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L’Inter encore et toujours en chantier

C’est un changement de cap qui pose clairement question. Tant au niveau du timing, que du choix De Boer. Pourquoi maintenant et pas avant ? Est-ce vraiment mieux que Mancini ? Et pourquoi, tout simplement ?

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C'est le genre de séparation qui ne prévient pas et qui empire en quelques jours. D’abord une brouille à la mi-juillet entre Roberto Mancini, pas du genre à se laisser marcher sur les pieds, et son président, Erick Thohir, concernant le projet du club. Ça s’est transformé en rumeur de départ, le 25 juillet, avec l’aide non négligeable des médias italiens. Et puis, une citation de l’homme d’affaire indonésien, deux jours plus tard, sous forme de réconciliation : « Il est notre entraîneur. Je crois vraiment en son travail.  » Une cohabitation pacifique et puis, le 8 août, la lettre d’adieu du Mancio, étrangement serein, peut-être grâce à un joli parachute dorée : «  Mes engagements professionnels à l'Inter prennent fin aujourd'hui. Avec le club, nous avons trouvé un accord à l'amiable, en toute sérénité. » Et enfin, la nomination de Frank de Boer, le lendemain. Non pas que tout a toujours été rose entre Roberto et l’Inter, mais ce divorce a surtout surpris par son timing.

Poussé au divorce


Car malgré un classement et une saison en demi-teinte, quatrième à treize points de la C1, nombreux étaient ceux qui pensaient que les deux parties avaient fait le plus dur. À savoir passer la fin de saison, digérer la déception, repartir du bon pied, planifier le mercato, entamer la préparation et fixer les objectifs... Mais non, à l'image de ce que Bielsa a fait avec l’OM, la rupture a lieu en tout début de cycle. Moment qui n’est pas du tout, faut-il vraiment le préciser, adapté pour ce genre de crise. La presse italienne tient d'ailleurs à resituer le début de la scission et parle d’une mise à l’écart progressive du technicien italien, évoquant par exemple un refus de collaboration concernant le mercato.

Certains de ses joueurs auraient également abandonné l’homme, son projet, son style de jeu, ses sorties médiatiques et son caractère il y a un moment. Bref un divorce en tous points qui a juste tardé à se réaliser, comme le révèle ce bout d'interview au site FCinter1908 de Filippo Mancini, fils de : « Avec l’arrivée de Thohir et puis des Chinois, les choses ont changé. Ils sont plus attirés par le business que par le football. J’ai même le sentiment qu’ils ne comprennent pas l’Inter, un club qui – jusqu’à peu – avait un vrai rayonnement international. Et du coup, l’Inter ne semble même plus être vraiment une priorité. C’est comme un jouet pour eux. » Tout ça pour dire que les dirigeants de l’Inter ne se sont pas vraiment demandé si De Boer valait mieux que Mancini, puisqu’ils avaient déjà décidé que tout valait mieux que la seconde option, et qu’il valait mieux trop tôt que trop tard.

Et ce FDB dans tout ça ?


Mais quand bien même, le choix du Batave pose également question. Si Mancini Junior estime que les dirigeants de l’Inter ne connaissent rien au foot, passer d’un pragmatique italien à un esthète néerlandais, c’est faire preuve d'une certaine ambition et d’une volonté de changer de cap. D'ailleurs, pour sa première interview, FDB déclare ne vouloir faire aucune concession concernant sa philosophie. Même s’il aura peu de temps pour se construire une équipe à son image, il veut de la formation, de la possession et de la vision : « Mon projet, c’est de faire un mélange de jeunes joueurs et d'éléments expérimentés pour développer une équipe qui joue selon le style que je prône. Je propose un jeu d'attaque mais cohérent. De toute façon, maintenant, l'Italie est beaucoup plus qu'une grande école de football défensive. Il est également agréable de voir jouer des équipes comme la Juventus et la Roma.  »


Frank de Boer est, par exemple, tout à fait capable de féliciter ses joueurs en cas de belle défaite, c’est-à-dire en cas de victoire de possession et de défaite comptable. Et tout ça peut s'expliquer par sa seule expérience en tant qu'entraîneur, l’Ajax. Même s'il dit le contraire, il ne s’est donc jamais confronté à la pression du résultat immédiat et à la gestion des égos, avec notamment un dossier Icardi à prendre en main assez rapidement. Ce nouveau défi sera clairement la clef de la réussite. Quoi qu’il en soit, il peut se rassurer. À l’image du duel Sarkozy-Hollande dont on connaît l'issue, FDB a déjà remporté la première bataille face à Mancini, à savoir celle du « qui est moins pire ? » Il ne lui reste plus qu'à tenir ses engagements et profiter de son totem d'immunité, deux ou trois mois tout au plus, pour se construire un avenir en Italie. En tout cas, il a déjà prévenu : « La Juventus ? Rien n'est impossible, personne n'est imbattable. »



Par Ugo Bocchi
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