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L'Italie veut boucler la boucle

En 2008, l'Espagne élimine le champion du monde italien en quarts de finale de l'Euro et entame ainsi son cycle de victoires, qui la mènera au titre mondial deux ans plus tard. Aujourd'hui, l'Italie a l'opportunité de prendre sa revanche et de mettre un terme à tout ça. Quitte ou double.

C’était il y a quatre ans. L’Italie, championne du monde en titre, affronte l’Espagne, l’équipe qui ne gagne jamais rien par excellence, en quarts de finale de l’Euro. Match âpre, combattu. Personne ne se départage. Tirs au but. Casillas sort les tentatives de De Rossi et Di Natale. Buffon ne repousse que celle de Güiza. Fàbregas envoie l’Espagne en demies et élimine l’Italie. C’est le déclic, la fin d’un complexe. Transcendée par ce succès contre son voisin italien, l’Espagne devient inarrêtable et remporte, quelques jours plus tard, la finale face à l’Allemagne. Un triomphe réédité deux ans plus tard, en Afrique du Sud. Ce coup-ci, l’Italie ne se trouve plus sur la route des Espagnols, puisque la Squadra est éliminée dès le premier tour, mais le résultat est le même. L’Espagne va au bout, en battant en finale les Pays-Bas, et réalise ainsi le doublé Euro-Coupe du monde.

Jusqu’à aujourd’hui, elle va régner sur le football mondial, pendant que l’Italie se contente de reconstruire en silence, sans se pavaner, sans faire de bruit. La fable est belle. Adversaires en phase de poules, les deux nations latines se retrouvent donc en finale. Comme s’il n’avait pas pu en être autrement. Pendant quatre années, l’Italie a ruminé pendant que l’Espagne gagnait et gagnait encore. Ce soir, en s’imposant, les Espagnols deviendraient les premiers à réaliser le triplé Euro-Coupe du monde-Euro. Mais les Italiens, les premiers, en leur temps, à avoir enchaîné un triplé Coupe du monde-JO-Coupe du monde, veulent se dresser face à l’Histoire. Avec un grand H, bien entendu.

Pas de biscotto

Retour en arrière de quelques jours. Le 10 juin, l’Italie et l’Espagne inaugurent celui qui se révèlera finalement être le véritable groupe de la mort. La rencontre est splendide, et les deux équipes se séparent sur un score nul on ne peut plus logique. Mais quelques jours plus tard, l’Espagne se retrouve bien malgré elle avec le destin des Italiens entre les mains. En faisant match nul contre la Croatie (2-2, 3-3, et même 1-1 selon le résultat de l’Italie), elle éliminerait la Squadra dès le premier tour.

De l’autre côté des Alpes, on voit déjà se reproduire le scénario de 2004, quand le nul entre le Danemark et la Suède avait éliminé la Nazionale. Mais l’Espagne joue le jeu. Quelques fois malmenée par la sélection croate, la Roja trouve les ressources pour aller s’imposer en fin de rencontre et, ainsi, s’offrir la première place du groupe. L’Italie bat l’Irlande et se qualifie pour les huitièmes, en remerciant les Espagnols. Deux semaines après, les deux nations se retrouvent en finale de l’Euro, et certains commencent à regretter de ne pas avoir voulu joué le « biscotto » pour sortir l’Italie.

Peut-être parce que, de toute façon, l’Espagne n’aurait jamais imaginé que les joueurs de Prandelli puissent se hisser jusqu’à la finale. Pourtant, la réalité est bien là : avec la force du groupe et du collectif, l’Italie a écarté l’Angleterre, puis dégommé l’Allemagne. Et les voilà en finale, douze ans après. Coïncidence : déjà, en 2000, les Azzurri avaient rencontré lors du dernier round le champion du monde en titre, à l’époque la France. Tout le monde se souvient comment cela s’est terminé.


Gagner petits bras

Désormais, à 90 (ou 120) minutes du terme de la compétition, la Squadra y croit. Ou du moins, elle s’est prise à y croire. Au début de la compétition, personne, en Italie, n’aurait misé sur une finale de son équipe. D’ailleurs, avant la demi-finale contre l’Allemagne, malgré les superstitions qui disaient que l’Italie n’avait jamais perdu en match officiel contre les teutons, la plupart des Italiens étaient persuadés que la Squadra allait se faire corriger. Deux coups de Balotelli plus tard, le peuple a regagné confiance et pense désormais que l’Espagne est battable. Un sentiment partagé par le sélectionneur, Cesare Prandelli, même si ce dernier admet sans vergogne que l’Espagne «  est la meilleure équipe du monde » . Beau joueur. Pourtant, pendant la compétition, la vérité du terrain a été quelque peu différente. Malgré des statistiques qui disent qu’elle a marqué plus de buts que l’Italie (8 contre 6), l’Espagne a affiché un jeu moins plaisant que celui de son adversaire du soir.

Si la formation de Del Bosque a impressionné par sa maîtrise technique, sa sérénité à toute épreuve, même dans les moments où elle a été malmenée, et son cynisme, l’Italie, elle, a réussi à convaincre ceux qui l’ont tant détesté jusqu’à 2008. Pirlo contribuant largement à ce jeu plaisant et souvent porté vers l’offensive. Maintenant, le beau jeu ne suffit pas. Si elle était splendide en 2008, l’Espagne a gagné petits bras pendant toute la Coupe du monde 2010 (que des victoires 1-0 à partir des huitièmes de finale), ce qui ne l’a pas empêché de soulever le trophée. Or, les Espagnols ne verraient aucun inconvénient à remporter la finale de ce soir 1-0, en marquant à la 76e et en maîtrisant jusqu’au coup de sifflet final. C’est là que Prandelli va devoir être intelligent. Ses choix, ses décisions, son schéma tactique auront forcément une influence sur ce qui se passera sur le pré vert. Reste à ne pas se tromper, à y aller en étant convaincu de ne pas être inférieur à l’adversaire. Et à prier San Mario ou San Andrea.

Eric Maggiori
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