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L'OL, pas de blague

C'est un barrage en forme de virage pour Lyon à Kazan (18h). L'OL passe et la saison sera encore excitante. Il se fait remonter ses deux buts d'avance et ce sera définitivement la fin d'une époque.

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Faisons court et direct : c'est un match à vingt millions que dispute l'Olympique Lyonnais en fin d'après-midi sur la pelouse du Rubin Kazan. Et quand l'intérêt économique se conjugue à ce point avec l'ambition sportive, il n'y a pas à tortiller du cul, c'est bel et bien le match le plus important de la saison pour le club rhodanien. Celui qui va structurer les mois à venir et peut-être même la prochaine saison. C'est assez terrible de jouer une énorme partie de sa saison alors que celle-ci vient à peine de débuter. Mais c'est le prix à payer pour les errements de l'an dernier. Et même un peu plus que ça. C'est aussi en cela que ce barrage retour au cœur de la Russie porte en lui quelque chose de fondamental. Car depuis la reprise, tout le monde à Lyon s'ingénie à expliquer que quelque chose a changé, que l'air est plus pur et même plus joyeux. C'est vrai qu'il plombait l'atmosphère ce Jérémy Toulalan... Ça va, plus le droit de plaisanter ! On sait bien que l'euphorie du moment est à chercher du côté du banc, sans que l'on sache vraiment s'il s'agit d'une libération due au départ de Claude Puel ou à un véritable satisfecit donné à son successeur, Rémi Garde. Il n'empêche, il y a des sourires qui barrent les visages, des vannes qui fusent, accompagnées de tapes dans les mains, le dos et sur les fesses, le paradis ou presque. Sauf qu'en cas d'échec ce soir, il y a fort à parier que les fantômes de ce passé encore frais ressurgiront de plus belle pour de nouveau miner la vie d'un club dont la présence au plus haut niveau du football français tient de plus en plus à un fil. Comme un couperet...

Un match idéal... pour Puel ?

Il y a une semaine, Lyon s'est donné les moyens de croire à une douzième participation en phase de poule de Ligue des champions. Une victoire (3-1) aussi prometteuse que fragile. Mais prometteuse et au moins jusqu'au coup de sifflet final ce soir, c'est ce qu'on préfèrera retenir. Il y a longtemps que l'on n'avait pas vu autant d'allant chez les anciens septuples champions de France, autant d'envie de bousculer son adversaire, même avec une avance conséquente, même si ces intentions-là prêtent à débat. Corser l'addition à Gerland pouvait se comprendre et sur une percée de Bafétimbi Gomis en fin de match, ça a failli être le pari gagnant. Mais le contre russe juste après cette action avortée aurait pu sanctionner durement cet excès de zèle. Si Hugo Lloris n'avait pas enfin rappelé pourquoi il demeure le gardien français numéro un... Il n'empêche, dans l'idée à la fois d'obtenir des résultats et de marquer une rupture avec l'ennui profond des trois saisons précédentes, c'était plutôt bien vu. Reste à savoir si ce sera payant. Les deux buts d'avance de l'OL donnent du confort mais offrent aussi un dilemme. Le Rubin va devoir attaquer et donc se découvrir, une aubaine pour une équipe de contre. Sauf que ce Lyon n'est plus exactement sur ce créneau là, même si on peut imaginer que trois saisons à ne pas faire le jeu ont forgé quelques habitudes tenaces. De là à dire que finalement, c'était un match pour Puel... Gare aussi à ne pas concéder trop de coups de pied arrêtés, une source perpétuelle de danger pour les Gones. Et enfin prière de rompre avec cette mauvaise manie du moment qui est d'encaisser le premier but, ce qui ficherait un méchant coup au joli confort initial et promettrait un match supra tendu. Ça fait beaucoup d'exigences, beaucoup d'interrogations. C'est aussi pour ça que ce Kazan-Lyon est le premier grand rendez-vous de la saison.

Par Dave Appadoo

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