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L'occasion de se montrer

Ce soir, les Bleus new-look ont rendez-vous avec les Etats-Unis pour un match de fin d'année qui pue l'indifférence. Sauf qu'il y a plein de bonnes raisons d'y jeter un coup d'oeil. Attentif, si possible.

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Evacuons tout de suite le débat car on vous voit venir avec votre question : mais pourquoi diable se cogner un FranceEtats-Unis en amical en plein de mois de novembre ? En prenant soin de préciser qu’il s’agit de foot car en basket, personne n’aurait trouvé à redire. C’est vrai ce n’est pas dans cette opposition que l’on en apprendra plus sur le destin de l’équipe de France en juin prochain, surtout en l’absence du meilleur joueur US de l’histoire, Landon Donovan, resté au bled pour y jouer une finale de Major League Soccer. Bien sûr, les Américains ont fait quelques belles phases finales, dont la dernière en 2010 en Afrique du Sud, précisément au moment où les Bleus plongeaient dans des abîmes historiques. Mais ce n’est pas du mépris que de penser que la sélection états-unienne tire la quintessence de son potentiel après une vraie préparation d’avant-tournoi bien davantage que sur son talent intrinsèque sans stage préalable aucun.

Non, si le match de Saint-Denis ce soir peut retenir l’attention, c’est parce qu’il pourrait bien y avoir de la nouveauté. Et pour mémoire, c’est bien lors de la tournée de juin raillée par tous que face à l’Ukraine (4-1) puis la Pologne (1-0) que la France , au sortir de plusieurs mois sous morphine, s’était découvert un souffle, un enthousiasme, avec l’émergence par exemple d’un Marvin Martin. Et puis il y a ce qu’on ne voit pas nécessairement. Les fenêtres de tir sont tellement rares, et plus encore maintenant en attendant l’Euro (un seul match prévu en février face à l’Allemagne), que toutes les occasions d’améliorer le fameux «  vivre ensemble » sont bonnes à prendre. De la branlette de journaliste ? Alors on a raté quelque chose l’an dernier quand les rapports claniques avaient gouverné un bateau vers la dérive.

Un vrai coup à jouer pour quelques uns

Alors oui, pourquoi ne pas essayer de goûter ce temps (court) des essais en tout genre. Parce qu’on ne peut pas passer notre temps à gueuler sur les titulaires qui ne se bougent jamais le cul, tels des sénateurs, et regretter qu’il y ait un peu de changements. A commencer par un système : 4-4-2 à la place du 4-3-3 ou du 4-2-3-1 qui ont fait florès lors de la campagne de qualifications. C’est une nouveauté qui a pourtant un parfum anachronique. « Au plus haut niveau, on ne voit quasiment plus ce système à deux attaquants » , rappelle volontiers Laurent Blanc qui a fait partie d’une des premières équipes consacrées avec une seule pointe, quand en 1998 Aimé Jacquet avait laissé le seul Stéphane Guivarc’h quand tous les autres ou presque ambiancaient avec deux avants (Ronaldo-Bebeto, Bergkamp-Kluivert, Vieri-Del Piero…). Il n’empêche, au niveau international, les Bleus ne possèdent guère que Karim Benzema pour tenir seul le front de l’attaque. Les autres, surtout Gameiro et Giroud, peuvent le faire en club mais, dans l’esprit de Blanc, pas en équipe de France et franchement, on le suit volontiers sur ce point.

Le problème, c’est que la Benz' étant incontournable, il n’y a guère qu’un système à deux pointes pour espérer les voir en action. C’est pour ça que l’association du Madrilène avec Gameiro nous intéresse, tout comme on souhaitera voir ensuite Giroud dans cette configuration. Mais il n’y a pas qu’en attaque que l’innovation sera de mise. En alignant Debuchy et Mathieu, Blanc fait un vœu : celui de voir enfin de bons latéraux qui savent adresser des centres, et mieux que directement en Tribune C si possible. D’ailleurs, les deux ont une carte à jouer. Debuchy parce que pour Sagna (blessé six mois) un retour est avant juin est quasi impossible tandis que concernant Mathieu, si Abidal reste le numéro un à gauche, Evra n’a jamais rien fait de bon en Bleu. Enfin, dans l’entrejeu, Martin peut faire une différence considérable surtout en étant placé derrière deux attaquants. Bien sûr, ce ne sont que des friandises possibles à l’heure de la fin d’année. Mais par les temps qui courent, pourquoi bouder ce plaisir ?

Par Dave Appadoo
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manelmanel Niveau : DHR
Mouais. Cela ne m'enlèvera pas de l'idée que Menez, avec ses petits cheveux teints, a une exceptionnelle tête de tanj.
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