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  2. // OM/ASM (2-2)

L'OM y est presque...

Ne pas se fier au score. Marseille a fait un gros match et Gignac a même marqué un troisième but, refusé à cause d'une faute de Brandao très contestée. Peu importe, la mécanique olympienne mal récompensée reprend sa cadence puissante de la saison passée. Et en face, une bonne équipe de Monaco n'a pas démérité. Ce soir Marseille est 13ème à 7 points du leader toulousain.

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Allons à l'essentiel : Lucho est bien le meilleur joueur de L1. L'Argentin est le métronome, le stratège, l'appui, la rampe de lancement, l'accélérateur, le modérateur et le temporisateur, l'aiguilleur, le centre de tri, et le distributeur du jeu marseillais. Il a aussi la fausse lenteur des génies organisateurs. Il lui manque actuellement un peu le souffle, comme le reste de ses coéquipiers, mais dès qu'il sera mieux dans le rythme, le jeu marseillais se bonifiera d'autant. Tout l'OM se repose sur lui, s'oriente sur lui avec une assurance tranquille. L'autre bonhomme qui monte à la verticale, c'est Mathieu Valbuena, compère privilégié de l'Argentin. Le minot a pris en une semaine une dimension nouvelle qu'on ne lui soupçonnait pas. Même Didier Deschamps, qui lui dédiait juste quelques compliments ce matin à Télé-Foot, a dû être impressionné par son omniprésence sur tout le front de l'attaque olympienne. A preuve, ce but extraordinaire, celui de l'égalisation : une mine en pleine lucarne aux 16 mètres, légèrement désaxée sur la droite et consécutive à un renvoi de la défense monégasque (1-1, 42ème). Audace et confiance : à la manière d'un JPP (qu'il n'est bien sûr pas, ce n'est pas le même poste), Valbuena réussit tout ce qu'il entreprend. Que ce soit avec les Bleus ou avec l'OM, ses appels dos au but à 20 ou 30 mètres électrisent le front de l'attaque marseillaise. Ensuite, soit il remise proprement ou bien il se retourne à une vitesse folle pour filer au but. Il serait facile à marquer ? Pas sûr, vu qu'il est sans cesse en mouvement et qu'il prend l'axe parfois, en délaissant son couloir droit. Lucho et Valbuena sont pour l'instant les deux as en or de l'OM.

Pour en revenir à la partie, débuts diesel marseillais. Emprise globale du jeu dans la moitié monégasque mais bien contenue par une paire Mangani-Mendy incroyable. Le petit Mendy (18 ans) est à suivre. Il y a du Claude Makélélé chez lui. Derrière, les vieux briscards axiaux Puygrenier et Hansson font bonne garde. Monaco sort la tête de l'eau par moments et contre le cours de jeu, c'est Niculaé qui marque de près, excentré à gauche, presque sur la ligne de 6 mètres en suivant un tir mal repoussé par Mandanda sur une frappe pourrie du jeune Mbokani (1-0, 15ème). Déjà, on sent que l'axe défensif marseillais flotte, avec un Mbia déjà aussi très nerveux et un Cheyrou pas dedans : c'est de son côté gauche que les actions adverses déboulent avec Mbokani et Aubameyang... Et puis, réveil marseillais ! Kaboré se reprend et remonte la ligne de flottaison olympienne, Lucho joue des grandes orgues vers ses trois attaquants, Brandao (plus vif), Gignac (plus solliciteur) et surtout Valbuena (de plus en plus actif à droite). Disons-le tout net : Gignac n'est pas dans un bon soir. Pas à 100 %, désireux à tout prix de prouver, il fait les mauvais choix, écrase ses frappes, même si elles sont cadrées. Grosse pression marseillaise et donc, égalisation magistrale et logique de Valbuena, juste avant la pause.

Sous les yeux de Jean-Louis Gasset (Gignac, Ruffier, Mandanda, Valbuena... et Cheyrou ou Mendy ?), l'OM reprend les commandes en deuxième mi-temps avec un jeu aéré en redoublements piloté par un super Lucho à la baguette. Plusieurs tirs dangereux (Lucho, 52ème, Cheyrou, 54ème, Gignac 55ème) et une tête de Brandao, seul, mais à côté (64ème) valident un temps fort et dominateur parfaitement maîtrisé. Dans la distribution longue et les transmissions rapides, on retrouve par moments le grand Cheyrou de l'époque Gerets. En fait, Benoît avait sûrement juste besoin de jouer plus souvent... Mais Monaco tient bon et se fait menaçant sur un relâchement coupable de Taïwo qui laisse filer Aubameyang seul au but sur le côté droit. Heureusement il rate son duel face à Mandanda et frappe en dehors des cages (63ème). Passée la 70ème, coup de barre marseillais, à l'égal de l'OL contre VA samedi soir. L'OM recule et colmate mal les incursions monégasques, à l'image d'un Mbia devenu carrément fébrile en multipliant les fautes de placement et les tacles agressifs. Et à la 79ème, sur une nouvelle percée en sprint d'Aubameyang qui transmet à Park plein axe, Mbia se loupe, laissant le Coréen piquer un petit pointu à ras de terre qui trompe Mandanda sorti au point de penalty (2-1 pour l'ASM). Consternation au Vélodrome... Ça ne dure pas longtemps puisque la minute d'après un centre tir de Valbuena décalé à droite dans la surface est repris contre son camp dans ses propres filets par Adriano, pressé de toute façon par Brandao : 2-2, et explosion tellurique dans les tribunes (81ème). Marseille pousse mais manque de jus pour faire plier un bon Ruffier et un bon back four plein de sang-froid renforcé par le reste de l'équipe monégasque. A la 93ème, but controversé de Gignac mais refusé pour une « faute » avérée de Brandao...

Ce matin, on titrait sur la montée en puissance de l'OM. Elle est bien là. D'ici à ce que DD récupère ses blessés et suspendus (André Ayew, Rémy, Diawara, Heinze ou Cissé), Marseille pourrait (devrait ?) reprendre sa marche en avant triomphale de l'an passé. Ce soir, c'est un déficit physique qui a empêché l'OM d'achever une ASM parfois au bord de la rupture. Un OM plus affûté et plus endurant devrait pouvoir mettre en grosse difficulté un Spartak Moscou attendu mercredi soir au Vélodrome...

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