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  3. // Fiorentina/Inter (1-2)

L'Inter retrouve le sourire à Florence

Autoritaire, l'Inter est allée s'imposer 2-1 sur la pelouse de la Fiorentina. Une victoire méritée pour les joueurs de Mazzarri, qui ne s'étaient plus imposés à l'extérieur depuis le 2 novembre dernier. La Fiorentina, elle, paye la fatigue de la Coupe d'Italie. Mais peut se consoler avec le retour de Mario Gómez.

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Fiorentina - Inter 1-2
Buts : Cuadrado 46' / Palacio 34', Icardi 65'


Et si c'était la victoire dont avait besoin Walter Mazzarri pour enfin lancer son cycle ? Depuis de longues semaines, son Inter décevait. Pas de jeu, pas d'idées, pas d'envie. Même la victoire obtenue la semaine dernière face à Sassuolo, la première depuis le 22 décembre, avait été plus que poussive. Mais cette fois-ci, c'est la bonne. Ou du moins, cela semble être la bonne. Car s'imposer sur la pelouse de la Fiorentina n'est pas donné à tout le monde. Depuis le début de la saison, seul le Napoli y était parvenu, et c'était il y a quatre mois. L'Inter y est parvenue à son tour, et avec brio. Non pas une victoire clinquante 4-0, mais un succès mérité, 2-1, obtenu avec force et panache. La Fiorentina, qui avait disputé mardi soir la demi-finale retour de Coupe d'Italie, n'avait visiblement pas encore décuvé. Sa première période, ce soir, a été catastrophique. Il a fallu une belle bourde de Handanović en début de deuxième mi-temps pour la remettre dans le match. Mais l'Inter a vite remis les choses à l'endroit, avec un but décisif d'Icardi, enfin de retour aux affaires. Pour le jeu flamboyant promis par Mazzarri à son arrivée, il faudra attendre encore un peu, mais ce que l'on a vu ce soir est évidemment très encourageant. L'Inter a su dominer un adversaire qui lui est globalement supérieur, et va ainsi se donner une bonne dose de motivation pour la suite de la saison. Pour la Ligue des champions, c'est déjà trop tard, mais avec des prestations comme celle de ce soir, la Ligue Europa devrait être dans la poche. Mais attention aux rechutes, hein.

Palacio poteau, Palacio un-zéro

Palacio-Milito. Que c'est bon lorsque l'on peut enfin aligner son duo d'attaquants titulaires. Vincenzo Montella ne peut pas en dire autant. Au coup d'envoi, il aurait rêver de répondre avec un duo Mario Gómez-Pepito Rossi, mais doit se contenter de Iličić seul en pointe devant Joaquín et Cuadrado. Or, clairement, c'est la doublette argentine qui fait des merveilles en cette première période. Palacio par ci, Milito par là, les deux buteurs font beaucoup de mal à la défense de la Fiorentina. Une Fiorentina visiblement émoussée par son match de Coupe d'Italie disputé mardi soir, et qui n'arrive pas à proposer grand-chose d'intéressant lors de ces 45 premières minutes. Toutes les occasions sont à mettre à l'actif de l'Inter, que l'on n'avait pas vu aussi entreprenante depuis 2013 (au moins). C'est d'abord Palacio qui fait trembler le stadio Artemio Franchi avec une frappe croisée à la Batigol qui vient heurter le poteau de Neto. Dans la foulée, le portier florentin doit se surpasser pour repousser une autre fusée de Milito. Un coup, ça va, deux, ça va encore, mais trois, ça finit par craquer. À la troisième tentative, l'Inter score. La passe de Guarín est une invitation pour Palacio, qui contrôle de la poitrine et crucifie Neto. 1-0. Amplement mérité. La Fiorentina tente timidement de réagir, mais hormis une frappe excentrée de Vargas dans les arrêts de jeu, rien de concret à se mettre sous la dent. Montella rumine sur son banc. Et sait déjà ce qu'il va dire à ses joueurs dans les vestiaires.

