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L'Italie dans le grand flou

Trois défaites consécutives, des blessures et un effectif remanié pour cause de paris marrons. Faute d’alternative, l’Italie devrait aligner une composition inédite pour son entrée dans la compétition.

La scène s’est passée mardi dernier, à Cracovie. La Nazionale venait tout juste de prendre ses quartiers en Pologne, après trois défaites d’affilée dans ses matchs de préparation. Lors de la première conférence de presse, Cesare Prandelli n’y est pas allé par quatre chemins : «  Je ne sais pas à quoi ressemblera mon équipe. Cette Italie m’intrigue. Nous verrons si elle arrivera à faire de grandes choses. » Derrière son costume impeccable et ses beaux yeux marron, le sélectionneur transalpin a rassuré tant bien que mal : l’état d’esprit de ses joueurs, au moins, sera irréprochable. Pour le reste…

Le souvenir de 1968

Le reste, justement, avait la forme de points d’interrogation. Quel module ? Quels hommes contre l’Espagne ? Depuis le début de son aventure nationale, Prandelli a testé plusieurs schémas. Au début du grand voyage, en 2010, il souhaitait aligner un 4-4-2, avant de se résigner : «  Je n’ai pas de joueurs sur les côtés » , avait-il justifié. La plupart du temps, il avait donc opté pour un 4-3-1-2, avec une sentinelle, Motta ou De Rossi, placée devant la ligne arrière. L’organisation avait donné entière satisfaction et le système commençait à être bien rodé. Et puis patatra : blessures (notamment Barzagli, finalement maintenu dans le groupe, et dont le staff espère le retour pour le match contre l’Irlande), renvoi de joueurs. Il n’y avait plus le choix, il fallait changer quelque chose et agir vite. Vendredi, les journaux italiens annonçaient, de façon certaine, le onze de départ contre l’Espagne. Stupeur : les joueurs étaient placés en un 3-5-2 jamais testé.

Buffon dans les bois. Les trois : Chiellini à gauche, Ogbonna (ou Bonucci) à droite, De Rossi en défense centrale. Les cinq, de gauche à droite : Giaccherini (ou Balzaretti), Thiago Motta, Pirlo, Marchisio, Maggio. Les deux : Balotelli, Cassano. Les sceptiques étaient servis. Il faut dire que l’Italie, si pragmatique dès qu’il s’agit de ballon rond, n’a pas pour habitude de changer son module à quelques heures de son entrée dans une compétition internationale. De mémoire d’anciens, cela est arrivé une fois : c’était en 1968 et, cette année-là, la Nazionale avait remporté l’Euro. Pas suffisant pour se redonner du baume au cœur. De Rossi en défense centrale ? Une première pour le joueur. Balotelli et Cassano ? Ils n’ont jamais été alignés ensemble en match officiel. La probable titularisation même de Cassano ? Essoufflé contre la Russie, le Peter Pan de Bari, dont la présence dans le groupe tiendrait presque du miracle après son problème au cœur, est encore au centre des critiques. Insuffisant en 2004, jamais décisif en 2008, c’était sans lui que l’Italie était allée coudre sa quatrième étoile en Allemagne, en 2006. Lapidaire, un journaliste de la Gazzetta déclarait même que cette Italie-là serait prête pour le Mondial 2014, l’Euro étant un bon test dont il faudrait savoir tirer les enseignements…

Attaquer à cinq


Au milieu des nuages, quelques éclaircies, tout de même. L'attaque italienne a de la ressource : Giovinco, qui a terminé le championnat en trombe, est resté sur la même dynamique. Antonio Di Natale, qui n’en est plus à sa première aventure internationale, pourra également apporter de la fraîcheur, s’il entre sur le terrain. La principale lueur d’espoir s’appelle cependant Andrea Pirlo, avec ses ouvertures lumineuses. Voilà pour la théorie. Pour la pratique, les plus couillus sont montés au front pour rassurer tout le monde. Daniele De Rossi, en première ligne. « Je ne serai pas défenseur pur, mais le lien entre la défense et le milieu. À la Roma aussi, je me suis adapté tactiquement, c’est normal, pour participer à l’Euro, on fait des efforts. » Buffon : « Nous avons les moyens d’arriver en demi-finales. » Prandelli, enfin : « Moi, je n’ai pas de doutes. »

Et, pour faire comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, il a même autorisé les caméras à filmer pendant une petite demi-heure l’entraînement de son équipe, disposée en 3-5-2. Hier, en conférence de presse, le Mister a pourtant refusé de confirmer son onze de départ (contrairement à son habitude), se contentant de dire qu’il souhaitait que son équipe « attaque toujours à cinq. Nous battrons le pessimisme ambiant.  » Faut-il s’attendre à un énième rebondissement de dernière minute ? En Italie, pour se rassurer, on remontrait les images de Balotelli et Cassano, en train de faire les zouaves à l’entraînement et de se marrer comme dans une colonie de vacances. Une façon comme une autre de dire : « Même pas peur ! » Après tout, paraît que c’est quand ça devient dur que les durs deviennent bons…


Par Lucas Duvernet-Coppola, à Rome
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