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L'oracle de Delph

Peu en réussite depuis son arrivée à City en 2015, où il a oscillé entre périodes de blessures et niveau de piètre qualité, Fabian Delph est désormais titulaire. À un poste inédit pour lui, puisque Pep Guardiola utilise son milieu de terrain comme un latéral gauche en l’absence de Benjamin Mendy.

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Le malheur des uns fait le bonheur des autres. La maxime demeure tellement cliché que beaucoup en oublient sa véracité. À Manchester City, les événements actuels rappellent à deux hommes le sens de cette citation. Enfin, surtout à l’un d’eux. Si Benjamin Mendy, victime d’une rupture du ligament intérieur en septembre, ne semble pas si malheureux malgré la longue période d’indisponibilité qui l’attend, Fabian Delph, lui, cache difficilement sa joie. L’Anglais est en effet le premier bénéficiaire direct de la blessure de son partenaire, puisque Pep Guardiola l’a choisi pour remplacer le défenseur le plus cher de l’histoire sur le côté gauche.

Flop pendant deux ans


Personne ne s’y attendait, et ceux qui disent le contraire peuvent légitimement être taxés de mauvaise foi. Rembobinons un instant. En 2015, Delph, milieu de terrain d’Aston Villa et formé à Leeds, est acheté environ douze millions d’euros par Manchester City, qui dépense (déjà) sans compter pour continuer sur sa lancée (champion d’Angleterre en 2012 et 2014). « Me retrouver avec des équipiers comme David Silva, Yaya Touré, Samir Nasri, et Sergio Agüero, ça va être fantastique, réagit alors la nouvelle recrue. Je veux les voir de près aux entraînements et durant les matchs, m’inspirer d’eux, et intégrer certaines de leurs qualités aux miennes. (...) Ce que je peux promettre, c’est de ne jamais cesser de travailler dur pour l’équipe, j’ai hâte de jouer devant les supporters de City.  » Sauf que le petit bonhomme ne va pas beaucoup en avoir l’occasion. Entre un corps défaillant (huit blessures depuis son arrivée chez les Skys Blues), une adaptation difficile et un niveau de jeu qui laisse à désirer, Fabian fait figure de flop. En deux saisons, il n’est aligné qu’à dix reprises dans le onze type en Premier League, et seulement deux fois en Ligue des champions.


Oui, mais voilà : durant l’été 2017, le cerveau de Guardiola carbure et imagine, comme souvent, chaque élément de son effectif à des postes inhabituels. Et lorsque Mendy, l’un de ses transferts fondamentaux du mercato, se retrouve sur la touche après les départs cumulés du duo Gaël Clichy-Aleksandar Kolarov, le Catalan opte pour l’option Delph. Et pas pour la possibilité Danilo, latéral de métier, qui concentre les moqueries chez certains supporters de City à la suite de ses performances décevantes. Résultats : le natif de Bradford est désormais considéré comme un titulaire à part entière et a déjà davantage joué que la saison passée (sept titularisations contre cinq toutes compétitions confondues, 673 minutes contre 516). En prime, son équipe s’est toujours imposée lorsqu'il a débuté une partie. Mais alors, comme expliquer cette réussite inattendue ?

Pep n'est pas loco


D’abord, rappelons que l’international (neuf sélections) s'est déjà mué en latéral à Villa. «  J’ai déjà joué à ce poste avant, témoignait le garçon de 27 piges au Manchester Evening. Pas beaucoup de fois, mais sous Gérard Houllier lorsque j’avais 20 ou 21 ans. En fait, tant que je peux aider l’équipe, je suis content. Je suis un joueur collectif, et quand on gagne, je rentre heureux à la maison.  » Ensuite, il ne faut pas sous-estimer la réflexion et les décisions de Guardiola, qui n’en est pas à son coup d’essai quand on parle de faire jouer un milieu en défense (ou inversement). Certes, le cas Delph est différent, dans le sens où il s’agit d’un choix par défaut pour Pep. Reste que ce dernier a parfaitement compris comment compenser l’absence de Mendy avec un joueur «  gentil, intelligent, athlétique  » qui « ne perd pas le ballon » (selon ses propres mots), mais qui connaît certaines limites (puissance, endurance, justesse technique, qualité de centre...) et qui ne disposera jamais du profil de latéral moderne.



Laissant au monstre Sané le soin d’occuper toute la partie gauche du terrain adverse, l’entraîneur espagnol demande donc à son dépanneur de s’appliquer sur le taf défensif et de rentrer dans l’axe pour apporter le surnombre au milieu quand Manchester a le ballon (ce qui est très, très fréquent). Débarrassé du travail long de ligne du latéral offensif classique (travail non adapté à ses qualités naturelles), Delph peut ainsi profiter à bon escient de son bagage de milieu de terrain défensif. Rien à voir avec le rôle de Walker, son pendant de droite. «  Tout tourne autour de l’apprentissage de positions différentes, notait déjà le principal intéressé en juillet 2016 face à la presse. Je ne crois pas que je serai en défense centrale, mais vous serez surpris en bien. » C'est le cas, pour son plus grand bonheur.



Par Florian Cadu
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