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  3. // Bayern Munich/Marseille (2-0)

L'OM, le miracle n'a pas eu lieu

L'OM voulait y croire. Le club caressait l'idée qu'il existait encore un espoir de remonter deux buts aux Munichois. Au final, Marseille a encore perdu (2-0) et sort de la Ligue des Champions avec une gueule de bois

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Bayern Munich - Olympique de Marseille : 2-0
Buts: Olic (13e et 37e) pour le Bayern.

1991, Queen sortait son album The miracle. Pas forcément le meilleur disque du quatuor anglais, mais un opus costaud. Et force est de constater que c'est le genre de message qui inondait les tronches marseillaises au coup d'envoi. Croire au miracle. Démâtés à l'aller (0-2), dans un Vélodrome boudeur, les hommes de Didier Deschamps n'avaient pas le choix. Il fallait un peu de divin pour espérer valider le ticket pour les demi-finales. Et puis l'OM à Munich, il y a forcément un côté mystique dans l'affaire. Sans Diarra et Diawara, Deschamps aligne une équipe résolument offensive avec un quatuor Rémy-Valbuena-Brandao-Ayew. Amalfitano est en jogging sur le banc. Côté Bavarois, petite surprise, Mario Gomez est sur le banc, c'est Ivica Olic qui squatte le front de l'attaque. Arjen Robben n'est pas de la sauterie non plus. Pis, l'Ukrainien trappeur, Anatoly Timochtchouk, est du XI de départ. Ça frôle l'irrespect. 90 minutes plus tard, l'OM valide un dixième match sans victoire (0-2) et sort de la C1 avec un sentiment d'impuissance...

On s'attendait à ce que l'OM commence fort, les hommes de Didier Deschamps devant immédiatement monter à l'abordage. De ce côté là, on n'a pas été déçu. D'ailleurs, sur une magnifique percée de Cheyrou dans la surface bavaroise, Morel se retrouve en bonne position pour reprendre le cuir. Le latéral gauche voit sa frappe stopper par un Neuer en mode Thierry Omeyer. Sur le contre, Ribéry embarque les 3/4 de la défense olympienne et régale Olic, seul au six mètres cinquante. Le Croate ne s'embarrase pas de détails et envoie la gonfle dans les ficelles. Marseille a raté son occase en or. Le Bayern est impitoyable. Pourtant, l'OM ne renonce pas. Sur une belle montée de Valbuena, M'Bia place une belle frappe du plat du pied en dehors de la surface. Neuer s'envole. Comme sur un poster Onze Mondial. Hormis le contre meurtrier, les Marseillais sont parfaitement rentrés dans le match. Mais quand les Allemands accélèrent, Mandanda veille au grain. Comme sur les trois frappes enchaînées de Kroos, Olic et Timochtchouk. Le portier olympien est chaud comme une baraque à frites. Depuis quelques minutes, la cage de l'OM est assiégée. Ça vient de partout. Et quand Steve Mandanda n'y est pas, c'est le montant qui fait obstacle sur un missile de Kroos. C'est du n'importe quoi. Les Bavarois tirent avec une cadence frôlant l'indécence. Et sans surprise, les locaux doublent la marque, toujours pas Olic. Sur une nouvelle contre-attaque emmenée par le duo Alaba-Ribéry, l'Autrichien décale Olic, encore seul, qui crucifie Mandanda. 2-0. C'est torché. Incident de séance, Müller se blesse. Rafinha ramène son brushing sur le pré. Pas le genre de chose à troubler la machine allemande.

Une seconde mi-temps tranquille, tranquille

La Dèche l'a bien compris. Morel n'a pas le niveau. L'ancien Lorientais est sorti à la pause. Amalfitano enlève son survêtement et ramène ses Adidas sur le pré. Tactiquement, ça donne Azpilicueta à gauche, Fanni à droite et M'Bia dans l'axe. Avec six joueurs offensifs, l'OM veut sauver l'honneur. Pourtant, il faut encore un grand Mandanda pour empêcher Ribéry d'en claquer un troisième sur une balade côté droit. Le numéro 7 munichois est injouable. Clairement. Après une bonne heure de jeu, le rythme redescend d'un ton. C'est le moment idéal pour faire rentrer Kaboré. Histoire de saloper le beau jeu. Et comme par magie, Brandao est à une tête cadrée de réduire le score. Sauf que c'est Brandao, et que c'est à côté. Mais quand même. On y a cru. En revanche, outre la réussite du Brésilien, le rythme s'est également fait la malle. On attend sagement la fin du match. On fait tourner. Mario Gomez vient se mettre en forme pour un petit quart d'heure. André-Piere Gignac aussi. C'est beau, le footing collectif. Le Bayern gère. Sans forcer.

