L'OM tourne la page de 30 ans de business en virages

L'OM s'apprête à vivre une petite révolution en tribunes avec la fin de la gestion commerciale des abonnements en virages par les groupes de supporters. L'occasion de revenir sur ces trente ans d'histoire, entre petites concessions et grosses luttes de pouvoir.

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À l'Olympique de Marseille, l'histoire retiendra que c'est un petit bonhomme d'1,67 mètre nommé Mathieu Valbuena qui, par sa seule présence lors du dernier choc entre l'OM et Lyon, un an après avoir quitté le navire olympien, aura été à l'origine d'une révolution dans les gradins du Vélodrome. À la suite des nombreux incidents qui ont émaillé la rencontre entre les deux Olympiques le 20 septembre dernier (la poupée de Valbuena pendue à une potence, jet de projectiles divers et variés sur les joueurs lyonnais, interruption de la rencontre), les pouvoirs publics, les instances du foot et l'OM ont dit stop. Stop au contrôle des virages par les associations de supporters, stop à la commercialisation des abonnements par ces mêmes assos. En bref, reprise en main du club sur les deux virages du Vélodrome. L'accord entre l'OM et ses groupes de supporters, qui devrait officiellement être conclu ce mercredi 28 octobre, mettra fin à un système unique en Europe et vieux de près de 30 ans. Pendant que l'OM prépare sa mue en coulisses, profitons-en pour revenir sur l'histoire peu banale de ces trois décennies de gestion des virages Sud et Nord par les associations de supporters de l'OM.

Nous partîmes cinquante...


À l'OM, la légende raconte que le système de commercialisation des abonnements par les groupes de supporters tel qu'on le connaissait jusqu'à aujourd'hui n'a été l'œuvre que d'un seul homme. Et que s'apelerio Tapie. La réalité est un peu différente. La date de lancement, déjà, n'est pas 1987 comme on l'a souvent entendu. « Je ne sais pas d'où sort cette date-là, s'interroge Ludovic Lestrelin, maître de conférence à l'université de Caen et spécialiste de la question du supportérisme en France. C'est du pur fantasme. C'est en 1990, lors d'un match OM-Nice, il me semble que les cartes d'abonnements ont commencé à être gérées par les supporters. Ça a débuté dans le Virage Sud qui était à l'époque le foyer le plus ardent et le plus organisé du supportérisme en France. » À l'époque, le mouvement est balbutiant et il serait exagéré de parler de système pour évoquer cette affaire. À la tête de l'OM depuis 1986, Bernard Tapie accepte de répondre favorablement à la demande des groupes de supporters de l'époque (les Ultras Marseille, les Winners et les Fanatics) qui réclamaient la mise en place d'un système d'abonnement sur les places non numérotées du virage Sud. Une manière pour eux de mieux travailler en tribune pour organiser les spectacles et fidéliser les membres. Une sorte de facilité organisationnelle loin, très loin du système tentaculaire de gestion des 28000 places qui avait cours jusqu'à cette saison. « En 1990, les Ultras Marseille ne brassent qu'une dizaine d'abonnements, peut-être une centaine, mais ce n'est même pas sûr. Ça reste très artisanal » , relativise Lestrelin. « Je ne pense pas que la mise en place de ce système soit l'œuvre d'une seule et même personne, Tapie en l'occurrence, mais disons plutôt qu'il y a eu un glissement successif » , précise pour sa part Christophe Bouchet, président de l'OM de 2002 à 2004 et auteur de plusieurs ouvrages sur l'homme à la gourmette et aux chemises ouvertes.

