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L'Italie en construction

L'Italie n'a pas vraiment le droit à l'échec contre la Nouvelle-Zélande. Pour ça, Lippi va devoir trouver la bonne formule.

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Marcello Lippi, lui, n'est pas homme à chercher des excuses. « Oui, il nous manque Buffon et Pirlo, Camoranesi et Chiellini ont eu des problèmes durant la préparation. Mais on ne doit pas pleurer sur notre sort, ce serait la plus mauvaise chose que l'on puisse faire. Demain nous avons tout à perdre, c'est pourquoi nous travaillerons dur pour passer le premier tour » . Contre la Nouvelle-Zélande, en effet, son Italie n'a pas trop le choix. Faire mieux que contre le Paraguay serait une bonne idée.

Durant son premier match de Coupe du Monde, l'Italie a vaguement dominé, n'a réellement convaincu personne, mais a finalement arraché le point du nul. Un vague sentiment de déjà-vu. Dans le détail, ça donne une première heure bien trop poussive et une fin de match toute en détermination. Tactiquement, Lippi a commencé par disposer ses hommes en 4-2-3-1. Avec De Rossi et Montolivo en milieux défensifs, Marchisio au centre, Pepe à gauche, Iaquinta à droite et Gilardino en pointe. Le problème est vite apparu, et comme pressenti, c'est le manque de créativité.

Marchisio n'est pas dans son registre. Placé trop haut dans la défense adverse, il manque d'espace et de vitesse. Du coup, il descend trop bas. Gilardino est alors complètement isolé, et comme Iaquinta n'est pas vraiment un ailier de débordement, c'est tout le jeu de l'Italie qui sature. Alors, à la soixantième minute de jeu, Lippi, qui a vu tout ça, décide de remplacer Marchisio par Camoranesi, et de passer en 4-4-2. D'un coup, le jeu s'en est retrouvé éclairci. Marchisio et De Rossi ont alors plus de place pour s'exprimer, le côté droit est enfin animé, et Gilardino n'est plus tout seul devant.

C'est donc une évidence, Lippi doit passer au 4-4-2. Puis, ça tombe bien, il sait faire - « Nous avons travaillé plusieurs schémas, justement pour nous adapter à l'adversaire et au déroulement des matchs » - et donc les joueurs aussi. Reste maintenant à le composer. Sur le papier, la logique voudrait que ceux qui ont (bien) fini le match contre le Paraguay restent en place, minus Buffon, blessé. Soit Marchetti dans les bois, Cannavaro, Chiellini, Zambrotta, Criscito en défense, De Rossi et Montolivo au centre, Pepe et Camoranesi sur les ailes, Iaquinta et Gilardino devant. Pas mal.

Problème, quid de Marchisio ? Lippi tient en haute estime le joueur de la Juve, la preuve, il lui avait donc confié ce poste de “trequartista”. Mais pas dans un registre à la Pirlo, non, plutôt dans un rôle à la Perrotta. C'est à dire un élément capable d'organiser un peu, de percer pas mal, de presser beaucoup, mais aussi de se perdre totalement au milieu de tout ça. Coupable de l'avoir aligné à un poste pas fait pour lui, Lippi pourrait donner une seconde chance à Claudio. Mais à quel poste ?

Sur l'aile, Marchisio n'est pas forcément plus à son poste qu'en tant que “trequartista”, voire moins. Mais dans l'axe, la titularisation de Marchisio équivaut à la mise au banc de Montolivo, ou de De Rossi. Ce qui semble compliqué au vu du match et de la qualité de passe du premier, et de la dimension de patron prise par le second. Lippi va donc devoir trouver la bonne formule, sur un match. Ensuite, si tout se passe bien, il pourra être rassuré. Il aura de suite droit à un nouveau chantier: le retour de Pirlo...

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