1. // Copa Libertadores
  2. // Internacional/Chivas (3-2)

L'Internacional régale

Mené 1-0 à la mi-temps comme au match aller, l'Internacional Porto Alegre s'impose 3-2 contre le Chivas Guadalajara et remporte ainsi la seconde Copa Libertadores de son histoire.

Modififié
0 0
Les Mexicains auraient pu réaliser le hold-up parfait. A peine rentré sur la pelouse, on sent que « el Bofo » Bautista prépare un mauvais coup. Ça commence par une belle provoc' pendant le protocole d'avant-match. Alors que ses coéquipiers sont sagement alignés, il se barre en plein milieu de l'hymne brésilien pour aller s'échauffer. Les commentateurs de TV Globo crient à l'outrage à la patrie pendant que les images repassent en boucle histoire de jeter encore plus de l'huile sur le feu.

Au match aller, c'était lui qui avait ouvert le score juste avant la mi-temps alors que son équipe était ultra-dominée. Cette fois, c'est son pote Fabian qui se charge de refroidir le stade Beira Rio à la 42e sur un splendide retourné acrobatique. 1-0, tout est à refaire pour l'Inter. Faute à un règlement bizarroïde qui s'applique uniquement lors de la finale de la Copa Libertadores, les colorados de Porto Alegre, vainqueurs 2-1 à Guadalajara ne tirent aucun avantage de leur but marqué à l'extérieur. Seul le nombre de pions inscrits sur les deux matchs est pris en compte. Si le score en reste là, on file droit vers les prolongations. Les gauchos n'en mènent pas large, surtout quand on sait que lors des trois finales précédentes, les équipes brésiliennes se sont toutes inclinées en jouant leur match retour à domicile.

Mais comme à l'aller, les hommes de Celso Roth vont se réveiller après la pause, poussés par leurs supporters, aussi chauds bouillants qu'en première période malgré l'ouverture du score adverse. Le milieu de terrain mexicain se fait complètement bouffer par les rouges, qui se jettent sur chaque ballon comme des morts de faim. A l'image du vétéran Tinga, de retour au club après un passage à Dortmund, qui a fini son match avec du sang plein les dreads suite à un choc dans la surface. Pour stopper l'hémorragie, le staff ne trouve rien de mieux que de lui filer un horrible bonnet de bain écarlate! A ses côtés, le jeune Sandro, qui effectue le chemin adverse puisqu'il s'agissait de son dernier match avant de rejoindre les Spurs de Tottenham. Pour compléter le quatuor, deux argentins : Guiñazu, pour ratisser tous les ballons et d'Alessandro pour distribuer des caviars et tirer les coups de pied arrêtés.

Giuliano, remplaçant toujours décisif

Après avoir vendangé deux occases immanquables, Rafael Sobis devance le gardien Michel, sur un centre au cordeau de l'excellent latéral gauche Kléber, pour égaliser à l'heure de jeu. Une belle revanche pour cet ancien de la maison, vainqueur de ce même trophée en 2006 (en compagnie de Tinga, mais aussi de l'ancien Marseillais Fernandão et du parisien Ceara), de retour au bercail après quatre saisons galère au Bétis Séville et au Qatar.

Les colorados n'ont plus qu'à dérouler. Les deux buts de la victoire sont de petits chefs d'œuvre inscrits par des gamins de 20 ans entrés en cours de jeu. Grand pont, course de 50 mètres balle au pied suivie d'une frappe en force pour Leandro Damião. Feinte de frappe et petit lob en finesse pour Giuliano, le super-sub des colorados. Presque toujours remplaçant, ce grand espoir du foot brésilien a inscrit la bagatelle de 6 buts en Libertadores, souvent décisifs, comme contre Estudiantes de La Plata en quarts ou São Paulo en demies, sans oublier son égalisation au match aller à Guadalajara. La réduction du score de Araujo dans les arrêts de jeu n'y fera rien, c'est bien l'équipe de Porto Alegre qui recevra la coupe des mains du Roi Pelé. Après les Nerazzuri, un autre Inter règne sur son continent... Avant que les deux formations ne se retrouvent en décembre à Abou Dhabi pour le mondial des clubs.



Louis Génot, à Rio de Janeiro

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Aucun commentaire sur cet article.
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
0 0