Tout le monde y trouve son compte


S'il n'est donc pas l'unique géniteur de ce système de gestion des abonnements, Bernard Tapie en a tout de même posé les bases. « On peut effectivement dire qu'il a ouvert la brèche » , confirme Ludovic Lestrelin. Mais contrairement à la légende, le spécialiste es restructurations d'entreprises en difficulté n'est pas immédiatement chaud à l'idée de laisser les groupes de supporters s'occuper eux-mêmes de la gestion des abonnements en virage. Puisqu'à chaque chose malheur est bon, l'homme d'affaires y trouvera finalement son compte. « Les groupes ont des ressources organisationnelles, ils sont rodés, structurés et ils ont tout un tas de compétences qu'ils peuvent faire valoir. Donc quand ils disent à Tapie "On va savoir gérer ça", le club y voit là un intérêt logistique évident. L'OM n'étant pas hyper structuré à l'époque, ça l'arrange de pouvoir se décharger de ce travail logistique. » Paradoxalement, l'argument sécuritaire mis en avant aujourd'hui pour mettre fin à ce système était à l'époque celui qui a favorisé son instauration. Ludovic Lestrelin toujours : « Il y avait aussi pour le club un intérêt sur le plan de la sécurité et du maintien de l'ordre dans le stade. Les groupes sont alors pensés d'une certaine manière comme étant le premier maillon nécessaire pour garantir la sécurité dans les virages. » Une autre époque, à n'en pas douter.

Christophe Bouchet fait quant à lui une interprétation différente pour expliquer ce droit octroyé aux supporters marseillais : « Il n'y a jamais eu en France un appétit féroce pour le foot, et donc la billetterie n'était pas à l'époque un sujet particulièrement prégnant pour les clubs. En plus, l'arrivée de Tapie à l'OM coïncide avec l'apparition des droits TV. C'est-à-dire qu'entre les transferts, les droits télé et le pognon qu'il prenait un petit peu sur le marketing, même si ce n'était pas grand-chose, la billetterie n'était pas un sujet pour Tapie. Ce n'est pas quelque chose qui a été délibérément, comme on peut le raconter par erreur d'anachronisme, fait pour le bien des supporters. Il se débarrassait là d'un problème qui ne l'intéressait tout simplement pas. » Les pertes financières liées à cette gestion pas comme les autres (environ 3 millions d'euros par saison) ne semblent effectivement pas être un sujet pour le club. « Robert Louis-Dreyfus avait l'habitude de dire à ce propos : "J'en n'ai rien à foutre de ça. Ce n'est même pas le prix d'une des deux jambes de mon n°9 !" Le club avait conscience de perdre un peu d'argent, mais ce n'était qu'une goutte d'eau » , appuie Lestrelin. Enfin, on a souvent entendu dire que Bernard Tapie avait sciemment offert ce privilège aux associations de supporters dans le but de servir ses intérêts personnels. Mais là encore, nos deux intervenants ne sont pas d'accord. Si, pour Christophe Bouchet, il ne faut pas voir dans cette décision « un calcul ni une instrumentalisation du sujet par Bernard Tapie pour servir ses propres intérêts » , notre spécialiste des tribunes reste pour sa part plus mesuré : « C'est quelqu'un qui, à l'époque, a des ambitions électorales à Marseille, il a besoin d'éventuels soutiens et il est détesté par une partie du PS local... Je pense qu'il y avait une forme d'instrumentalisation derrière tout ça. Après, on ne saura jamais quelles étaient les intentions réelles de Tapie, mais il y avait forcément un calcul. »