Handanović se troue, Icardi fusille

Finalement, ce n'est pas la causerie de Montella qui va changer le match. Mais bien une belle boulette de Samir Handanović. On joue depuis une minute de jeu en seconde période lorsque Cuadrado déclenche une frappe qui n'a pas franchement l'air irrésistible. Handanović se couche, et laisse passer le ballon sous son corps. Une bonne bourde, qui brise tout le bon boulot fait par les Nerazzurri lors des 45 premières minutes. Et le portier slovène n'est vraiment pas serein, puisque quelques minutes plus tard, il foire une nouvelle sortie, qui ne profite cependant pas aux Florentins. Grâce à cette égalisation, la rencontre devient plus vivace et plus équilibrée. Et surtout, la Fiorentina semble revigorée. Mais l'Inter, passées les dix premières minutes de la deuxième mi-temps, se remet à croire qu'elle peut faire un coup. Mazzarri sent que son adversaire n'est pas forcément dans un grand soir, et que les défenseurs sont plutôt lourdauds. Il fait ainsi entrer le plus vivace Icardi à la place d'un Milito bon, mais déjà fatigué. C'est le changement qui va décider le match.

Dix minutes après son entrée en jeu, l'attaquant argentin se souvient qu'il est capable de jouer au football et pas seulement de poster des photos de lui et de sa meuf sur Instagram. Nagatomo centre et le bon Mauro reprend de volée du gauche. Neto s'incline. 2-1. En légère position de hors-jeu, Icardi ? Un peu, oui. Montella répond en faisant entrer Mario Gómez, qui fait enfin son grand retour après des mois et des mois d'attente. L'histoire aurait voulu que ce soit justement l'Allemand qui donne l'égalisation pour signer son come-back. L'occasion s'est présentée à la 94e minute, mais l'ancien du Bayern Munich a raté une énorme occasion devant les buts quasiment vides. Cela aurait été dur, car sincèrement, ce soir, l'Inter méritait trop de gagner pour que ce succès lui soit ôté. Le pire a enfin l'air d'être derrière, pour Mazzarri et sa troupe. En revanche, si Montella veut aspirer à une belle fin de saison, il devra résolument éviter que ce genre de prestations se reproduise. Même si le retour de Gómez est évidemment une vraie bonne nouvelle pour la suite.

Eric Maggiori
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ZiziJeanmaire Niveau : District
Ça donne un côté poissard à l'article d'avant match plutôt élogieux - et à juste titre - sur la Fio.
Et l'inter se rapproche, et comme il n'y a rien à comprendre dans l'irrégularité de cette équipe, pourrait bien finir fort.
ZiziJeanmaire Niveau : District
Ça donne un côté poissard à l'article d'avant match plutôt élogieux - et à juste titre - sur la Fio.
Et l'inter se rapproche, et comme il n'y a rien à comprendre dans l'irrégularité de cette équipe, pourrait bien finir fort.
nyakichan Niveau : CFA2
So foot, porteur officiel de poisse depuis 1820. Sinon content pour l'Inter, enfin un vrai match. Handanovic malgrès sa bourde dur de lui en vouloir vu combien de fois il a sauvé son équipe.
Je viens de regarder le résumé sur le site de Canal +. Je viens de me rendre compte que Walter Samuel joue toujours au football.
Calle Infierno Niveau : District
Je dirais pas que l'Inter a dominé, ils ont simplement balancé de longs ballons devant en espérant que Queue-de-rat ou Finito en fassent quelque chose... Sans parler de l'horrible hors-jeu d'Icardi sur le deuxième but...

La Fio a déconné en tricotant autant. Sortez Mati et sortez Neto svp...
RonHarrisJr Niveau : Loisir
[citer id="1126102" auteur="bukowski"]Je viens de regarder le résumé sur le site de Canal +. Je viens de me rendre compte que Walter Samuel joue toujours au football.[/citer

lol il a 36 ans, il va nous faire une zanetti.
Un seul joueur italien, sur la pelouse, au coup d'envoi, alberto aquilani...Chaque saison, le contingent des autochtones titulaires diminue; bientôt le sélectionneur italien sera contraint d'aller "pêcher" ses éléments en serie B, et encore, là aussi, le phénomène prend dangereusement de l'ampleur.
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