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  2. // Olympiakos/OM (0-1)

L'OM tant bien que mal

Délivrés par un but de Lucho Gonzalez en début de seconde période, les Marseillais décrochent une victoire importante. Toujours aussi fébriles défensivement, les joueurs de Didier Deschamps devraient profiter de ce succès pour s'aérer l'esprit. Le rendez-vous à Gerland est pris.

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Olympiakos - OM : 0-1


But : Lucho (51e) pour l'OM

Démarrer une campagne européenne en Grèce, sans avoir décroché le moindre succès en championnat, c'est dur. Faire ce déplacement sans une grande partie de ses joueurs cadres, c'est presque impossible. Privé d'André-Pierre Gignac, de Mathieu Valbuena, de Stéphane Mbia et d'André Ayew, Didier Deschamps a dû faire avec les moyens du bord. Moyens que l'on sait assez limités. Du coup, le onze de départ phocéen tire la gueule. Dans une formation résolument défensive, Djimi Traoré prend la place de Morel qui monte d'un cran et va, le temps d'une belle soirée, pouvoir se prendre pour Samuel Eto'o sous Mourinho. Bien décidé à en finir avec ses problèmes défensifs, DD aligne une charnière Diawara-Nkoulou et préfère César Azpilicueta à Rod Fanni. Alors quoi ? Connu pour son tempérament assez défensif, l'entraîneur marseillais a-t-il volontairement aligné un onze prudent pour ramener quelque chose du Pirée ? Ou a-t-il simplement fait ce qu'il a pu ? Au vu de son maigre banc de touche (Kaboré, J. Ayew, Sabo, Omrani...), la deuxième solution paraît la plus probable. Mais après la passe décisive de Morel, on pourrait presque crier au génie...

Fébrilité défensive

La douce musique de la Ligue des Champions n'y changera rien. Cet OM-là est malade, atteint d'une pathologie étrange qui le force à produire des prestations inégales selon le placement des joueurs sur le terrain. Souvent pointée du doigt, mais rarement désignée comme le seul syndrome dont souffrent les marseillais, la défense à une nouvelle fois déçu. Pire, elle a vérolé le match des ouailles de Didier Deschamps. Pénalisés par les absences de nombreux cadres offensifs, c'est quand les marseillais n'ont pas eu la balle qu'ils ont souffert en cette première mi-temps. Quand la sérénité est de rigueur sur les visages de Rémy, Lucho, Cheyrou et Morel, qui combinent plutôt bien au milieu du terrain, c'est la fragilité qui est de mise lorsque les Phocéens sont amenés à défendre. Pas toujours dangereux, les appels d'Abdoun et de Mirallas dans le dos de la défense ont systématiquement perturbé l'arrière-garde phocéenne. Que ce soit par la fébrilité au duel d'Azpilicueta, ou la lenteur de Traoré et Diawara face aux assauts répétés des deux anciens pensionnaires de Ligue 1, les joueurs de Didier Deschamps ont toujours semblé fébriles de ce côté du terrain.

C'est donc une équipe scindée en deux qui a disputé sa première rencontre européenne de la saison. Car devant, si ce n'est pas le Barça, Lucho et Cheyrou, tous deux en forme, distribuent bien le jeu, et c'est d'ailleurs sur une belle ouverture en profondeur de l'ancien auxerrois en fin de mi-temps que Rémy, tout en vitesse sur le côté gauche, vient frapper le poteau de Costanzo d'une bonne frappe du droit. Plus intéressant au milieu du terrain où il semble plus disponible physiquement pour donner la pleine mesure de son jeu, Morel multiplie les centres sur le côté gauche pendant que Traoré refuse de prendre le couloir. Côté gauche toujours, Cheyrou, après un bel enchaînement coup du sombrero-crochet, centre à destination de Rémy. L'attaquant marseillais est trop court, mais le ballon atterrit dans les pieds d'Amalfitano, qui foire sa frappe.

Nkoulou survole les débats

Globalement, l'OM domine. Mais cette constante fébrilité défensive inhibe le jeu marseillais. Comme si, conscients que la moindre perte de balle peut s'avérer fatale, les joueurs de Didier Deschamps ne se donnent pas à 100% sur les phases offensives. La prestation n'est pas si mauvaise, il manque simplement un but. Les Marseillais reviennent des vestiaires avec les mêmes ambitions et son récompensés assez rapidement. A son aise sur son côté gauche, Morel, attaquant de formation, contrôle, crochète, déborde et offre un caviar à Lucho. Fidèle à sa réputation d'opportuniste, l'Argentin profite de l'offrande pour valider sa bonne prestation et donner le sourire aux siens dès la 55ème minute. Les Marseillais sont soulagés, mais il est presque difficile de dire que le plus dur est fait. La Ligue 1 n'a commencé que depuis cinq journées que le fait de mener n'est déjà plus synonyme de victoire pour les coéquipiers de Steve Mandanda. Alors il va falloir défendre, défendre ces trois points bec et ongles et ne pas laisser, comme le fait une nouvelle fois Djimi Traoré, Djamel Abdoun partir à la limite du hors-jeu.

Inconsciemment, les Marseillais reculent. Chahuté suite à ses choix tactiques ces dernières semaines, Didier Deschamps opte pour une stratégie assez simple, aux bénéfices doubles. Le technicien sort tour à tour Lucho et Cheyrou, qui pourront se reposer avant le déplacement à Lyon, pour Kaboré et Fanni, qui ont pour mission de conserver un bon résultat. Mission ratée pour Rod Fanni qui, dans la lignée de son tacle « maîtrisé » à Lille, se fait exclure bêtement et injustement (?) à la 91ème minute. Heureusement, le score est préservé. Un résultat que Nicolas Nkoulou, seule réelle satisfaction défensive de la soirée, a bien aidé à conserver. Impérial au duel, le Camerounais apporte, du haut de ses 21 ans, un peu de sérénité à sa défense. Gageons qu'une fois associé à Mbia, les Marseillais retrouveront un peu de leur superbe. En attendant, ces trois points glanés en terre hostile font du bien. Font du bien au classement, et surtout à la tête. Il paraît qu'une victoire en appelle une autre. Un succès à Gerland, dans un dimanche soir aux effluves européennes, lancerait définitivement la saison phocéenne...

Par Swann Borsellino

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N'empeche, l'OM vient quasiment de valider sa qualification pour les 1/16ème de l'Europa League... et ça, c'est vraiment pas si mal.


Merci de respecter l'ironie, c'est pas méchant.
En jouant le plus mal de la saison l'OM a gagné son premier match, mais bon quand dortmund et arsenal iront en Grèce ils joueront une équipe qui a repris son championnat et qui sera bien plus chiante à jouer...
Et Dortmund et Arsenal c'est des équipes jouables pour l'OM (capable du meilleur (offensivement) et du pire (défensivement))
N'empêche je vois un peu partout écrit que sur le but, Lucho a plus qu'à la mettre au fond, mais si vous mettez Gignac à la place de Lucho, c'est une autre histoire quoi.


Sinon je retiens la fin de match, belle équipe d'athlé, Deschamps prépare bien les JO 2012...
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