La victoire, les galères et le poids croissant des supporters


Tapie a donc jeté les bases du système, mais c'est bien à son départ du club, en 1994, que le système va passer d'artisanal à industriel. Après avoir tutoyé les sommets en remportant la Coupe d'Europe en 93 face au Milan AC, le club ne profite pas longtemps de cette gloire naissante. L'affaire VA-OM ouvre en effet la voie à une ère bien plus sombre, entre scandale judiciaire et rétrogradation en seconde division. Et ce sont les déboires de l'Olympique de Marseille qui vont paradoxalement permettre aux associations de supporters de consolider leur nouveau pouvoir en tribunes et entériner, de fait, leur mainmise sur les abonnements en virages. « Les rapports de force deviennent à l'avantage des groupes de supporters qui incarnent, dans un environnement extrêmement difficile et instable pour le club, un pôle de stabilité, acquiesce Lestrelin. Finalement, ils sortent gagnants de cette période-là, des années D2 et de la transition vers l'époque Louis-Dreyfus et acquièrent un statut très important au milieu des années 90. » Ce constat, Christophe Bouchet ne le remet pas en question, au contraire : « Le club a ratatouillé complètement (sic), et quelque part, c'était important pour la municipalité que ça ne sombre pas. Donc c'est vrai que la mairie était bienveillante... ou tout du moins, elle n'était pas malveillante envers les supporters. » Sur le terrain, l'OM n'était donc plus l'élève brillant que la France avait connu peu de temps auparavant. La survie du club, ainsi que le maintien de sa popularité et de son aura sont donc à mettre à l'actif des supporters, de leur travail acharné pour animer les tribunes et de l'amour qu'ils portent à leurs couleurs. Difficile derrière de venir leur reprendre un droit qu'ils avaient gagné légitimement...

D'autant que si l'on a maintes fois répété que les pouvoirs des virages étaient autant de bâtons dans les roues des dirigeants, il faut savoir que cette situation ne déplaisait pas à tout le monde, bien au contraire. Christophe Bouchet le sait mieux que quiconque : « Les supporters sont devenus une manière de contrôler le club par l'extérieur. Le club était un peu en délicatesse et quand ça n'allait pas, on s'est aperçu que c'était une manière de... ne pas d'avoir la main sur le club, il ne faut pas exagérer, mais disons qu'il y a des gens à l'extérieur qui ont toujours eu intérêt à perturber le système pour que le club ne se relève pas trop vite. » Ludovic Lestrelin va plus loin dans son explication : « À Marseille, la mairie a un rôle extrêmement important vis-à-vis de l'OM, parfois en sous-main, et les supporters y ont des relations. Ils peuvent passer par des intermédiaires, des élus, pour faire pression sur le club. Il y a donc des rapports de force qui s'instaurent. Et donc tu as des groupes qui s'installent et qui deviennent très clairement des acteurs politiques, à l'intérieur, mais aussi à l'extérieur du monde du football. » À Marseille comme ailleurs, football et politique font souvent bon ménage. À partir du milieu des années 90, et plus encore au moment de la reconstruction du Vélodrome dans l'optique de la Coupe du monde 98, les supporters sont devenus des acteurs incontournables du club. Des acteurs avec qui il faut désormais composer coûte que coûte. « Le destin et les intérêts de l'OM sont complètement liés au destin et aux intérêts des groupes. Ça devient donc des partenaires avec lesquels il faut négocier, batailler, et qui, parfois, sont capables de peser sur les décisions de l'OM en sollicitant leurs alliés à la mairie. »

Difficile de s'attaquer à la bête


On le voit, plus qu'un commun accord entre la direction de l'OM et les associations de supporters, le système de commercialisation des abonnements par les virages s'est progressivement imposé de lui-même, au gré des aléas de l'histoire récente du club phocéen. Et malgré quelques tentatives de reprise en main, les différents présidents de l'OM ont tous fini par lâcher l'affaire face à la cascade d'emmerdes que cela impliquait. Quelque temps après son arrivée au club, Christophe Bouchet a bien essayé de réformer en partie le système de billetterie en virages avant de finalement jeter l'éponge, comme d'autres avant lui : « On s'est d'abord aperçu que la billetterie était mal gérée. Ou du moins qu'il y avait mieux à en tirer. On a donc commencé par avoir une politique de billetterie significative, au sens moderne du terme, c'est-à-dire en essayant de voir un peu qui il y avait dans les tribunes, comment ça se passait, qui faisait quoi et comment on pouvait améliorer la rentabilité du système. Mais grosso modo on savait, parce qu'on n'était pas complètement idiots, qu'il ne fallait pas toucher aux virages. Mais comme on a eu des résultats qui nous ont permis de remonter la pente assez vite, on a pu augmenter les tarifs dans le stade et c'est à partir de là qu'on a commencé à s'intéresser à la question des virages. On s'est dit que si on en avait la gestion, on pourrait améliorer encore plus les choses. On a donc commencé un peu à regarder ce qu'il s'y passait pour finalement, très vite, ne pas aller plus loin. On savait que c'était touchy comme sujet. » Il aura donc fallu attendre la saison 2015/2016 et le retour de « Petit vélo » au Vélodrome pour assister à la chute d'un système vieux de presque trente ans. Et si le coup porté aux associations de supporters ne leur est pas fatal, la révolution est bel et bien en marche dans la citée phocéenne.

