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  2. // 7ème journée

L'OL passe aux Verts

C'est l'affiche de la journée. Un derby, un vrai. Chaud, bouillant, étouffant et forcément cruel pour le vaincu. L'OL et l'ASSE vont se rendre les coups dans le match phare du week-end. Pour le reste, il y a Eurocard Mastercard.

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Lens/Paris SG


Comment gérer dans la même semaine le lancement de sa Web Radio et un déplacement à Lens ? Voilà la problématique qui entoure le PSG actuellement. Les Parisiens semblent avoir trouvé une certaine assise défensive avec le replacement de Sylvain Armand dans l'axe. Même Clément Chantôme, pourtant en mal de temps de jeu depuis l'arrivée d'Antoine Kombouaré, se fend de matches convaincants depuis que l'homme de verre Mathieu Bodmer lui a laissé la place. Mais attention, un déplacement à Lens n'est jamais simple quand on débarque sous la bannière parisienne. D'autant que les Nordistes ne connaissent pas la meilleure période de leur vie. Quoi qu'il en soit, les Franciliens se doivent de prendre les points chez un relégable pour être en conformité avec leur tableau de marche.

Nice/Rennes


Le derby de Jeanne Mas. Le rouge et noir sera à l'honneur dans le vétuste stade du Ray. Surtout, ce sont deux équipes blessées qui se présenteront sur la pelouse. Nice reste sur deux défaites (Sochaux en Ligue 1, Saint-Étienne en CDL) et veut se relancer en brandissant la thèse de l'accident de parcours. D'autant qu'Eric Roy pourra compter sur sa nouvelle recrue François Clerc. Eh oui, l'ancien Lyonnais pourra étrenner sa nouvelle liquette dès samedi soir. En espérant qu'il ne se pète pas sur son premier ballon. Du côté de Rennes, l'ambiance n'est pas vraiment au beau fixe en dépit d'une belle troisième place. La faute à un match galvaudé à Guingamp en Coupe de la Ligue dans lequel les djeuns n'ont rien branlé. C'est con. Frédéric Antonetti a d'ailleurs poussé une gueulante à ce sujet. Pour le championnat, les Rennais devraient revenir à une composition plus habituelle. Et puis revoir Antonetti dans son ancien jardin, c'est toujours ça que les Anglais n'auront pas.

Marseille/Sochaux


Outre sa propension à claquer des buts géniaux, Ryad Boudebouz est motivé comme jamais à l'idée de tamponner l'OM. « C'est le moment de les prendre » , assure le numéro 10 des Jaune et Bleu. C'est vrai que le déplacement sochalien au Vélodrome tombe à pic pour les mecs du Doubs. Dans trois jours, Marseille se coltine un déplacement ghetto à Stamford Bridge pour affronter Chelsea en Ligue des Champions. Forcément ça va trotter dans les têtes olympiennes. Certains vont la jouer cool pour ne pas se blesser. Sans parler de la motivation en mode détente. C'est le risque pour Didier Deschamps. Le genre de détail qu'on ne connaît pas à Sochaux. Francis Gillot alignera son escouade offensive, capable d'arroser de toutes les positions. Marvin Martin à la baguette se fera un malin plaisir à martyriser les reins adverses, surtout ceux d'Azpilicueta, s'il joue...

Auxerre/Nancy


Auxerre va-t-il gagner son premier match de la saison ? Il serait temps en tout cas. A trois jours de la venue du Real Madrid de José Mourinho en Ligue des Champions, les Icaunais recevront Pablo Correa et l'AS Nancy Lorraine. Oui, moralement, ça fait mal. Surtout que Jean Fernandez doit faire face à une pléthore de blessés de guerre. Outre Le Tallec, Ireneusz Jelen a rejoint les habitués de l'infirmerie : Berthod, Licata et Sanogo. Ça contrarie un tantinet la marge de manœuvre du coach bourguignon. A Nancy d'en profiter, surtout à l'extérieur. Incapable de prendre le moindre point à domicile, l'ASNL aimerait profiter de son séjour dans l'Yonne pour ramener quelque chose. Histoire de ne pas visiter Chatillon-Coligny ou La Buissière le ventre vide. Enfin, événement planétaire incontournable : Youssouf Hadji fait son grand retour dans le groupe nancéien. Pablo Correa a même confié, ce vendredi, que l'attaquant marocain « jouera » . Champagne !

