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  2. // 33ème journée

L'Inter et le Napoli se relancent

La course à la troisième place s’affole : la Lazio perd à Novara, le Napoli gagne à Lecce et revient à un point, tandis que l’Inter s’impose lors de la confrontation directe contre l’Udinese. A 18h, lutte Scudetto avec Cesena-Juventus et Milan-Genoa.

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Décidément, la lutte pour la troisième place battra son plein jusqu’au bout. Depuis cet après-midi, elle est plus que jamais relancée. Cinq équipes se tiennent désormais en cinq points. La Lazio (55), le Napoli (54), l’Inter, l’Udinese (52) et la Roma (50). Cinq prétendants pour une seule place disponible. Et autant le dire : à quatre journées de la fin, tous les scénarii sont encore envisageables. Surtout si l’on regarde le calendrier. Lors de la prochaine journée, quatre de ces cinq formations vont s’affronter. Roma-Napoli samedi soir, Udinese-Lazio dimanche soir, voilà deux rencontres qui permettront d’en savoir plus sur cette course à la Ligue des Champions. Sans compter que lors de la dernière journée, la Lazio et l’Inter s’entretueront au Stadio Olimpico. En attendant tous ces rendez-vous bouillants, il est assez simple de distribuer les bons et les mauvais points de la journée. L’Inter et le Napoli obtiennent les félicitations, tandis que la Lazio, la Roma et l’Udinese reçoivent toutes un cruel « Doit mieux faire » . Avec peut-être même un conseil de discipline qui se profile pour la Roma.

Sneijder renait, Cavani puissance 100

De fait, les Nerazzurri sont allés s’imposer en patrons sur la pelouse de l’Udinese, quatrième du classement avant cette journée. Tout avait pourtant bien commencé pour les Frioulans, qui avaient ouvert le score dès les premières minutes par un missile de Danilo. Mais l’Inter a su trouver les ressources. Bien aidée par une faute de main du portier Handanovic, l’équipe d’Andrea Stramaccioni a d’abord égalisé par Sneijder. Son premier but depuis le 26 octobre dernier. Mais comme le Hollandais est un morfale, il décide d’en ajouter un deuxième dans la foulée, d’une délicieuse balle piquée sur un service de Milito. A 2-1, les joueurs de Guidolin font moins les malins, surtout que Di Natale n’a pas l’air dans un grand jour. Le coup de massue arrive quelques minutes avant la mi-temps, grâce à un Ricky Alvarez qui s’en va jouer les funambules dans la surface avant d’ajuster Handanovic d’une frappe croisée toute dégueu mais efficace. En seconde période, l’Udinese essaie, mais n’a pas les jambes. L’Inter défend avec ordre, concède quelques occasions de trop, mais s’en sort avec brio. Comme le rival du Milan AC, l’Inter repart du Frioul avec trois points et un moral regonflé à bloc. Les Lombards reviennent à hauteur de leur adversaire du jour, à seulement trois points de la Lazio. Qui l’eut cru ?

Et qui eut cru, aussi, que le Napoli allait revenir dans la course ? Après avoir encaissé trois défaites consécutives (Juventus, Lazio, Atalanta), Naples pensait être définitivement out. C’était sans compter sur les ténors de l’équipe, toujours fidèles au poste. Sur l’hostile pelouse de Lecce, qui se débat pour rester en Serie A et qui restait sur six matches sans défaite, les Napolitains n’ont pas tremblé. Bien aidés, il faut l’avouer, par le chef d’œuvre de Hamsik après seulement 4 minutes de jeu. Une demi-volée monumentale pour ouvrir le score et mettre sur la bonne voie son équipe. Lecce a ensuite tenté, tenté, tenté encore. Mais le Napoli a été costaud, et a tué les espoirs des joueurs des Pouilles en seconde période, grâce au 100ème but de Cavani depuis son arrivée en Italie (37 avec Palerme, 63 avec le Napoli). Puis une fin de match gérée, malgré les assauts du désespoir de Lecce, qui voit lentement la Serie B se rapprocher. Naples revient à une toute petite longueur de la Lazio et va désormais devoir aborder une véritable finale, avec un déplacement chez l’AS Roma dans trois jours.