Par Aymeric Le Gall
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Dans le deal fixé par la direction de l'OM, il me semble que les groupes de supporters auront une enveloppe pour les aider à la mise ne place de tifos (où ils excellent) ainsi que les déplacements afin qu'ils ne perdent pas trop au change.
Par contre sur la remise en place des filets de sécurités horizontaux, lors de la visite pré inauguration du nouveau Vélodrome le guide m'avait indiqué que les filets installés depuis plus de 30ans étaient illégaux car dangereux lors de mouvements de foules (écrasement des supporters et impossibilité de gagner la pelouse). Alors est ce qu'un érudit du droit des tribunes et de la sécurité dans les stades pourrait me renseigner ?
The_Marlones Niveau : District
Suis quand même curieux de savoir quelles ont été les concessions de Labrune envers les supporters pour que la reprise de la gestion des abonnements se passe de manière si calme.
Il m'a semblé lire que cette particularité avait pu être un frein à la venue d'éventuels investisseurs par le passé, le trop grand pouvoir qui était donné aux supporters marseillais faisait peur. Serait ce une bonne nouvelle cette mascarade finalement ?
The_Marlones Niveau : District
Ben voila, merci Azad, j'ai ma réponse.
Comment Zeroual va payer ses vacances maintenant?
Méléagant Niveau : DHR
Quand on voit le local des Winners (et le train de vie d'un certain RZ), quand on sait la porosité entre certains groupes (surtout en Sud) et le "milieu marseillais", il fallait que Labrune reprenne la main parce que sur-facturait sérieusement, et l'OM ne retrouvait que très occasionnellement ses billes.

Je pense que Labrune l'a bien jouée : il attendait l'incident de trop. Le deal? Quel deal? "On arrête tout où on se fait un plan Leproux sauce aïoli".

Et comme on est à Marseille et que tu ne peux pas tout contrôler, il met la subvention dans la boucle. Et c'est très finement joué, l'OM tiendra désormais ses groupes de supporters par le porte-feuille.

Toutes les conditions sont désormais réunies pour une belle revente.
Ils seront dédommagés de la perte des abo ? C'est une blague ou bien ? L'ultra buisnessman(et guevariste) a encore de beaux jours devant lui
LeJusticier Niveau : Ligue 2
Message posté par rayonx64
Il m'a semblé lire que cette particularité avait pu être un frein à la venue d'éventuels investisseurs par le passé, le trop grand pouvoir qui était donné aux supporters marseillais faisait peur. Serait ce une bonne nouvelle cette mascarade finalement ?


Très sincèrement, je ne pense pas que ce soit le cas, c'est seulement un serpent de mer. D'une part parce qu'un propriétaire (a fortiori étranger) a les mains libres pour restructurer le club, même s'il a des pression politiques derrière. Laisser le système tel quel c'est seulement une façon de s'acheter la paix sociale à moindre frais. Ensuite d'autre part, faut pas oublier que Robert Louis-Dreyfus était un gros investisseur pour le club, il a claqué une partie de son patrimoine dans l'OM comme le fait n'importe quel mécène venu de Russie ou du golfe aujourd'hui, et le système de gestion des virages l'a pas empêcher de racheter le club dans les 90's.
LeJusticier Niveau : Ligue 2
Message posté par rayonx64
Il m'a semblé lire que cette particularité avait pu être un frein à la venue d'éventuels investisseurs par le passé, le trop grand pouvoir qui était donné aux supporters marseillais faisait peur. Serait ce une bonne nouvelle cette mascarade finalement ?


