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Le "Worst of" de Jérémie Bréchet

On demande souvent aux footeux de se rappeler leurs plus beaux moments passés sur les rectangles verts. Seulement voilà, il ne faut pas oublier qu’il y a les moments moins bien : les gênants, les humiliants, les honteux, les tristes. Bref, les pires. Jérémie Bréchet, fortement pressenti pour être titulaire ce soir contre le Maccabi avec Bordeaux, s’est donc prêté au jeu de la pire interview du monde.

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Le pire adversaire ?
Alors le plus dur à marquer, je dirais Aruna Dindane, l’ancien Lensois. Avec lui, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai toujours galéré. Franchement, c’est ma bête noire. À chaque fois, il me mettait la misère.

Le pire coéquipier ?
Guirane N’Daw !! Il était toujours en train de s’embrouiller avec les adversaires, fallait tout le temps le calmer. C’est un super mec, hein, mais il était toujours en train de gueuler, de s’embrouiller. Tout le match fallait lui dire : « Guirane tais-toi ! » (rires).

Le pire stade, avec la pire ambiance ?
Je dirais le Slovan Liberec, avec l’OL, en Coupe de l’UEFA, il y a de ça une dizaine d’années (saison 2001-2002). C’était vraiment une ambiance hostile, le terrain était pourri, le stade tout petit. Ouais, c’était vraiment une ambiance dure, galère.

La pire engueulade de coach ?
Huub Stevens, au PSV ! C’était à la mi-temps d’un match qu’on était en train de perdre. Il avait vraiment une voix impressionnante, en plus je ne comprenais pas tout, donc c’était un peu galère. Sur le coup, on s’est tous tu, on a tous baissé la tête. En deuxième mi-temps, on a réussi à revenir et on fait match nul. Heureusement, d’ailleurs, car sinon ça aurait été violent (rires).

Le pire moment de ta carrière ?
Bah niveau bonne honte, il y a un match avec le PSV contre l’Atlético Madrid. On perd 3-0 chez nous, et personnellement je fais un match, on aurait dit un moins de 17 avec les pros. En plus, c’était mon premier match de Coupe d’Europe là-bas, et je me retrouve face à Agüero. Il était en pleine bourre à ce moment-là, et je peux te dire que je l’ai senti. Je me sentais vraiment impuissant, ce qui est sans doute le pire sentiment pour un footballeur. Tout ce que j’essayais de faire ça ne marchait pas, horrible ! Ouais, c’est vraiment le pire moment.

Le pire tacle que t’as effectué ?
Ah ouais, c’était il y a longtemps aussi, genre en 2002, quelque chose comme ça. Je me rappelle, c’était contre Valéry Mézague, qui était en pleine bourre à l’époque, je l’avais taclé, puis je ne sais pas comment il a fait, mais il me met un petit pont sur le tacle, alors que j’étais quasiment à terre. J’étais persuadé que j’allais prendre le ballon, et finalement je me suis juste fait un torticolis (rires).

La pire blague ?
C’est quand j’avais customisé la voiture de mon pote Matthieu Dreyer avec des œufs, de la farine, du PQ et des confettis dans les tubes d’aération. Sur le coup, il ne l’a pas trop bien pris, puis après vingt minutes, quand il a réussi à tout enlever, ça allait mieux. J’avais fait la blague avec Damien Perquis, et Matthieu nous avait dit qu’il avait pensé à nous pendant un certain temps, car des confettis dans les tubes d’aération, il faut du temps pour les faire partir !!

Le pire but ?
Il y a en eu beaucoup, depuis le temps. Mais vraiment le but le plus pourri, c’est l’égalisation de Monaco en quart de finale de Coupe de France avec Sochaux. C’était en 2011, je me rappelle. Ils égalisent à la dernière seconde, alors que juste avant, on a un trois contre deux pour marquer un but, et là on se fait contrer et ils égalisent sur la contre-attaque. À dix secondes près, on gagne le match. C’était vraiment un sale moment.

Le pire style vestimentaire chez un coéquipier ?

Ah, je dirais Sébastien Grax ! Même si ce n’est pas vraiment le pire style, car il est capable de bien s’habiller, mais au vestiaire, il était tout le temps en survêt’/capuche !

Le pire dragueur ?
Ah non, ça je ne peux pas le dire (rires). T’as qu’à dire que c’est une question trop dangereuse (rires) !

La pire tristesse ?
Ouh là là, il y en a eu quelques-unes, quand même. Mais la plus proche, c’est sans doute l’élimination en demi-finale de Coupe de France avec Troyes contre Bordeaux, l’année dernière, où c’est même moi qui mets le but contre mon camp. Donc, ouais, grosse tristesse.

Le pire maillot jamais porté ?
Bah sur le coup, non je n’en ai aucun. Mais quand tu regardes les maillots qu’on avait il y a dix ans, tu réalises qu’ils n’étaient pas très beaux.

La pire baston ?
Alors là, oui, c’était avec l’Inter à la Reggina. Je crois même que notre joueur, Emre, avait collé une droite à l’autre coach. Dans le couloir, c’était vraiment grosse baston, dans tous les sens. Moi, j’étais passé juste avant, mais j’ai quand même vu les poings partir de partout, bim bam boom !

Propos recueillis par Gaspard Manet
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