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  2. // 13e journée

Malmenée à domicile par Cagliari, l'Inter est parvenue à arracher le nul en fin de rencontre, mais ne profite pas du faux pas de la Juve. En revanche, tout va bien pour la Fiorentina, large vainqueur 4-1 de l'Atalanta.

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Cagliari aurait dû être une victime sacrificielle. L'équipe que l'on a déjà battue avant même d'entrer sur la pelouse. L'Inter, d'ailleurs, était persuadée de s'imposer et de revenir ainsi à deux points de la Juve. Oui, car hier soir, le leader du championnat italien a été tenu en échec par la Lazio (0-0), offrant ainsi une unique opportunité aux Nerazzurri. Une opportunité que les joueurs de Stramaccioni n'ont pas saisie. À San Siro, l'Inter a été bloquée par Cagliari, 2-2. Un nul étrange. Le champion d'Europe 2010 aurait pu perdre, mais aurait pu également s'imposer en fin de rencontre. Cagliari a offert une incroyable prestation et a même dicté sa loi pendant une partie de la rencontre. L'homme de la rencontre : un certain Marco Sau, lancé dans le grand bain par Zdeněk Zeman il y a quelque temps à Foggia. Le joueur se paye un doublé, le premier d'une jolie reprise, le second après un ciseau de Pinilla sur le poteau. Ce doublé répond au but initial de Palacio qui, à ce moment-là, semble lancer les Nerazzurri vers une rencontre tranquille.

Un peu chamboulée par le deuxième but sarde, inscrit à 25 minutes du terme de la rencontre, la formation nerazzurra (qui avait raté une folle occasion par Milito lorsque le score était encore de 1-1) est remise sur les bons rails par un malheureux but contre son camp d'Astori. À partir de là, l'Inter fait le siège du but d'Agazzi. Le portier sarde est héroïque sur une reprise à bout portant de Ranocchia, puis sur une frappe de Coutinho qui prenait le chemin de la lucarne. Mais un match de l'Inter ne peut pas se terminer sans une bonne grosse polémique. À quelques secondes du terme, Astori fauche Ranocchia juste à l'intérieur de la surface. Pénalty ? Non. Rien, pour l'arbitre, ce qui rend totalement dingues Stramaccioni et Moratti. On les comprend. Mais on en reste à 2-2. L'Inter loupe une sacrée occasion de recoller à la Juve et reste ce soir à quatre longueurs du leader. C'était bien la peine d'aller gagner à Turin, hein...

La Fiorentina sur le podium

Des matchs nuls pour la Juve, l'Inter, le Napoli et la Lazio. Du quintet de tête, le seul grand gagnant de la journée, c'est la Fiorentina. La formation viola dispose de l'Atalanta (4-1) et enchaîne là un cinquième succès consécutif en Serie A. Trois points qui offrent à l'équipe de Montella la troisième place du classement, à égalité avec le Napoli. La physionomie de la rencontre ressemble étrangement à la dernière rencontre disputée par l'équipe florentine à domicile, contre Cagliari. Même score, et même évolution du score : 1-0, 1-1, 2-1, 3-1, 4-1. Même le premier buteur du match est resté le même : Gonzalo Rodriguez. Au-delà de cette similitude, le grand bonhomme de la journée, c'est indubitablement Alberto Aquilani, auteur d'un doublé en fin de première période et d'une passe décisive pour Luca Toni en début de deuxième acte, qui a tué tout suspense. La tâche de la formation viola a été rendue plus simple par l'expulsion de Cigarini juste avant la pause. Fin de série pour l'Atalanta, qui restait sur six matchs sans la moindre défaite en championnat. La Fiorentina, pour sa part, confirme qu'il va réellement falloir la prendre au sérieux. Et si on tenait là l'autre rivale de la Juve ?

