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  2. // 19e journée
  3. // Marseille/Saint-Étienne (1-0)

En battant sans briller l'AS Saint-Étienne 1 à 0, les joueurs de l'Olympique de Marseille mettent un terme à leur mauvaise série à domicile et terminent la première partie de saison co-leaders. De leur côté, les Stéphanois vont vite devoir oublier cette fin d'année 2012.

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Olympique de Marseille - AS Saint-Étienne : 1-0
But : A. Ayew (45e) pour l'OM

« On fait l'bilan calmement, en s'remémorant chaque instant. » Comme pour les Neg Marron, l'heure est au bilan pour l'Olympique de Marseille à la veille de la trêve hivernale. Et ce bilan est diablement positif. À l'image de cette rencontre contre Saint-Étienne, l'OM a fait ce qu'il fallait au moment où il le fallait. Sans développer un jeu époustouflant ni marquer beaucoup de buts, l'équipe de Vincent Labrune est, à mi-parcours, co-leader du championnat (à égalité avec le Paris Saint-Germain et l'Olympique lyonnais) avec 38 points. Un parcours convainquant pour une formation dont l'objectif en début de saison était — de l'aveu même de son président — d'équilibrer les comptes. Sans faire dans le clinquant, Élie Baup a su s'appuyer sur les points forts de cette équipe — la force mentale — et minimiser ses faiblesses — la piètre qualité de son banc. En attendant l'éventuel passage des rois mages pendant le mercato hivernal — pourquoi pas Foued Kadir sous le sapin ? —, Nicolas N'Koulou et ses petits potes peuvent passer les fêtes au chaud. Et s'empiffrer de dinde aux marrons.

Le coup de casque d'André Ayew

Après les formalités d'usage, la chique roule dans un décor de film de science-fiction type Matrix ou Blade Runner. Bardées de pylônes et de ferrailles, les tribunes du Vélodrome donnent froid dans le dos. Tandis que sur le pré, le match entre les deux plus gros palmarès du championnat de France débute mollement, le banc de touche oppose les deux coachs dans un duel vestimentaire : le combo survet-bonnet de Baup vs le costard sur mesure de Galtier, deux philosophies de vie. Si l'environnement attire l'attention, c'est que ce qui se passe sur la pelouse est bien terne. Sans doute traumatisés par leurs deux derniers matchs à domicile, les Marseillais cherchent avant tout à ne pas prendre de but. Un jeu sans ambition qui permet aux Stéphanois de tranquillement développer leur football, sans toutefois briller. Après trente premières minutes clairement soporifiques, les Marseillais commencent à se relâcher : Valbuena s'infiltre entre Brisson et Clément et centre fort pour le Ayew à crête qui ne peut reprendre. Alors qu'Olivier Thual s'apprête à mettre fin à 45 minutes de purge, Rod Fanni reçoit un ballon anodin, il enroule un superbe centre qui atterrit au point de penalty sur le crâne d'un André Ayew aérien. Le Ghanéen décroise parfaitement sa tête et trompe Rufier sur sa droite. 1-0, sur la première véritable occasion marseillaise. Le réalisme, quoi.

La défense, c'est un roc

Vexés de s'être fait surprendre en toute fin de première période, les Verts reviennent sur le terrain dans de meilleures dispositions. Pierre-Emerick Aubameyang prend plusieurs fois la défense phocéenne de vitesse, mais se fait rattraper — parfois injustement — par l'arbitre de touche. Face aux dangers stéphanois, les Marseillais jouent très bas, laissent venir leurs adversaires et tentent de gicler en contre. Alors que les minutes filent et rapprochent les Marseillais de la victoire, François Clerc fait une ouverture de toute beauté sur Aubameyang. Le Gabonais contrôle, crochète Mandanda, mais se heurte au retour héroïque de Rod Fanni. Après le latéral droit, c'est au tour de Lucas Mendes de se mettre en lumière en interceptant avec classe une ouverture de Cohade pour Aubam. En ajoutant à cela la qualité habituelle de N'Koulou, on obtient une défense marseillaise de standing. Habitués à tout foirer dans les dernières minutes, les ouailles d'Élie Baup font cette fois preuve d'une grande maîtrise. M. Thual siffle la fin du match, l'OM recolle avec Paris et Lyon en tête du classement. De son côté, Saint-Étienne n'a plus marqué depuis 590 minutes. Dur.

Par Pablo Garcia-Fons
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Bon on a beau dire, mais aubameyang en attaquant de pointe c'est pas jojo hein. Parce que à part sa vitesse le mec n'a aucune technique et son sens du but...mouais. Autant le mettre sur un coté il apportera plus avec ses qualités
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