Très sincèrement, je ne pense pas que ce soit le cas, c'est seulement un serpent de mer. D'une part parce qu'un propriétaire (a fortiori étranger) a les mains libres pour restructurer le club, même s'il a des pression politiques derrière. Laisser le système tel quel c'est seulement une façon de s'acheter la paix sociale à moindre frais. Ensuite d'autre part, faut pas oublier que Robert Louis-Dreyfus était un gros investisseur pour le club, il a claqué une partie de son patrimoine dans l'OM comme le fait n'importe quel mécène venu de Russie ou du golfe aujourd'hui, et le système de gestion des virages l'a pas empêcher de racheter le club dans les 90's.
Message posté par LeJusticier


Très sincèrement, je ne pense pas que ce soit le cas, c'est seulement un serpent de mer. D'une part parce qu'un propriétaire (a fortiori étranger) a les mains libres pour restructurer le club, même s'il a des pression politiques derrière. Laisser le système tel quel c'est seulement une façon de s'acheter la paix sociale à moindre frais. Ensuite d'autre part, faut pas oublier que Robert Louis-Dreyfus était un gros investisseur pour le club, il a claqué une partie de son patrimoine dans l'OM comme le fait n'importe quel mécène venu de Russie ou du golfe aujourd'hui, et le système de gestion des virages l'a pas empêcher de racheter le club dans les 90's.


Je me permets juste de nuancer l'information sur la partie de son patrimoine claquée dans l'OM ... Il a effectivement investi, mais a récupéré ses billes, notamment durant l'ère Diouf ... En fait il investissait via un le dispositif de prêt en compte courant, ce qui lui permettait de se rembourser s'il le souhaitait, quand la tréso du club le rendait possible (qu'on me reprenne si je me trompe quelque part).

D'ailleurs MLD utilise le même procédé.

Et je ne parle même pas des contrats sponsoring au rabais lui permettant de mettre en avant certaines de ses sociétés (9 télécom ou encore direct energie).

(Fin du HS)
Message posté par LeJusticier


Très sincèrement, je ne pense pas que ce soit le cas, c'est seulement un serpent de mer. D'une part parce qu'un propriétaire (a fortiori étranger) a les mains libres pour restructurer le club, même s'il a des pression politiques derrière. Laisser le système tel quel c'est seulement une façon de s'acheter la paix sociale à moindre frais. Ensuite d'autre part, faut pas oublier que Robert Louis-Dreyfus était un gros investisseur pour le club, il a claqué une partie de son patrimoine dans l'OM comme le fait n'importe quel mécène venu de Russie ou du golfe aujourd'hui, et le système de gestion des virages l'a pas empêcher de racheter le club dans les 90's.


Certes RLD a claqué de l'oseille dans le club, mais ça m'étonnerait qu'il claqué autant que des mécènes comme Abramovic et autre famille royale du Qatar, or c'est ce que j'aimerai voir débarquer dans le 13 histoire de vraiment faire dans la rivalité sportive et non un pseudo clasico de mes glaouis commenté par Christophe "j'ai tout vu, tout vécu et je vous emmerde" Dugarry. Et oui je suis d'acccord avec toi, c'est la paix sociale qu'ils achètent à moindre frais, voilà pourquoi je parle de mascarade.
Message posté par rayonx64


Certes RLD a claqué de l'oseille dans le club, mais ça m'étonnerait qu'il claqué autant que des mécènes comme Abramovic et autre famille royale du Qatar, or c'est ce que j'aimerai voir débarquer dans le 13 histoire de vraiment faire dans la rivalité sportive et non un pseudo clasico de mes glaouis commenté par Christophe "j'ai tout vu, tout vécu et je vous emmerde" Dugarry. Et oui je suis d'acccord avec toi, c'est la paix sociale qu'ils achètent à moindre frais, voilà pourquoi je parle de mascarade.