Pour sa part, Catane ne sera pas le rival de la Juve. Mais les Siciliens risquent bien d'en emmerder plus d'un cette saison, surtout au stadio Massimino. Après avoir corrigé la Lazio il y a deux semaines (4-0), l'équipe de Maran est venu à bout du Chievo (2-1), grâce à un doublé d'un ancien de la Juve, justement, Sergio Almiron. Ce succès permet à Catane de passer devant l'Atalanta et de se hisser pour la première fois de la saison à la sixième position, à quatre points de la Lazio. Une équipe qui ne paie pas de mine, mais qui n'a quasiment pas évolué depuis la saison dernière et qui se connaît donc par cœur. Avec quelques hommes forts (Gómez, Bergessio, Lodi), elle est en train de réaliser de jolies choses, poursuivant ainsi l'excellent travail effectué par Vincenzo Montella lors du précédent exercice. On plaint le prochain qui viendra se déplacer au stadio Massimino. Ah, tiens, le calendrier nous annonce qu'il s'agit du Milan AC.

Un derby génois de la terreur

Le score de la journée, c'est 2-2. 2-2 entre le Napoli et le Milan AC, 2-2 entre l'Inter et Cagliari et 2-2, enfin, entre l'Udinese et Parme. Un match nul dur à digérer pour les Frioulans, qui ont mené au score jusqu'à la 89e minute et l'égalisation de Palladino, qui n'avait plus marqué en Serie A depuis huit mois. C'était décidément le match des revenants : après l'ouverture du score de Toto Di Natale (qui, lui, ne disparaît jamais), c'est Marchionni qui a égalisé pour Parme. Oui oui, Marchionni, un mec dont le dernier pion en championnat d'Italie remonte au 17 octobre 2010. Costaud. Au final, un résultat juste, même si l'Udinese aurait pu inscrire un troisième but en seconde période. La saison est vraiment compliquée pour Francesco Guidolin et ses joueurs, qui ne pointent ce soir qu'à la dixième position. Parme, avec un point de plus au compteur, est huitième, à égalité avec la Roma, qui compte toutefois un match en moins, à disputer demain soir face au Torino.

La bagarre fait également rage dans le bas de tableau. La victoire très importante de la journée est à mettre à l'actif de Bologne. Les joueurs de Pioli, qui jouait là sa tête, ont parfaitement négocié le choc face à Palerme. Une victoire nette, 3-0, grâce à des buts de Gilardino, le vétéran, Gabbiadini, l'avenir, et Diamanti, la pépite. Bologne n'avait plus gagné le moindre match depuis le 30 septembre et sort enfin de la zone de relégation, tandis que Palerme flirte dangereusement avec cette même zone rouge. Une zone rouge dont espère bientôt sortir Sienne. Sans leur pénalité de six points, les Toscans seraient tranquillement calés en milieu de tableau. Mais non. Ils doivent cravacher, chaque week-end, comme aujourd'hui où l'équipe de Cosmi a battu Pescara sur le plus petit des écarts, 1-0. Cette victoire permet à Sienne de quitter pour la première fois de la saison la dernière place du classement, ce qui est déjà un sacré exploit. Ce que l'on peut déjà affirmer, c'est que ce soir, la lanterne rouge sera une équipe génoise. Reste à savoir laquelle. Pour la première fois de l'histoire, les deux équipes de Gênes vont s'affronter dans le traditionnel derby de la Lanterne en étant toutes les deux relégables. Le gagnant aura le droit de sortir de la zone de relégation. Le perdant sera bonnet d'âne du classement. Le derby de la Lanterne rouge.

Les résultats :

Juventus - Lazio 0-0
Milan - Napoli 2-2
Inler 4', Insigne 30' / El Shaarawy 44' et 82'
Bologna - Palermo 3-0
Gilardino 22', Gabbiadini 44', Diamanti 48'
Catania - Chievo 2-1
Almiron 50', Almiron 85' / Andreolli 93'
Fiorentina - Atalanta 4-1
Rodriguez 6', Aquilani 43' et 45', Toni 49' / Bonaventura 33'
Inter - Cagliari 2-2
Palacio 9', Astori (csc) 82' / Sau 43' et 65'
Siena - Pescara 1-0
Valiani 31'
Udinese - Parma 2-2
Di Natale 9', Pereyra 50' / Marchionni 47', Palladino 89'
Sampdoria - Genoa, ce soir, 20h45
Roma - Torino, demain, 20h45

Eric Maggiori
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Bien content pour la Fiorentina (pas pour ses supporters surtout pour Montella). Ce sera je crois, un grand entraineur, il a tout pour, y compris du savoir être. Il y en a du côté de Rome qui devrait peut-être se regarder dans un miroir et en tirer les conséquences mais vu la moralité de Baldini c'est peu probable.
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