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L'ombre d'un doute !

1966, 1970, 1982, 1990 et maintenant 2010 ! Pour la 5ème fois, les deux formations vont se rencontrer pour un "Klassiker" en Coupe du Monde et beaucoup d'interrogations à lever.

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C'est un énorme paradoxe qui attend la Nationalmannschaft en cas d'élimination contre l'équipe d'Angleterre, alors que tous les signaux du football d'outre Rhin sont au vert, aussi bien sur le plan financier que sur le terrain. Car une défaite, contre son adversaire du jour, signerait la pire aventure de l'équipe nationale en Coupe du Monde.

Toujours pas de 11 type !

Alors que le système de jeu utilisé est logiquement le 4-2-3-1 avec 3 attaquants, la Nationalmannschaft n'a toujours pas trouvé son 11 titulaire. Müller, bien que systématiquement positionné à droite, n'a pas forcement convaincu ses détracteurs malgré son match contre l'Australie. La défense centrale avec le droitier Friedrich à gauche n'a pas vraiment répondu aux attentes. Tandis que les remplaçants Jansen et Kroos ont trop peu de temps de jeu, en équipe nationale, pour ne pas se poser de questions sur leur apport véritable.

« Un gros point d'interrogation »

Déjà décimée avant la compétition par le forfait de nombreux joueurs potentiellement titulaires, dont Adler, Ballack, Rolfes et Westermann, Jogi Löw doit, pour la rencontre contre l'Angleterre, se passer de Cacau blessé et peut-être ne pas compter sur Boateng et Schweinsteiger. Deux joueurs forcés de sortir sur blessure lors du match contre le Ghana. En conférence de presse le sélectionneur de la Nationalmannschaft affirme qu'il y a « un gros point d'interrogation » concernant le rétablissement des titulaires contre l'équipe africaine malgré leur présence lors du dernier entrainement. Si l'absence du "roc" Boateng est perçu comme un épiphénomène, le forfait du leader charismatique et mental de la NM serait un sérieux handicap.

« Mertesacker a jusqu'ici été mauvais »

L'axe central allemand est orphelin de Metzelder et l'absence de complémentarité Mertesacker-Friedrich est visible. Cela n'explique pourtant pas tout et « Mertesacker a jusqu'ici été mauvais dans cette Coupe du Monde » d'après le spécialiste Günter Netzer. On lui reproche bien entendu son positionnement et son absence dans les duels, notamment lors du match contre la Serbie. « Il doit aujourd'hui prouver qu'il a le niveau et montrer ses qualités contre Rooney et Defoe » ajoute l'ancien meneur de la Nationalmannschaft.

« Il est grand temps »

Eclatant contre l'Australie, Lukas Podolski a surjoué, au point de rater un penalty, contre la Serbie et a été invisible contre le Ghana. « Il est grand temps que Podolski nous montre des signes encourageants et qu'il rende à Löw la confiance que ce dernier lui a donné » déclare en chœur la presse germanique.

Deuil familial

Alors que les questions des journalistes fusent sur le niveau réel de Mesut Özil et sa capacité à tirer vers le haut la Nationalmannschaft, l'annonce de la mort de la grand-mère du meneur de jeu allemand est venue s'ajouter aux doutes footballistiques germaniques. Il en ressort un sentiment global que rien ne sera épargné à l'équipe d'Allemagne durant cette Coupe du Monde.

« Neuer est prêt »

Les duels entre ses deux Nations se sont aussi joués sur des détails ! Alors que l'Allemagne a érigé l'épreuve des tirs au but en modèle de réussite et scientifique, les autres pays de football ne savent parler que de loterie des penalties. A ce jeu la NM est le leader mondial avec 4 succès en autant de duels alors, qu'à l'inverse, l'Angleterre est bonne dernière du classement en Coupe du Monde avec 3 désillusions en autant d'essais. Lorsqu'on interroge l'entraineur des gardiens Kopke, présent dans les buts lors de la 1/2 finale de l'Euro 96 contre l'Angleterre, il déclare : « Neuer est prêt » ...Tout un symbole.

« Un football typiquement anglais »

Mais le visionnage des matchs de l'Angleterre a aussi montré que l'équipe de Capello est loin d'être la machine de guerre annoncée. On a vu, d'après Netzer, « un football typiquement anglais basé sur une force physique et une volonté de vaincre » . Les joueurs comme Rooney, Lampard, Gerrard et même Terry ne jouent pas, en sélection nationale, un rôle aussi déterminant que dans leurs clubs respectifs. Une équipe d'Angleterre incapable de finir en tête de son groupe malgré un tirage au sort favorable.

Polo

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