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  3. // Valenciennes/Marseille (0-1)

L'OM peut remercier Gignac

En grande difficulté dans le jeu face à une équipe de Valenciennes solide, les joueurs de l'Olympique de Marseille peuvent remercier André-Pierre Gignac. Auteur d'un but décisif dans les derniers instants d'une rencontre globalement pauvre, l'attaquant marseillais offre à l'OM sa troisième victoire en trois rencontres. Solide.

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Valenciennes-Marseille : 0-1
Buts : Gignac (84e) pour Marseille


VA a bel et bien changé. Séduisants et autoritaires la saison dernière au stade du Hainaut, au moment de gifler l’Olympique de Marseille 4 à 1, les Nordistes affichent un visage totalement différent ce samedi après-midi. Dépouillés au mercato estival, les Nordistes font avec les moyens du bord et affichent clairement leurs ambitions d’entrée de jeu : malgré les courants d’air récurrents dans le dos de la défense phocéenne, la mission première est de bétonner. En manque cruel d’imagination, les Phocéens ont passé 90 minutes à buter sur une défense solide et à chercher l’inspiration comme un mauvais rappeur avant un freestyle. Une équipe qui pose des parpaings devant sa défense et joue en contre face à une équipe à la peine offensivement, la recette parfaite du 0-0. Sauf qu’André-Pierre Gignac a décidé de passer par là.

VA, c’est du solide

Pourtant, tout commence bien pour l’OM. Le pressing est bon, les mouvements corrects et Penneteau rapidement inquiété par les hommes à l’horrible maillot en jean. Après cinq minutes d’une mise en place compliquée, les locaux parviennent à se mettre en place. Devant, ce n’est pas super sexy, mais derrière, c’est irréprochable, notamment grâce à un duo Mater–Doumbia performant. Côté phocéen, c’est plus compliqué. Pendant que Valbuena et Payet peinent à trouver les espaces, qu’André Ayew semble bien esseulé et qu’Imbula se fait déjà regretter, Jérémy Morel, solide au duel, prouve une nouvelle fois son incapacité à défendre la profondeur. Systématiquement pris dans son dos, où Bahebeck se régale, l’ancien Lorientais donne des sueurs froides à un Élie Baup pas franchement plus satisfait du reste de sa défense. Comme toujours quand c’est difficile pour les Marseillais, André Ayew se démène. Bien lancé en profondeur par Romao, le Ghanéen profite d’une sortie catastrophique de Penneteau pour récupérer le ballon, lever la tête et servir parfaitement Gignac à l’entrée de la surface. En confiance, APG tente un lob de l’intérieur du pied, mais sa tentative audacieuse passe juste à côté du but valenciennois. On s’ennuie un peu, dans les tribunes, alors Souleymane Diawara, pas du genre à fuir ses responsabilités, enfile son costume de showman. Une bonne frappe de 30 mètres dans les tribunes histoire de détendre l’atmosphère, du Souley comme on l’aime. Dans la foulée, Ayew envoie un bon coup de tête sur… un centre parfait de Jérémy Morel. Kamoulox. La fin de mi-temps n’est qu’un amas de ronronnements et de fautes, interrompus par quelques délices techniques du bon Melikson. Rien de fou.

L’OM n’a pas de solution, Gignac en a

Des envies d’opération pièces jaunes. C’est tout ce dont ce match donne envie tant la pauvreté technique et tactique est flagrante. Privés du lien Payet-Valbuena, bien coupé par le milieu de terrain valenciennois, les Marseillais ne créent rien collectivement et doivent espérer un exploit d’André Ayew ou d’André-Pierre Gignac pour faire la différence. En attendant, les Valenciennois exploitent la moindre opportunité. En un contre un face à Nkoulou, Bahebeck ne se pose pas de question et envoie une frappe croisée du gauche qui pousse Mandanda à une bonne parade. Mandanda, l’une des rares satisfactions marseillaises d’une rencontre où Souleymane Diawara s’est encore montré plutôt affuté. Finalement, comme un homme seul irait au bordel par facilité, l’OM sans imagination va vers les phases arrêtées. Mais là encore, peu de succès. Quelques frappes molles de Payet ou de Cheyrou, un Doumbia impressionnant côté Valenciennes et un Gignac qui bouge un peu partout, sans trop de réussite.

Endormi sur son banc, Élie Baup attend la 80e minute pour faire son premier changement et lance Khalifa dans le grand bain. La pluie se met à tomber, Ayew est accroché dans la surface sans que l’arbitre ne bronche, et l’accélération d’Opa Nguetta laisse la défense phocéenne sur place. Sa frappe croisée est détournée par Mandanda et le Roumain Chitu loupe l’immanquable devant le but vite. VA vient de cracher dans la soupe, une chose à ne pas faire face à l’OM. Comme souvent, André Ayew est le seul Marseillais à se battre quand les choses ne vont pas comme elles le devraient. Comme souvent, cela débouche sur quelque chose. Parfaitement servi par Valbuena sur corner et incroyablement seul – surtout pour un joueur aussi doué de la tête -, le Ghanéen envoie un gros coup de boule que Penneteau renvoit dans les pieds de Gignac. Seul devant le but, Dédé ne se fait pas prier pour planter son troisième but en trois journées. Le banc marseillais exulte. Les Valenciennois loupent une dernière fois l’immanquable par Nguette. L’OM ramasse sa première victoire 1 à 0 de la saison. Un succès qui n’est pas sans rappeler ceux si importants de l’année passée. Trois victoires lors des trois premiers matchs de l’année, ça fait également écho à de bons souvenirs du côté de la Canebière.

Swann Borsellino
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