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  2. // 2e journée

L'Inter en souffrant

Première manquée pour le Milan galactique (2-0 pour Cesena). La Roma humiliée à Cagliari (5-1!!!). L'Inter est le grand vainqueur de ce début de 2e journée, malgré une victoire peu convaincante sur l'Udinese.

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Les arrivées conjointes d'Ibrahimovic et de Robinho avaient fait de ce déplacement de Milan à Cesena, un événement. Au final, ce fut une déroute pour les Rossoneri. Comble du ridicule, le grand Suédois égratigna même sa prestation d'un pénalty manqué en fin de match, d'une prétentieuse frappe renvoyée par le poteau. Avec Robinho sur le banc (entré à la place de Ronnie à la 56e), le Milan a ressemblé au Real galactique : un empilement de talents improductif et une défense aux abois. Rarement une équipe n'a additionné autant de talonnades en 90 minutes, mais à quoi bon ? La plus belle action du match fut l'oeuvre du surprenant promu : renversement de jeu pour Scheletto, amorti de la poitrine, centre enchaîné sans laisser à la balle le temps de toucher le sol, et Bogdani qui coupe de la tête devant Papastathopoulos pour ouvrir le score (31e). Sur un nouvel errement défensif et un beau mouvement de Cesena, les locaux doublaient la marque par Giaccherini juste avant la pause (44e).

L'impuissance de ses hommes obligeait Allegri à jeter tous ses atouts dans le jeu : Gattuso sortait pour Super Pippo (64e). Evidemment plus dangereux que tous ses collègues de l'attaque réunis, Inzaghi obtint le pénalty sabordé par Ibra (86e). A noter que la mobilité de Robinho pourrait bien mettre en danger Ronaldinho, inquiétant de torpeur. Au final, Cesena après son nul à Rome, est la vraie bonne surprise de ce début de championnat. Le promu pointe à la deuxième place. Par un coup de force, c'est Cagliari qui s'est installé à la première. Aidés par l'exclusion de Burdisso (22e), les Sardes ont fait exploser la Roma (5-1). Dur samedi pour les cadors.

L'Inter dans la douleur

Car l'Inter a, elle aussi, souffert. Mais l'a emporté. C'est toute la différence. Après son triste match nul et vierge à Bologne, le quintuple champion en titre se rassurait avec un but d'entrée de Lucio (9e) sur corner. Eto'o avait peut-être légèrement entravé la sortie du portier adverse, mais le Brésilien se trouvait bien trop esseulé pour ne pas faire mouche d'un plat du pied gauche enroulé. Avec les jeunes Mariga et Biabiany en appui de Cambiasso, la récupération interiste manquait cruellement de science du placement et de sens de la transmission. Conséquence : les opportunités arrivent trop fréquemment dans les pieds du trident offensif pas dégueu de l'Udinese : Di Natale, Floro Flores, et Alexis Sanchez.

Sur un corner tiré en une-deux, ce dernier centre dans un fauteuil pour Floro Flores, qui égalise (31e). Chivu, préféré à Santon (encore juste ?), cueillait une pâquerette. Meilleur joueur de la fin d'après-midi, le Cristiano Ronaldo chilien mettra à lui seul le bordel dans l'arrière-garde interiste, notamment au retour des vestiaires. 48e : extraordinaire et audacieuse sortie de balle dans ses 20 mètres entre Cambiasso et Biabiany, comme amorce d'une action qui envoyait Di Natale seul face à Julio Cesar ... si le portier interiste n'avait pas eu l'ingénieuse idée de sortir à hauteur de ses 40 mètres. 56e : dans la minute suivant la sortie de Chivu, Zanetti voit l'avion chilien débouler, et seule la maladresse de Floro Flores empêche l'ailier de signer une passe décisive.

Face à la menace de faillite, Benitez lance Pandev à la place du jeune Français, Biabiany, pour restaurer le 4-3-3 qu'affectionnait le Mou dans les dernières semaines de son mandat, quand l'Inter évoluait à domicile. Surtout, Sneijder prend le match en main. Sur une passe en retrait, un Angella passe à la 66e. Main débile du défenseur de l'Udinese, et pour bien souligner le caractère étriqué, presque injuste, de la victoire des siens, Eto'o facture en deux temps (2-1). Dans les arrêts de jeu (91e), Di Natale est même stoppé par un drapeau peut-être trop pointilleux de l'arbitre de touche. Benitez tient sa première victoire en Serie A. Dans la douleur.

Par Thomas Goubin

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