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L'Italie construit son opéra dans la jungle

Dans l'autre gros choc de ce début de Coupe du monde, c'est l'Italie qui a pris le pas sur l'Angleterre (2-1), à Manaus. Pirlo et Balotelli ont fait le boulot, l'Italie est presque en huitièmes.

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Angleterre - Italie
(1-2)
D. Sturridge (37') pour Angleterre , C. Marchisio (34'), M. Balotelli (49') pour Italie.


Il s'agissait ce soir d'un combat entre deux empires en péril. Un arbitrage entre le déclin du Commonwealth et la décadence de Rome. Entre une Italie qui tarde à se trouver une nouvelle ligne de défense digne de ce nom et une Angleterre qui n'est enfin plus vue comme une favorite, elle qui n'a plus joué une finale de Coupe du monde depuis 48 ans. Pour les deux équipes, la tâche s'annonçait aussi monumentale que celle du Fitzcarraldo de Werner Herzog et Klaus Kinski, ce taré parti de Manaus pour aller construire un opéra au milieu de la jungle. En matière de folie, les deux pays peuvent se valoir dans des styles différents, mais au niveau de l'opéra, les Italiens restent les maîtres. Dans la capitale de l'Amazonie, évidemment, cela s'est vu.

Au coup d'envoi, tout était réuni pour que les choses se passent à fond. L'alerte à la bombe évoquée par un site brésilien dans la matinée ? « Une fausse information, selon le comité d'organisation local. Ces gens veulent tout faire pour donner une mauvaise image de Manaus. » L'état du terrain, particulièrement décrié ces derniers jours ? Même si l'arrosage automatique et les jardiniers ont turbiné jusque dix minutes avant la rencontre, aucun souci apparent pour les joueurs. Ce matin, la société brésilienne Greenleaf Gramados, responsable, entre autres, du gazon de l'Arena da Amazonia, nous avait déjà « rassurés  » en nous envoyant par mail un communiqué en « français » : « Nous sommes très confident de que notre travaille a été bien fait et la nivellement de Manaus est fantastique. Ce travaille de la même manière que nous avons fait en nôtres autres 6 stades. J'ai attendu une déclaration de les professionnels parce que ce sont déclarations de vérité, et hier les personnes de Italie et de Angleterre ont parlait que le gazon c'est très bonne. C'est notre manière de répondre.  » Bon.

Pirlo le guerrier

Malgré ça, le match a mis un peu de temps à se débloquer. De part et d'autre, Balotelli et Sturridge semblent au départ un peu impuissants en pointe, et tout le jeu est concentré au milieu. Dans cette bataille, il y a un général : Steven Gerrard, posté en retrait, distribuant les ordres et les ballons. Mais il y a surtout un guerrier : Andrea Pirlo, qui à 35 ans court encore comme un lapin et touche environ 100 ballons par minute. Dans ce jeu de verrous, les frappes de loin ont la part belle. Sterling ouvre les hostilités dès la 4e minute. Toute l'Arena da Amazonia la voit dedans, la BBC affiche déjà le score de 1-0, mais c'est bien un petit filet. Candreva et Balotelli s'y essaient côté italien, Henderson et Welbeck pour l'Angleterre. Ce dernier tente aussi épisodiquement une autre approche en fonçant sur l'aile droite. À la 24e minute, son centre en retrait est taclé juste devant Sturridge par Barzagli, proche du csc.

C'est bien évidemment Pirlo qui va tout débloquer. À la suite d'un coup de pied de coin, le bel Andrea laisse passer le ballon entre ses deux immondes godasses jaunes fluo pour un Marchisio absolument seul dans l'axe, dont la frappe des vingt mètres file au ras du poteau (1-0, 35e). Les tribunes, qui n'ont manifestement pas pardonné à Roy Hodgson ses propos de décembre dernier sur Manaus, ont pris fait et cause pour l'Italie et exultent. Pendant deux minutes. Le temps pour Rooney, plutôt discret jusqu'ici, de délivrer un caviar de centre à Sturridge, qui reprend à bout portant au deuxième poteau et remet les deux empires à égalité.

Verratti dans l'ombre

Mais il ne sera pas dit que Mario Balotelli restera en retrait ce soir. Au moment de la présentation des équipes, c'est cet amoureux du Brésil (et certainement de la jungle) qui a pris la plus grosse ovation. Juste avant un poteau de Candreva et la pause, il profite d'une sortie hasardeuse de Hart pour tenter un lob « à la Pauleta » sauvé par Jagielka sur la ligne. Au retour des vestiaires, c'est Candreva qui lui offre son premier but en Coupe du monde d'un centre au deuxième poteau ponctué d'une tête piquée par le grand Mario. 2-1. Le public amazonien a définitivement trouvé son chouchou, à nouveau fêté comme il se doit à sa sortie pour Immobile à la 73e. L'Italie n'a plus besoin de lui, elle doit faire ce qu'elle a toujours su faire : tenir un score.

Sirigu, remplaçant d'un Buffon blessé à la cheville, est costaud, comme lorsqu'il s'étend pour sortir un beau coup franc de Baines. Pour le reste, il suffit de laisser faire Wayne Rooney qui, après sa passe décisive, a de nouveau disparu, mettant frappes et corner dans les tribunes. Rien de bien inquiétant pour l'Italie, qui pourra simplement déplorer ce soir la timidité de Marco Verratti, resté complètement dans l'ombre de ce géant de Pirlo, qui pour dire au revoir met un coup franc de 25 mètres sur la barre avant le coup de sifflet final. La victoire permettra de pardonner bien vite au jeune Marco, tant elle met déjà un pied en finale à l'Italie, et dans la tombe aux Anglais. À part ça ? À part ça, le Costa Rica est premier du groupe de la mort, et Wayne Rooney n'a toujours pas marqué un seul but dans une Coupe du monde.

Par Thomas Pitrel à Manaus
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