Caen/Bordeaux


Un déplacement en Normandie n'est jamais anodin quand on est Girondin. C'est sur les terres normandes que Bordeaux s'était approprié le titre en 2009. C'est également sur cette pelouse que les hommes de Jean-Louis Triaud avaient pris une sacrée baffe dans la gueule du temps de Gouffran and co. Mais de l'eau a coulé sous les ponts et Gouffran a, depuis, rallié Bordeaux. Surtout, Jean Tigana veut confirmer chez un promu sa victoire de dimanche dernier sur l'Olympique Lyonnais. Belle surprise du début de saison, les hommes de Franck Dumas commencent déjà à tirer la langue. Il faut dire que l'effectif, surtout au rayon offensif, est aussi épais qu'une feuille de papier toilette. Mais la folie des locaux demeure imprévisible et il n'y aurait rien d'étonnant à voir le Stade Malherbe planter un ou deux caramels à Carrasso.

Lorient/Monaco


On le sait à l'avance, le match se résumera à un duel entre Kevin Gamerio et Stéphane Ruffier. L'un défouraille sans s'économiser, l'autre utilise un gilet pare-balles à chaque rencontre. Véritable collectif, l'AS Monaco -qui vient de signer Laurent Bonnard- doit ramener quelque chose de Bretagne si elle veut conserver son invincibilité. Guy Lacombe ne pourra pas se cacher encore très longtemps. Avec le retour de Niculae au sein de son trident offensif (Park et Mbokani complétant l'arme offensive), l'Aveyronais aimerait déjouer les statistiques et amener son équipe dans les hautes sphères. En effet, Monaco ne s'est plus imposé au Moustoir depuis 1998. A cette époque, Sylvain Legwinski régnait dans l'entrejeu monégasque et on payait son hot-dog avec une pièce de dix balles.

Montpellier/Arles-Avignon


Montpellier en a pris trois à Saint-Étienne la semaine dernière. Ça fait mal. Histoire de ne pas retomber dans les opérations portes ouvertes, René Girard peut compter sur le retour d'Emir Spahic, véritable stabilisateur défensif. En même temps, quand on rencontre Arles-Avignon, on peut être serein. Surtout que l'ACA est un bordel sans nom depuis que le président Salerno a décidé de mettre sur la touche Michel Estevan. En attendant un coach motivé et pas cher, sans parler de l'éventuel retour de l'ancien président Conrad, ce sont les adjoints qui tenteront d'aller pêcher le premier point du club en Ligue 1. Une mission pas si impossible sur le pré de La Mosson. Même s'il retombe dans l'oubli de la Ligue 2 en fin de saison, Arles-Avignon nous aura bien fait marrer en dehors du pré.

Lyon/Saint-Étienne


Le monde à l'envers. C'est un Saint-Étienne leader qui débarque à Gerland pour jouer un Lyon presque à l'agonie. Tout va de travers. Puel, menaçable mais pas menacé selon la formule consacrée, va passer un sacré test. Car en coulisses, les négociations sur l'identité de son remplaçant font rage. En attendant, c'est un derby qui pointe son nez. Gerland, une pelouse sur laquelle les Verts ne se sont plus imposés depuis quinze piges, sera l'occasion pour le pichichi Dimitri Payet de tester les gants de Hugo Lloris. Privé de Lisandro, Lyon s'en remettra à l'ancien Stéphanois Gomis pour peser offensivement. Comme quoi, l'histoire a de la mémoire. Gourcuff serait bien avisé de faire son premier match costaud depuis 2009. En gros, avoir plus de 6 dans L'Equipe du dimanche.

Toulouse/Lille


Pelé titulaire dans les cages. C'est presque un miracle tant l'ancien Manceau enchaine les blessures depuis son arrivée dans le Sud. Le dauphin du championnat aimerait repartir après deux résultats moyens (un point en deux matches). C'est, peu ou prou, la même ambition du côté des Lillois. Annoncés, à tort ou à raison, comme favoris pour le titre, les Dogues ont du mal à mettre la machine en route. Pourtant leur sixième place pourrait laisser penser le contraire. C'est un véritable test et un gros match qui va se jouer au Stadium. L'occasion peut-être pour l'Indien Santander de scalper du Nordiste.

Brest/Valenciennes


En 1980, Valenciennes repartait de la rade avec une probante victoire 5 à 1. Une autre époque. Aujourd'hui, le pouvoir offensif des hommes de Montanier n'est pas aussi imposant. Surtout lorsque l'attaque repose sur les épaules de Pujol et Samassa. Mais avec VA tout est possible. La squad ne respecte aucune logique. Il suffit de se pencher sur sa mi-temps euphorique contre Marseille pour prendre conscience du potentiel du commando. Du côté brestois, pas de panique. Même avec une équipe limitée quantitativement, Sir Alex Dupont a suffisamment de bagout et de métier pour y arriver. Ce mec est un magicien. Ses joueurs un peu moins...

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