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L'OM dans la folie

L'Olympique de Marseille conserve son Trophée des Champions au terme d'un match renversant. Vainqueurs 5 à 4 au bout du suspense, les joueurs de Didier Deschamps auront eu le mérite d'y croire jusqu'au bout.

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Lille - OM : 4-5


Buts : Balmont, Hazard, Sow et Basa pour Lille. A.Ayew (x3), Morel et Rémy pour l'OM.


Rares sont, en ce début de saison, les occasions pour Lille et Marseille de s'offrir une petite fenêtre dans une actualité macrocéphale, monopolisée par le tout-puissant Paris Saint-Germain. Souvent relativisé, moqué ou même dénigré, le Trophée des Champions 2011 est donc plus que jamais un moyen de s'affirmer pour les deux autres prétendants au trône de l'Hexagone cette année. « Pas un match amical » d'un côté, « un trophée comme un autre » de l'autre, c'est avec sérieux et professionnalisme que Lillois et Marseillais s'apprêtent à fouler la pelouse du stade flambant neuf de Tanger. Un stade qui devait être la masterpiece de la candidature marocaine pour la Coupe du Monde 2010 mais qui recevra finalement la CAN 2015, et donc, ce Trophée des Champions. Laurent Blanc présent en tribunes, les 22 acteurs n'ont pas chômé pour offrir la plus belle des bande-annonces possible à neuf jours de la reprise en Ligue 1. Et premier enseignement : il faudra compter sur cet OM-là.



Rentrée des classes donc. Nouveaux crampons, nouveau ballon, nouveaux camarades. Côté marseillais, Lucho, annoncé redoublant, profite de l'absence de Mathieu Valbuena, blessé depuis le match amical contre l'Udinese, pour se faire une place dans le onze de départ. D'un côté comme de l'autre, les dispositifs n'ont pas changé, les arrivées sont venues palier les départs dans la sobriété la plus totale. Impatient de faire connaissance avec ses nouveaux camarades, Morgan Amalfitano profite d'un coup-franc de Lucho et d'une déviation de Diawara pour claquer une magnifique volée de l'entrée de la surface, qui vient mourir sur le poteau de Landreau. Le ballon atterrit dans les pieds de Lucho, qui tente de trouver le petit filet gauche du portier lillois, en vain.


Le show Landreau

Fraichement arrivé d'Israël, le talentueux Vincent Enyeama apprend a ses dépens que le poste de numéro un était disponible à Paris, et pas à Lille. Car sûrement apeuré par un nouveau « coup de l'hélicoptère » à moins d'un an de l'Euro, Mickaël Landreau va sortir un match incroyable. Une claquette sur une tête de Mbia, une parade après une tête plongeante de Rémy. L'ancien Nantais est héroïque, et rend presque l'ouverture du score de Florent Balmont anecdotique. Presque, car en dépit de son aspect assez anodin, la frappe placée du milieu de terrain lillois, bien trouvé dans l'axe par Hazard suite à une belle combinaison avec Mavuba, prouve que le foncier n'est pas le seul enjeu de la préparation. La machine lilloise est déjà huilée : « C'est une tactique de l'année dernière » balance même Ludovic Obraniak, aux micros de Canal+. Recrues ou pas, le LOSC reprend le modèle qui a fonctionné la saison passée. Payet répond présent, Basa aussi, seul Pedretti est un peu timide. Le quart d'heure de jeu atteint, le rythme baisse enfin, la faute de la chaleur sûrement.



Premier match officiel, premier temps mort, l'heure de tirer les premiers enseignements. Aligné avec Cheyrou et Diarra, Lucho prend un malin plaisir à prouver, match après match, qu'il est capable de sortir de très belles prestations. L'entente au milieu de terrain est plus que cordiale et seul Morel, en difficulté sur chacun de ses centres, semble réellement paumé. Le premier trophée de l'année est aussi le moment des querelles précoces. La partie se tend un peu, les coups sont plus nombreux et, comme souvent, André Ayew et Stéphane M'Bia sont dans l'affaire. 45ème minute, Payet est la tête de Turc, mais l'arbitre en décide autrement. Mi-temps.

Les Ayew en famille

Retour des 22 acteurs, pas de changement, retour du rythme. Débordement de Morel, passe en retrait pour André Ayew, dont la frappe du gauche frôle le poteau de Landreau. Faux espoir pour les Olympiens, car derrière son écran LCD 300 pouces, le Cheikh Thani bin Hamad se demande sûrement qui est ce petit Hazard qui mystifie Souleymane Diawara d'un passement de jambes et glisse la balle entre les jambes de Mandanda. Le début d'une mi-temps incroyable qui se termine par vingt-cinq minutes de folie. Car quand Moussa Sow, quelques secondes après la réduction du score d'André Ayew, porte le score à 3-1, tout le monde pense déjà à la fin, au troisième titre lillois et au doute qui plane sur l'OM.

C'était sans compter sur l'entrée magistrale de Jordan Ayew. Le fils cadet d'Abedi Pelé trouve Morel pour la réduction du score, cède son rôle de passeur décisif à Lucho, qui trouve la tête de Rémy d'un caviar de centre, puis provoque deux pénaltys - le deuxième étant plus discutable que le premier - que transforme son frère. Une affaire de famille, donc. Et si Basa a égalisé à 4-4 entre-temps, ce sont bien les Marseillais qui remportent le premier trophée de la saison et le cinquième en deux ans depuis l'arrivée de Didier Deschamps sur le banc. Mickaël Landreau, qui a réussi toutes ses sorties lors de la partie, manque la dernière : « C'est bien de délocaliser, mais derrière, il faut assumer » . Les Lillois boycottent le protocole. Apprendre à perdre est visiblement plus difficile qu'apprendre à gagner.


Swann Borsellino

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