Les équipes romaines au coin

Or, à trois jours du choc, la Roma ne fait pas bonne figure. Après leur déroute face à la Juventus (4-0), les Giallorossi avaient à cœur de se racheter, à domicile, face à la Fiorentina. Fastoche, vu que la Viola est 16ème. Tu parles. La Roma avait certainement oublié que l’homme sur le banc de la Fiorentina, Delio Rossi, est sa bête noire. Depuis son passage sur le banc de la Lazio (2005-2009), le coach a pris l’habitude de battre la Roma à chaque fois qu’il la rencontre. Et il n’a pas failli à sa réputation. Avec un but très rapide de Jovetic, l’équipe florentine a pris le contrôle du match, ratant ensuite de nombreuses occasions. En seconde période, la Roma reprend courage, et égalise de façon rocambolesque par l’immortel Totti. Les Romains partent alors à l’abordage du but de Boruc, mais se font cueillir à la 92ème minute par une frappe dans la lunette de Lazzarri. Victoire importantissime en vue du maintien pour les Florentins, et défaite pesante pour la Louve. Un revers rendu encore plus dramatique par l’expulsion directe d’Osvaldo en fin de rencontre. Luis Enrique va devoir se faire une raison : s’il perd contre le Napoli samedi, il pourra dire adieu à ses rêves de Ligue des Champions.

Même discours pour la Lazio. Malgré le fait que les Biancocelesti n’ont pris qu’un point lors des trois dernières journées, ils restent incroyablement troisièmes. Mais l’équipe d’Edy Reja a, cette fois-ci, épuisé tous ses jokers. En perdant à Novara, elle se retrouve contrainte de réussir un exploit, dimanche, face à l’Udinese. En même temps, une question se pose : une équipe qui vient de prendre un point en trois jours contre deux équipes relégables mérite-t-elle vraiment de se qualifier pour le tour préliminaire de la C1 ? La première réponse, instinctive, serait « non » . Mais la Lazio a des circonstances atténuantes : notamment cette malchance qui lui ôte, chaque semaine, la moitié de ses titulaires. Aujourd’hui, à Novara, la Lazio a terminé son match avec une attaque à pleurer Kozak-Alfaro-Rozzi. Difficile de lutter avec les Cavani, Lavezzi, Di Natale, Milito et autres Totti. D’ailleurs, juste après la défaite à Novara, Reja avait l’air résigné. « Il faut croire que ce n’est pas notre année. Tout tourne en notre défaveur  » . En attendant, la Lazio est troisième. Encore.

Maintien en vue pour tous

Quatre autres matches dans le reste de la Botte. Quelques équipes en ont profité pour visiblement assurer leur maintien. Hier, l’Atalanta et Cagliari se sont respectivement imposés contre le Chievo (1-0) et Catane (3-0). Deux victoires qui leur permettent d’atteindre 43 et 41 points, ce qui devrait logiquement être suffisant pour rester en Serie A. Cet après-midi, Sienne et Bologne se sont quittés sur un match nul (1-1) entre amis qui arrange tout le monde. Avec 43 points, Sienne se permet même une entrée dans la première moitié de tableau, tandis que Bologne suit à 42 points. Enfin, la très belle opération de la journée est pour Parme. Les Parmesans sont allés prendre trois points sur le terrain de Palerme (1-2). Le maintien est désormais largement en poche (44 unités), et l’équipe de Donadoni finit même la saison en boulet de canon (comme l’année dernière, d’ailleurs). En revanche, la fin de championnat de Palerme est calamiteuse. Les Rosaneri n’ont obtenu qu’une seule victoire lors des dix dernières journées, et pointent ce soir à une très triste 15ème position. Une question subsiste : comment le coach, Bortolo Mutti a-t-il bien pu résister à une telle série noire ? Ah, Zamparini, ce n’est plus ce que c’était…

Résultats et classement

Eric Maggiori
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passionnante lutte, mais quel livellèment de niveau vers le bas. je pense que ca se jouera entre Napoli et Inter, les 2 équipes les plus fortes dans l'absolu, et ca ne serait pas plus mal pour le coefficient UEFA de l'Italie. Car je vois mal Udinese ou Lazio passer le tour préliminaire en tant que non tête de série. La Roma n'a quant à elle aucune chance.
C'est vrai qu'à part la Juve et le Milan qui sont au-dessus, les 3-4 équipes qui luttent pour la troisième place ont quand même vécu des périodes très difficiles, et sont toujours là. Je pense notamment à l'Inter, qui malgré une saison plutôt pourrie, est encore largement en course pour aller décrocher la Lazio de sa troisième place. Mais, perso, je vais pas m'en plaindre. En tout cas, on voit bien ce qui marchait en 2010, et qui a manqué cruellement ces deux dernières saisons, la relation technique entre Sneijder et Milito, que même Eto'o (et malgré une énorme saison) ne parvenait pas à faire oublier l'année dernière.
Forza Inter !
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