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  2. // 13e journée

L'Inter décrochée ?

Le Milan AC sort le costard-cravate du leader, la Lazio n'arrive pas à se faire à son maillot vert, et l'Inter rit jaune face au Chievo. .

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Un contrôle dos au but dans la surface, et un retourné magique pour tromper le portier de la Fiorentina. Du Zlatan Ibrahimovic dans le texte. Neuvième succès de la saison pour Milan : effort minimum pour conséquence maximale. Les potes du Suédois prennent du large. Car derrière, la Lazio Rome a choisi de surfer elle aussi sur la tendance du minimalisme. En déplacement à Parme, les Romains dans leur superbe maillot vert caca d'oie avaient clairement décidé de mettre le frein à main. Menés dès la 23ème minute par l'immortel Crespo, les biancocelesti-verdi ont tranquillement réagi, sans s'affoler, et ont égalisé dans les arrêts de jeu de la première période par Floccari, aidé par Antonelli. Un point pris à Parme, « ça ira » se sont dit les joueurs d'Edy Reja, qui n'avaient pas la niaque nécessaire pour obtenir plus. Ou juste pas envie de gagner. La Lazio reste deuxième, mais Milan a désormais 3 points d'avance. Ce sont les risques du minimalisme.

Un risque que n'a pas couru la Juventus. La Vieille Dame, invaincue toutes compétitions confondues depuis le 23 septembre, a réglé le problème Genoa en 5 minutes. A la 18ème, une frappe de Marchisio est déviée grossièrement dans son propre but par le gardien Eduardo. Cinq minutes plus tard, Milos Krasic fête son retour avec un but à la Krasic. Et c'est tout. 300 secondes avec le pied sur l'accélérateur : suffisant pour battre un Genoa bien plus faible que les saisons précédentes. La Juve reste accrochée à la quatrième place, à un point du Napoli qui s'est facilement débarrassé de Bologne (4-1). Hamsik a marqué deux fois, Cavani une, tout le monde est content. Tout le monde, sauf la Roma, qui n'aura goûté à la troisième place que le temps d'une soirée. La veille, avec un Jérémy Menez niveau international, les giallorossi avaient battu l'Udinese 2-0. En revanche, on ne sait pas trop quel signal a voulu envoyer Samuel Eto'o à la 38ème minute du match Chievo-Inter. L'Inter Milan est menée 1-0 et le camerounais, après une petite altercation, décoche un coup de boule zidanesque dans la poitrine du défenseur Cesar. On se demande ce que son coéquipier Materazzi a bien pu lui dire après la rencontre. Punition immédiate : les nerazzurri s'inclinent à Vérone (2-1) et glissent à neuf points du cousin rossonero. L'Inter est sixième, rattrapée même par Palerme, qui grâce au premier but de la saison de Miccoli, s'est imposé sur la pelouse de Cesena (2-1). Quant à Eto'o, il n'échappera pas à la preuve télévisée. Lourde suspension en vue?



Le chic minimaliste, c'est bien, mais dans certains clubs, on n'en a rien à faire de la mode. C'est le cas de la Sampdoria, qui aurait pu se contenter de l'effort minimum face à Lecce. Les Dorians menaient 2-0 à la mi-temps (doublé de Pazzini) et Lecce jouait à dix après l'expulsion de Chevanton. Mais non. A Gênes, on aime bien se compliquer la vie. Lecce revient à 2-2. Mais Giampaolo Pazzini, encore, plante le but de la victoire à la dernière seconde. Fou. Un autre homme n'aime pas la simplicité : Roberto Donadoni, qui a pris en main une équipe de Cagliari à la dérive. Pour son premier match, sur la pelouse de Brescia, il s'est mordu les doigts pendant plus d'une heure. Mais Matri et Conti ont renversé la situation en deuxième période, rendant son baptême du feu plus agréable (1-2).











A lire : Le résumé de Milan/Fiorentina

Eric Maggiori

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