Ah, il a claqué quoi Dreyfus ? 200 millions de franc de 97 à 2000 et c'est tout.

Par contre, il a permis d'exposer plusieurs marque de son groupe à moindre coût avec des contrat de sponsoring sous payé (quand le Qatar fait l'inverse avec son PSG, Qatar banque par exemple) et sa veuve nous a encore piqué une bonne trentaine de million cet été !

Faut arrêter de considérer le père Dreyfus comme un mécène ... il était tout sauf philanthrope et je pense que l'on ne connait pas le 1/4 de ce que la mairie lui a accorder pour récupérer le club.
defense classique Niveau : DHR
Message posté par adriga
Comment Zeroual va payer ses vacances maintenant?


Pas trop de mauvaise foi les gars (@Méléagant), Rachid a fait bcp de choses pour les SW87 quand on était encore au début..

Mais c'est vrai que je renierai pas son "train de vie professionnel".
tacle_tibia Niveau : Ligue 1
l'OM enfin prête a être vendue ?
Reprendre les abonnements aux virages... On dira ce qu'on veut, mais c'est juste une manière pour MLD et VLB d'augmenter leurs revenus à eux. Cette particularité marseillaise faisait la force du club, et ça a toujours parfaitemen fonctionné. Il y a eu UN débordement, et on s'est empressé de l'utiliser pour révoquer un système établi. Il faut arrêter de vouloir faire croire que le club ne pouvait pas demander à enlever la poupée géante de Valbuenz. Le truc est énorme, quelqu'un a bien du le voir. Les bouteilles jetées sur le terrain ainsi que les fumigènes, ok c'est navrant (et surtout très très très dangereux), mais on voit bien pire dans des clubs où la billeterie est gérée par les dirigeants.

Quelque chose de bien plus gros se cache dans ce club. Et c'est pour cela que les supporters restent passifs. On ne sait pas où on va. Labrune président a été qualifié UNE fois en 5 ans pour la LDC et pourtant il reste au pouvoir. On change d'entraîneur toutes les années. On fait partir les gros salaires gratuitement, on vend d'autres joueurs à rabais (Azpi, Payet, Lucho je crois que je les auraient pour toujours et à jamais à travers de ma gorge), on fait venir des mecs qui n'ont rien à faire dans le club, on enchaîne les prêts, on fait virer un entraîneur qui a lui seul à réussie à remplir de nouveau le stade et SANS coupe d'Europe, on fait des "partenariats" avec un fond d'investissement louche etc. Et ça fait 5 ans qu'on nous répète qu'on est en déficit.

Des bilans aussi bien sportifs qu'économique désastreux. Mais bon, comme Labrune a des passes-droit avec les journaleux, il peut dormir tranquille. Et voir les groupes de suporters lâcher aussi calmement, aussi vite les abonnements prouve encore que nous simple supporter ne savons absolument rien de ce qu'il se passe. Et que ça doit être vachement gros. J'ai peur pour mon club, mais bon, puisque ça semble être de rigeur : "Silence, on coule".
RZ est un bon mec,après il est permanent associatif croyez pas qu'il touche 5000 euros par mois, si les SW est aujourd'hui le groupe le mieux structuré sur Marseille et donc en France c'est grave à lui, la seule chose que j'aurais à leur reprocher c'est la vendetta sur Deschamps mis à part ça les mecs font leur taf... si les joueurs n'avaient que 50% de leur passion et de leur envie pour la réussite du club on serait dans les 2 premiers chaque année.
Il manque un élément clef dans votre article, à savoir que l'influence de la ville sur le club se faisait à travers un loyer du Vélodrome bon marché, d'une certaine manière c'est la mairie qui en faisant économiser annuellement quelques millions au club lui a permis de ne pas trop s'intéresser au manque à gagner des virages ; en retour le pouvoir municipal qui contribuait à maintenir des virages à tarifs attractifs et des groupes de supporters autonome espérait que la démarche lui soit électoralement profitable.
Avec la dernière coûteuse rénovation du Vélodrome combinée à l'état des finances de la ville et le souhait de désengagement de la propriétaire qui pour cela doit faire entrer la gestion du club dans la norme la plus favorable au business, les jours de ce contrat implicite étaient comptés, les incidents que l'on a connu auront été le prétexte.
Message posté par LeJusticier


