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L'Islande et la plume dans l'histoire

Difficilement passée à travers le piège tendu par l'Autriche au stade de France, l'Islande a remporté la première victoire de son histoire dans un championnat d'Europe. Une première pierre au cœur d'un film fantastique qui se poursuivra donc lundi soir contre l'Angleterre.

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Il était confiant. Quelques jours plus tôt, après avoir arraché un nul courageux (1-1) contre le Portugal, il avait donné la clé pour le retourner : « Si quelqu’un veut battre l’Islande, il faut juste mieux jouer qu’elle. C’est aussi simple que ça. » Dans la foulée, critiqué pour l’obnubilation défensive de son équipe, il en avait profité pour faucher en pleine course les simulateurs (Cristiano Ronaldo et Pepe en l’occurrence) et avait expliqué « ne pas aimer la comédie sur un terrain de football » . Reste que Lars Largebäck est un dramaturge. Ce mercredi, dans un stade de France soufflé par le scénario d’une rencontre étouffante, l’Islande a marché sur l’Autriche (2-1) au bout d’un film magnifique qui se dessine depuis maintenant huit jours. Cette équipe est définitivement différente dans l’esprit, l’élan et le cœur. Dans le fond, elle n’était pas largement au-dessus des autres équipes de son groupe (Portugal, Hongrie, Autriche, ndlr), mais comme son sélectionneur suédois l’a expliqué : personne n’a été meilleure qu’elle. Et lundi prochain, l’Islande sera à Nice pour disputer le premier huitième de finale de championnat d’Europe de son histoire contre l’Angleterre. Dans les larmes.

« Un conte de fées »


De ce voyage historique en France, il restera forcément les images. La force de cette équipe d’Islande, c’est qu’elle ne marche pas seule : c’est un tout. Lars Lagerbäck, lui, parle d’un « conte de fées » . Avant la compétition, l’ancien sélectionneur de la Suède décrivait « le projet d’une vie. (…) Beaucoup de gens parlent de mon rôle, plaisantent sur le fait que je vais devenir président, mais nous sommes avant tout un groupe d’individus qui a travaillé dur dans un bon environnement. » Un groupe d’individus, une vraie équipe, c’est finalement assez rare dans cet Euro, et le projet est cohérent, il avance vite. Après la victoire aujourd'hui, le défenseur Kari Arnason, élu homme du match, a parfaitement résumé le sentiment général : « C'est impossible de décrire ce que l'on ressent. Je suis qualifié avec mes meilleurs amis. Et tous ces supporters ! C'est comme avoir la famille au match. Vous savez, je connais 50% des fans présents dans le stade. On se connaît tous chez nous. » Cette Islande est limitée, mais offre aussi un vent de fraîcheur. Ce qui est beau aussi, c’est qu’elle souffre et l’histoire aime les opprimés. Face à l’Autriche mercredi, l’Islande a été dominée, largement. Elle a été acculée, poussée dans ses retranchements et a même vu Dragović rater un penalty avant la pause. Et au final, le contraste : les hommes de Marcel Koller, seuls au cœur du stade de France, faisant face aux Islandais vainqueurs sur leur dernière action du match grâce à Arnór Traustason. Le sommet d’une phase de poules maîtrisée et qu’elle termine invaincue (une victoire, deux nuls).

La gloire nordique


C’est un chapitre, pas encore la fin de l’histoire. Dans quelques semaines, Largerbäck quittera son poste et prendra sa retraite pour laisser son adjoint, Heimir Hallgrimsson, prendre la lumière d’un long travail mené depuis plus de quinze ans par les instances sportives du pays. Plus que jamais, le football nordique a tourné une page à une heure où l’Islande se retrouve seule pour porter une région où seule la Suède est également à l’Euro, mais dont une des quatre places de meilleur troisième est très hypothétique, en jouant ce mercredi soir à Nice contre la Belgique. L’Allianz Rivieira pourrait donc être le fil invisible d’une transmission de témoins au cœur du football nordique. Cette première victoire de l’Islande dans un championnat d’Europe n’est qu’une première pierre. L’Angleterre pourrait être le prochain chapitre du plus beau roman footballistique du siècle. Nice est prêt.

Par Maxime Brigand
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