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L'OM déjà remonté

A l'occasion de la réception du LOSC, l'OM entend bien régler ses comptes avec cette France du foot qui ne retient que son jeu élémentaire. Au risque que cela fasse finalement les affaires des Dogues lillois, toujours outsiders dans le fond.

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Thiriez doit se frotter les mains : cinq équipes se sont dégagées en tête de la Ligue 1 et les confrontations directes sont soigneusement réparties sur le calendrier. En Angleterre, on a parlé de Big Four pendant des années, les quatre premiers se qualifiant pour la Ligue des Champions, creusant ainsi un fossé avec les budgets des poursuivants. En France, ça fait deux semaines que c'est en place, seuls les trois premiers peuvent toucher le pactole mais Canal s'enflamme et parle déjà de Big 5, pour un oui ou pour un non. En prévision d'OM-Lille, les gars du Canal Football Club sont donc allés demander à Didier Deschamps ce que son équipe avait de plus, ou de moins, par rapport aux autres candidats. « Certaines équipes jouent mieux que nous... mais on est là » répondit le coach marseillais dans un sourire on ne peut plus jubilatoire, même s'il se défendait d'être ironique.


Eh oui, Lille, ça va être une bonne occasion pour Deschamps et ses hommes de remettre les pendules à l'heure. Non pas que les Olympiens en veulent personnellement aux Lillois. Mais déjà, comme l'a souligné Loïc Rémy en milieu de semaine, « ils sont sur une mauvaise série, en les gagnant, on leur mettrait un coup au moral » . Surtout, le club phocéen en a marre de voir les médias trop en faire avec ce nouveau ténor du championnat. « Si on écoute les observateurs, Lille, c'est le Brésil et Barcelone réunis » avait déjà lancé Guy Stephan il y a un mois. Souley Diawara en a remis une couche, faisant descendre les Dogues encore d'un cran, comme si c'était Arsenal : « Ouais, ils jouent bien, il n'y a pas de problème. On dit que c'est le Barcelone de L1, ok. Mais on disait déjà ça d'eux l'an dernier. Et ils ont fini combien ? Troisièmes, quatrièmes ? On verra à la fin qui aura le plus beau sourire » . Deschamps s'y est mis aussi, rappelant que le club du Nord a sensiblement le même nombre de points que l'an dernier. Et le Basque ne manque pas de souligner que l'OM a déjà quasiment comblé son retard de huit points, contractés sur le leader voilà quelques semaines. Tous les concurrents l'auront remarqué, l'OM semble aussi reprendre son rythme infernal à l'approche du money time.


Invité au petit jeu des comparaisons, Diawara fait d'ailleurs une remarque : « Le match de Nancy m'a fait penser à la victoire de Sochaux l'an dernier. On voit que dans le dernier quart d'heure, alors que les adversaires baissent d'intensité, nous, on monte en puissance » . De quoi rendre les supporters optimistes avant la venue d'un Lille engagé sur tous les fronts. Loïc Rémy, qui prévient qu'il ne faudra pas se reposer sur ça, est rejoint sur le coup par André Ayew : « Ce genre de partie, c'est une affiche. Eux aussi ils vont vouloir se montrer. Ça se joue avant tout sur le mental » . Et c'est bien là que les Lillois pourraient faire la différence. Parce que si tout le monde n'a d'yeux que pour Lille, c'est bien une passation de pouvoir qui est programmée pour ce choc de la 26ème journée. Le scénario rêvé pour la France du foot ? Ce serait un OM qui remettrait à sa place le gentil outsider. Pierre Ménès et ses copains n'en sont plus à une pirouette près et Deschamps ne le sait que trop bien : « Ça ne fera pas la une des journaux si Lille perd. Ça le sera un peu plus si c'est Marseille » .

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