Très sincèrement, je ne pense pas que ce soit le cas, c'est seulement un serpent de mer. D'une part parce qu'un propriétaire (a fortiori étranger) a les mains libres pour restructurer le club, même s'il a des pression politiques derrière. Laisser le système tel quel c'est seulement une façon de s'acheter la paix sociale à moindre frais. Ensuite d'autre part, faut pas oublier que Robert Louis-Dreyfus était un gros investisseur pour le club, il a claqué une partie de son patrimoine dans l'OM comme le fait n'importe quel mécène venu de Russie ou du golfe aujourd'hui, et le système de gestion des virages l'a pas empêcher de racheter le club dans les 90's.


Sauf qu'aujourd'hui, le Bizness plan d'un club de foot est basé sur les droit TV, le merchandizing, le trading de joueurs et la billeterie. Et cette dernière est bien indispensable dans l'élaboration d'un club "nouveau riche" puisque non négligeable en plus d'avoir une image de marque à montrer par les retransmissions TV.

Donc si un mec dans les 90ies avait choisi de claquer sa fortune dans un projet aucunement pérenne, il n'y en a surement pas beaucoup comme lui qui courent les rues. et donc pour le revendre (et correctement selon la volonté de MLD), ça passait par une reprise en main de la billeterie aux ultras.

Et en effet, je trouve que Labrune l'a joué bien plus fine qu'il ne le laisse paraitre sur ce coup.
Message posté par The_Marlones
Suis quand même curieux de savoir quelles ont été les concessions de Labrune envers les supporters pour que la reprise de la gestion des abonnements se passe de manière si calme.


Ba c'est pas très compliqué...déjà les mecs ont gobés le "projet Dortmund" donc tu sais il a pas eu trop de mal à les enfumer.

Je vais t'expliquer. Si l'om avait eu assez d'argent pour conserver ses ambitions nationales et faire un peu de figuration en Europe tout serait resté en l'état. Sauf que maintenant qu'ils sont largués par le PSG, Monaco et bientôt Lyon qui gère bien mieux financièrement, he bin Labrune il leur a sorti le couplet "Pour que le grand Ohèèème puisse reprendre sa place et sa suprématie sur les salauds de parigos sous perfusion avec l'argent sale du Qatar c'est la seule solution les gars. Rendez-moi les abos et je trouverais un repreneur au club".

Et puis les niais l'ont cru. En même temps quand ton leader c'est Anigo...
Message posté par Azad
RZ est un bon mec,après il est permanent associatif croyez pas qu'il touche 5000 euros par mois, si les SW est aujourd'hui le groupe le mieux structuré sur Marseille et donc en France c'est grave à lui, la seule chose que j'aurais à leur reprocher c'est la vendetta sur Deschamps mis à part ça les mecs font leur taf... si les joueurs n'avaient que 50% de leur passion et de leur envie pour la réussite du club on serait dans les 2 premiers chaque année.


Mais de quelle passion tu parles ??!!! Ils ont vendu leur passion, leur âme, leur cul, leur honeur pour sauver le cancer du club José Anigo ! Tout ça pour...un peu d'oseille, quelques piecettes, un semblant de pouvoir...Par orgueil ils ont jetés à la poubelle la C1 de Deschamps et son titre de champion...après 18 ans de traversée du désert. Mais la réussite du Club ils l'ont fait passer bien après leur fric.

En sifflant Deschamps tu souilles l'histoire de l'om, du club.

Ces gens sont pires que des Lynx, des footix. C'est la même caste que Blatter, Platini, des cafards. Si ils avaient le meme pouvoir que les 2 premiers ils feraient pareil.
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