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  2. // Huitièmes de finale
  3. // Inter/Sampdoria (2-0)

L'Inter en quarts, sans forcer

Réduite à dix dès la 11e minute, la Sampdoria aura finalement résisté jusqu'au dernier quart d'heure face à une Inter appliquée, mais peu créative. Pour sa première titularisation, Xherdan Shaqiri a ouvert le score sur une passe décisive de Lukas Podolski. En fin de match, Icardi a alourdi la marque dans les cages vides (2-0).

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Inter 2-0 Sampdoria

Buts : Shaqiri (72e), Icardi (88e) pour l'Inter

Souvent remis en question, le mercato d'hiver apporte rarement des réponses concrètes aux clubs qui en abusent. Mais la 72e minute de ce huitième de finale de Coppa Italia a de quoi légitimer le mercato de l'Inter. Bien servi en pivot à l'entrée de la surface, Lukas Podolski résiste à son défenseur et sert idéalement Xherdan Shaqiri d'une talonnade inspirée. Seul, le Suisse fusille Sergio Romero, qui ne réalisera pas un énième exploit : 1-0 pour un but 100% mercato. Roberto Mancini le répétait depuis son arrivée en novembre : il lui fallait des joueurs neufs pour mettre en place un football de qualité. Deux mois plus tard, Podolski et Shaqiri ont fait de ce 4-2-3-1 une évidence. Après avoir provoqué l'expulsion de Krstičić à la 11e minute, puis manqué un penalty à la 36e, Mauro Icardi aura finalement pu célébrer un but en fin de match, face aux cages vides (88e). Et l'Inter s'en va en quarts de finale.

Duel de grinta, puis attaque-défense


Roberto Mancini et Siniša Mihajlović, ex-coéquipiers à la Samp et la Lazio, ex-collègues sur le banc de l'Inter et grands amis, devaient fournir un grand spectacle de grinta à l'occasion de cet Inter-Samp à élimination directe. Cela aura duré dix minutes. En ce début de match, c'est l'Inter qui prend le dessus grâce à son intensité. L'Inter joue haut, la Samp essaye de passer au-dessus. Mais à la 11e minute, un contre bouleverse le match. À la suite d'un corner bien défendu, un une-deux pensé par Shaqiri lance une contre-attaque noir et bleu. Icardi est idéalement trouvé seul dans le dos de la défense des Blucerchiati, avant de se faire déséquilibrer par Nenad Krstičić. L'arbitre Tagliavento n'hésite pas et sort un carton rouge. Sage, la Samp se regroupe derrière et attend des contres dangereux. Cela donnera une frappe dangereuse d'Okaka à la 21e minute, mais c'est tout.

Durant la demi-heure qui suit, l'Inter pousse par l'intermédiaire des manœuvres et des raids de Kovačić, positionné en numéro 10, mais ne se procure que trois occasions malgré la supériorité numérique. À la 16e, Kovačić récupère un ballon et charge vers le but de Romero, mais sa frappe est trop écrasée. À la 35e, Kuzmanović trouve Dodô au bord de la surface. Le Brésilien prend le meilleur sur Wszołek et se fait déséquilibrer. Pénalty. Icardi défie Romero, mais le portier argentin repousse le tir du numéro 9. Une sorte d'hommage de renard argentin à renard argentin en l'honneur de David Trezeguet, peut-être. Dix minutes plus tard, Romero réalise un nouvel exploit sur une tête lobée de Podolski. Sur le corner suivant, un missile air-sol de l'Allemand met Marchionni KO, tandis que Cacciatore, secoué par un coup d'épaule du buffle Shaqiri, déclare finalement forfait. Les recrues ne marquent pas, mais assomment leur adversaire. La Samp est encore vivante, l'Inter se mord les doigts.

Podolski et Shaqiri, et Mancini sourit


L'Inter remet les mains sur sa prise dès le début de la seconde période : Icardi et Shaqiri tentent leur chance de loin. À la 56e, la Curva Nord croit bien voir Kovačić ouvrir le score au point de penalty, mais le ballon est dévié en corner. C'est le moment que choisit Shaqiri pour porter son équipe et accélérer. Le Suisse gagne le carton jaune de Romagnoli, obtient des corners et soulage largement le pauvre Kovačić, souvent bien seul à la création. Alors qu'il avait du mal à faire la différence loin sur son côté gauche, c'est finalement en position d'avant-centre que Podolski trouvera l'espace pour être décisif, servant idéalement Shaqiri à la 72e minute : 1-0. Cinq minutes plus tard, Wszołek écope d'un second carton jaune pour une faute loin de ses cages. Des erreurs qui auront coûté cher à une Samp pourtant ambitieuse. Orpheline de l'activité de Mihajlović sur son banc (suspendu), la belle génoise n'aura jamais joué avec les idées claires. À 11 contre 9, Mancini en profite pour offrir une ovation à Shaqiri, qui laisse sa place au jeune Bonazzoli. Enfin, si les dernières minutes du match mettent en valeur la combativité d'Okaka, c'est finalement Icardi qui profitera d'une bourde de De Silvestri pour alourdir le score : 2-0 et une première célébration sous la Curva en l'honneur de la naissance de sa fille. Solidité et grinta : l'Inter est de plus en plus « mancinienne » .

Par Markus Kaufmann
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Soulflytribe Niveau : District
Mouais... avec un rouge dès 11 minutes contre la Samp (deux durant les 90 minutes) et encore un penalty (manqué) j'espère bien qu'ils ont pas eu à trop forcer...
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