a que deux mots à la bouche : « 40 points » . La modestie avant tout.

Giampaolo comme Gasperini : viré

Claudio Ranieri, quant à lui, ne va pas avoir besoin de faire preuve de modestie. Mais plutôt d’acharnement. Si ce soir, son Inter Milan n’est pas relégable, il le doit uniquement au match nul entre Lecce et Novara (1-1). Un nul qui permet aux nerazzurri de conserver un point d’avance sur la zone rouge, dans laquelle gravitent justement Novara, Lecce et Cesena. Après la défaite face à la Juventus, l’Inter va désormais devoir se remettre en question. Et vite. Le titre de champion semble déjà une utopie. Il faut désormais assurer l’essentiel. A savoir : se sortir de ce pétrin, et remonter au classement pour retrouver une position décente.

Car pour le moment, le champion d’Europe 2010 est à la lutte avec des équipes comme le Chievo, l’Atalanta ou encore Bologne. D’ailleurs, ces deux dernières s’affrontaient aujourd’hui, et c’est Bologne qui a su tirer son épingle du jeu. Les rossoblù, en plus de célébrer un succès important pour le classement, peuvent fêter le premier but en championnat de Marco Di Vaio. Un pénalty, certes. Mais après près de sept mois de disette, on ne va pas faire la fine bouche. Bologne a désormais dix points, un de moins que la Roma, et deux de moins que Parme, vainqueur de la lanterne rouge Cesena (2-0). Parme est la seule équipe à n’avoir pas obtenu le moindre match nul : cinq revers, et quatre succès. Et ce quatrième est fatal à Marco Giampaolo, le coach de Cesena, licencié peu après la fin du match. L’exigeante loi du résultat.

Les résultats :

Catania - Napoli 2-1
Marchese 25', Bergessio 48' / Cavani 1'
Roma - Milan 2-3
Burdisso 28', Bojan 87' / Ibrahimovic 17' et 78', Nesta 30'
Inter - Juventus 1-2
Maicon 28' / Vucinic 13', Marchisio 33'
Siena – Chievo 4-1
Destro 25’ et 57’, D’Agostino 62’, Calaio 93’ / Moscardelli 75’
Bologna – Atalanta 3-1
Di Vaio 47’, Ramirez 48’, Loria 68’ / Denis 7’
Fiorentina – Genoa 1-0
Lazzarri 41’
Lecce – Novara 1-1
Strasser 32’ / Rigoni 44’
Parma – Cesena 2-0
Paletta 41’, Lucarelli 71’
Udinese – Palermo 1-0
Di Natale 38’
Cagliari – Lazio
Lulic 39’, Klose 44’, Rocchi 88’

Eric Maggiori
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