Finalement, l'OM sort de la compétition en ayant subi deux défaites presque logiques. Autant, les Marseillais pouvaient nourrir des regrets sur le match aller, sur le retour, il n'y avait pas photo. Le Bayern a plié le match en trente minutes sous l'impulsion d'un génial Franck Ribéry et d'un Olic tranchant. Sans un grand Mandanda, la valise RTL était proche. L'OM sort de la Ligue des Champions par la petite porte. A Munich. Là où le club a tant rêvé. L'an prochain, pour les vingt ans du titre de 1993, Marseille n'entendra pas la musique de la C1. Le Bayern, lui, peut encore rêver à un cinquième titre dans la compétition. Pour ce faire, il faudra lourder un certain Real Madrid en demi-finale. Comme en 1987.

Par Mathieu Faure
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hommes du match:
- Madanda
- Ribeiry
- Alaba

la complémentarité Alaba, Ribeiry est vraiment belle, pas sur que cela soit suffisant contre le Real, mais il y a aura Lahm, Robben, Mueller, Kroos, Gomez... Bon la défense en revanche risque de souffrir...
Altaïr Ibn La'Ahad Niveau : DHR
mon Dieu! vu le nombre de comm' sur Barça-Milan il faudrait bien augmenter un peu le nombre de ceux la...
Tout est dit... Mais bon, pauvre OM, y'a bien longtemps qu'il me fait plus rêver, et surtout pas cette année ; à force d'arracher ses qualifs, on finit par payer à un moment ou un autre...
désolé si t'a pas révé mais moi oui face a l'inter et face a dortmund

t'as peut etre plus révé en regardant Lille?

Enfin oui cette saison est mauvaise mais ce parcours est plus qu'honorable et je pense qu'on a malgré tout bien représenté le foot francais
je kiffe les matches du fc marseille en coupe d europe, quand il gagne, il m arrive d etre content( ah le patriotisme).et quand il perde, ben je suis heureux aussi...
Forza OM,

Je n'ai écrit que ce que je pensais, ça n'avait rien de provoquant. Et de toute manière, je suis pas l'indice 100 dans l'histoire. J'ai été content pour eux pour le passage de la phase de poule, puis des 8es, etc, mais ils ne me font pas rêver parce qu'il n'y a que des joueurs assez moyens, un système de jeu, euh.. Y'a un système de jeu? Ils sont arrivés là en faisant pâle figure tout de même, non? Après, tant mieux pour le foot français si eux au moins ont réussi à aller aussi loin, y'a pas photo.

Quant à Lille... Euh... Je suis un peu footix tu vois, mais je l'assume : depuis gamin (je pense que ça remonte à Huard dans les cages, donc ça remonte un peu quand même...), y'a que l'OM pour moi dans le champ' de France, toujours et envers et contre tous. Mon problème est plus gros que ça : depuis quelques années, le championnat français me passe vraiment au dessus! Il est quasiment inexistant, sauf pour la consultation du classement de temps à autre et un suivi en pointillers des perfs de l'OM.

Cette année ça a été facile : saison en 4 parties :
1 - Mauvais départ?
2 - L'OM tient son match référence? Remontée!
3 - Départ de Lucho!
4 - 10e défaite d'affilée toutes compétitions confondues... Attendons de voir la suite.

Avoue que c'est pas très bandant. Mais sois tranquille avant de venir me dire qu'un vrai supporter supporte dans toutes les conditions : je ne me considère nullement comme un supporter, c'est juste l'équipe que j'ai toujours suivi, de près ou de loin, dans le championnat de France. L'OM et les autres. Au niveau européen, c'est une toute autre histoire en ce qui me concerne.
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