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  1. // Euro 2016
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  3. // Italie-Irlande (1-0)

L’Irlande, le vrai meilleur troisième ?

Au bout du bout, l'Irlande a arraché sa qualification pour les huitièmes de finale. Comme trois autres meilleurs troisièmes. Sauf que contrairement à ces derniers, l'Éire n'a jamais calculé. Et mérite sans doute davantage de continuer l'aventure.

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Italie-Irlande, 85e minute de jeu. Le score est toujours vierge et connaissant la Nazionale, tout le monde sait qu’il ne bougera pas. Sauf que contre toute attente, l’improbable se produit. Robbie Brady s’élève dans le ciel, profite de la sortie complètement ratée de Salvatore Sirigu et smashe l’offrande de Wes Hoolahan. La balle dépasse la ligne du but et vient heurter les filets, provoquant un tremblement de terre au nord de la Manche. Dans le même temps, les joueurs explosent de joie et se promettent de ne pas craquer dans le laps de temps restant. Car s'ils gagnent, ils se qualifient pour les huitièmes de finale. De là à dire que l'Éire avait scrupuleusement calculé ce scénario et compté sur un vieux succès ric-rac d'un but, quitte à accélérer seulement dans les dernières secondes de jeu ? Non, définitivement non. Ceux qui envisagent sérieusement cette théorie font fausse route.

Un peu d'Éire frais


Pourquoi ? Parce que parmi les quatre meilleurs troisièmes de cet Euro, et même quelques deuxièmes, l’Irlande est unique. Elle est en effet l’une des seules petites nations, si ce n'est la seule, à n’avoir jamais sorti la calculette pour savoir ce qu’elle avait à faire. En tout cas, pas sur le terrain. Les Vert et Blanc jouent avec leur cœur, et chaque rencontre est une bataille à aller chercher. Ce n’est pas nouveau. Ce qui l’est, c’est cette nouvelle organisation du tableau Euro, qui permet à une team de se qualifier avec trois malheureux points et une différence de but pas trop mauvaise, qui incite donc les sélections les plus faibles à fermer le jeu et ne prendre aucun risque, quitte à perdre d’un seul but. Or, l’Irlande n’est pas, et ne sera jamais ce genre d’équipe à réflexion ennuyeuse. Les preuves se cachent dans chacun des matchs de poule.


Premier match, Irlande-Suède (1-1) : alors qu’on imagine un gros bloc vert attendant des Suédois favoris, c’est l’inverse qui se produit, les Jaunes dominés ne cadrant même aucun tir. Deuxième match, Belgique-Irlande (3-0) : après une première période où ils résistent comme ils peuvent devant les talents du Plat Pays, les Britanniques cèdent en début de seconde, mais s’évertuent à continuer de croire en un résultat, laissant des trous et de l’énergie à l’origine du grand écart (ce qui explique sa mauvaise différence de but). Ultime match, Italie-Irlande (1-0) : malgré la haute réputation des hommes de Conte, ils ne cessent d’offrir leurs tripes pour aller arracher ce pion libérateur. Et remercient tout de même le sélectionneur azzurro d'avoir aligné ses coiffeurs.

Un vrai Meireci


Alors non, l’Éire n’est pas hyper sexy. Non, l’Éire ne dispose pas d’éléments géniaux capables de changer le cours d’une rencontre sur un exploit personnel. Non, l'Éire ne possède pas Cristiano Ronaldo ou Gareth Bale. Non, l’Éire n’est pas capable d’envoyer du jeu, de conserver la balle à l’espagnole et d'envoyer du tiki-taka. Oui, elle défend plus qu’elle n’attaque. Oui, elle est sûrement moins forte intrinsèquement que les autres troisièmes, à savoir le Portugal ou la Slovaquie. Mais qu’on ne s’y trompe pas : niveau mentalité, l’Irlande est sans conteste le troisième de poule qui mérite le plus sa qualification. Car dans l’esprit, elle est la seule à ne pas avoir donné l’impression de jouer petits bras.


Il fallait voir les Slovaques contre l’Angleterre jouer pour ne pas perdre du début à la fin. Il fallait voir les Lusitaniens, en début de soirée, se faire pipi dessus dans les derniers instants d’Hongrie-Portugal (3-3) et lâcher leur honneur en n'effectuant aucun pressing, afin de conserver le match nul, strict minimum pour passer au tour suivant. Jamais les Irlandais ne se seraient soumis à telle bassesse. Eux évoluent peut-être sans cerveau et avec des pieds carrés, mais surtout avec un amour propre que personne ne peut leur enlever. Ce qui leur a permis de ne connaître la défaite que trois fois depuis mi-novembre 2014. La qualif’, l’Irlande et ses supporters la mérite. Ce qui n’est pas le cas de tous les soi-disant « meilleurs troisièmes » .

Par Florian Cadu
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