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  2. // 35ème journée

L'OL face à son fossoyeur ?

On croyait bien l'OL enterré par Montpellier au soir du match aller en décembre 2009. Mais presque cinq mois plus tard, les hommes de Puel pointent à un seul point de la bande à Girard, escargot de cette fin de saison. Peu, Lyon ayant un match de plus à disputer, et beaucoup à la fois, au lendemain d'une douloureuse élimination européenne.

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Ce n'était pas a priori l'année où nous attendions le plus Lyon en Ligue des Champions. Résultat : un stop dans une demi-finale au goût amer. Car, ne faisons pas d'histoires. Après un exploit à sincèrement saluer contre le Real, Lyon a eu la chance de disputer un quart de finale dans ses cordes, contre Bordeaux, a eu la chance de ne pas croiser la route de Manchester en demi-finales, a eu la chance d'évoluer en supériorité numérique pendant vingt minutes à l'Allianz Arena, a eu la chance de pouvoir recevoir au match retour, a eu la chance de croiser une défense bavaroise boitillante ou inexpérimentée –qu'on ne nous dise pas qu'un Badstuber ou un Contento sont plus chevronnés qu'un Govou ou un Lisandro par exemple– mais a finalement cédé, alors qu'il aurait eu la chance d'éviter le Barça en finale à Bernabeu.


Oui, à bien y réfléchir, c'était peut-être l'une des meilleures occasions, compte tenu du niveau intrinsèque des ces Gones, de voir la prophétie européenne d'Aulas se réaliser. Tout le groupe lyonnais a dû y penser au soir de l'élimination et les jours suivants. Alors quid de la réaction des hommes de Puel après ce coup dur ?


Deux angles de lecture possibles : ou Lyon réagit à la Bordelaise, comme un éclopé, en laissant tout filer devant son nez, ou Lyon rebondit comme lorsqu'il était au plus bas, juste avant la trêve ou plutôt juste après une défaite contre... Montpellier (1-2) à Gerland le 23 décembre 2009.


Car, finalement, le podium n'est pas si loin pour l'OL, à qui il reste un match en plus à jouer par rapport à ses adversaires, à qui il reste deux rencontres contre ses adversaires directs (Auxerre mercredi et Montpellier ce soir) pour faire une partie de la décision.

Ne nous trompons pas en effet, des poursuivants à l'arrachée, Lyon affiche tout de même un rythme pas dégueu en Ligue 1 sur les 10 derniers matches : 1,9 point par match. Et ce rythme n'est apparemment pas à la portée de ses voisins de classement : Lille tourne à 1,7 point, Montpellier à 1,2 point et Bordeaux, passé du premier rang à la place de cancre, carbure au rythme misérable de 0,6 point par match. Ok, Marseille et Auxerre, respectivement à 2,4 et 2,2 points de moyenne, peuvent se marrer mais ne sont-ils pas déjà hors de portée ? Oui... comme Bordeaux l'était à la trêve hivernale. Alors merci messieurs pour les pronostics, poussés à un degré de certitude 0 en Ligue 1 cette saison.


Et comment interpréter l'absence de Delgado, out jusqu'à la fin de saison, un des meilleurs joueurs de l'OL et de L1 depuis 2010 ? Comment rester serein avec une défense lyonnaise encore remodelée, où Lovren et Gassama suppléeront Boumsong et Réveillère, au point d'apercevoir les dents de Cleber Anderson sur le banc de Puel ce soir à la Mosson ? Comment choper le 3ème strapontin avec un Ederson –vous savez, le futur Juninho qui n'intéresse que la Lazio– a priori titulaire ce soir, malgré une pelle de prestations insignifiantes ?

Soit un foutu bordel de questions qui ont bien du mal à trouver une réponse. Pourtant, le plus gros échec de Lyon serait bien de ne pas attraper la qualif' en Champion's League. L'Europa League n'est certainement pas l'objectif sportif et économique d'un président qui a craché près de 90 millions d'euros pour ses recrues (Lisandro, Cissokho, Gomis, Bastos et Lovren).

On en oublierait presque l'adversaire du soir, Montpellier, au compteur quasi-bloqué depuis cinq journées de L1 (4 points sur 15), qui ne souhaite pas gâcher les deux premiers tiers de son parcours, aussi remarquable qu'incongru, mais qui a tout sauf l'expérience nécessaire à la gestion de son avance au classement, aussi étroite que ne l'est la poésie de son président. Alors, oui, le club de Nicollin a encore son destin entre ses mains, mais pourrait pour la première fois le perdre ce soir à 23 heures. Ou pas. On n'est plus à une surprise près.

Par Ronan Boscher

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