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  2. // OM/Sochaux (2-1)

L'OM enquille OK...

Victoire bien maîtrisée de l'OM grâce à un premier but inouï de Taïwo en première mi-temps et du break de Super Lucho en seconde. Deuxième victoire de suite, une 5ème place provisoire à 4 points désormais du leader rennais. Et surtout une bonne préparation en vue du Chelsea-Marseille de mardi soir, en C1...

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C'est quoi un club qui « vit bien » ? C'est l'OM à la 60ème minute... Depuis la reprise, en seconde mi-temps, les Olympiens poussent, poussent pour faire le break. L'avantage d'un but obtenu dès la 17ème minute sur un centre-tir insensé de 30 mètres côté gauche de Taïwo (bien aidé par le Mistral) et qui a lobé le pauvre Dreyer est insuffisant. A seulement 1-0, de bons Sochaliens subissent mais en jouant tous les coups. Un quart d'heure de jeu en seconde mi-temps : 60ème minute, le public marseillais a instinctivement compris qu'il faut accompagner de la voix les assauts répétés de leurs protégés. Alors le Vélodrome pousse aussi : les clameurs font monter la pression. D'instinct, Didier Deschamps sent qu'il faut tenter aussi un truc. Il fait entrer Rémy, pour son premier match au Vélodrome, à la place de Valbuena, encore très actif ce soir. Touche du côté droit pour l'OM, à une trentaine de mètres des buts doubiens : Azpilicueta, bien sûr... Très longue touche dans la surface, la balle est déviée en hauteur par Rémy vers le point de penalty d'où Lucho catapulte du gauche à bout portant dans la cage de Dreyer : 2-0 ! On récapitule : l'équipe, le public, l'entraîneur et les individualités de classe. Petit détail : le PSG paye aujourd'hui au Parc le manque de soutien du public dans les moments-clefs... L'OM est bien de retour en enchaînant sa deuxième victoire d'affilée et surtout il prépare dans les meilleures conditions son déplacement à Stamford Bridge où un bon coup est visiblement jouable : les Blues se sont inclinés 1-0 cet après-midi à Manchester City...

Les jeunes Sochaliens courageux qui ont joué la majeure partie du match en 4-4-2, plutôt qu'en audacieux 4-3-2 (sauf vers la fin), réduiront le score sur une action magnifique : un service perforant dans l'axe du doué Marvin Martin sur Maurice-Belay qui glissera sous le ventre un Mandanda sorti fort à propos, mais battu quand même (75ème). Ce sera l'un des rares petits relâchements de la paire axiale Mbia-Diawara. Pas encore hyper parfaite comme avant, l'entente, mais déjà terriblement impressionnante. Mbia a arrêté de bouder et Soulé est redevenu le boss inflexible qui déménage proprement dans les 30 derniers mètres de son équipe. Résultat : grâce à la force tranquille et communicative du défenseur sénégalais, les deux latéraux Azpi et Taïwo ont été très bons. Taïwo, OK, mais c'est surtout l'Espagnol qui s'est transcendé en affirmant une autorité et une vigilance qui lui faisaient défaut. Le meilleur exemple, c'est comment il est allé chercher en vitesse pure un Ideye hyper speedé qui filait plein axe vers le but de Mandanda. Une anticipation bienvenue plus quelques duels gagnés et quelques ballons grattés « à la Heinze » . Dommage, il est sorti à la 70ème, visiblement touché à la cuisse, remplacé par Kaboré. Donc, à part quelques frayeurs (parce que les Sochaliens ont une puissance offensive limitée), la défense olympienne se remet d'aplomb.

Autre satisfaction marseillaise, Lucho, évidemment. Un centre d'aiguillage à lui tout seul, celui qui irrigue le jeu vers l'avant. Un but, déjà, qui va le remettre en confiance après sa sortie malheureuse contre le Spartak, et une série de passes qu'il ne tenaient qu'à ses partenaires de rendre « décisives » . Tel ce service impec du gauche, dans la surface, vers Gignac qui bazooke en position idéale à 10 mètres le ballon au-dessus de la barre (25ème) ou bien cette offrande à Valbuena bien placé dont le tir est stoppé par Dreyer (50ème). Mine de rien, l'Argentin a fait son boulot et l'OM devait mener 3-0. On en vient donc à parler des malheurs de Gignac... Outre son raté à la 25ème, il récidive à la 37ème sur un bon centre de Ayew, puis sur une action trop perso dans la surface qui s'achève sur une frappe à côté (58ème) et puis surtout son tir violent dans la surface, sur passe de Rémy, qui bousille la barre alors qu'il était seul devant Dreyer (83ème) ! Maudit, Gignac ? Pas verni, disons... Ceci dit, il ne faut pas encore l'accabler : il pèse terriblement sur la défense, dans la surface ou sur les côtés. Un peu à la manière de Brandao, même s'il ne marque toujours pas, il effectue un monumental travail d'usure sur les défenseurs. Ce sont aussi ses déplacements, ses appels et ses duels au mastic qui libèrent des espaces pour Valbuena et Ayew, et qui laissent du temps pour Lucho pour distribuer correctement.

Sur la durée, le sale boulot des mal aimés que sont Brandao et Gignac (un peu sifflé, quand même) fera la différence dans le money time de certains matchs très disputés. On peut le parier... Sinon, bon match de Cheyrou, de Cissé et de Mandanda mais petite perf de Ayew sur son côté gauche. Bonne entrée de Kaboré (70ème), de Brandao (78ème) mais surtout de Rémy (60ème) : l'ex-Niçois a apporté sa vitesse et des relais intéressants avec Lucho et vers Gignac. L'OM est pour l'instant sur la bonne voie. C'est bien ce qu'espérait Deschamps, non ?

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