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  2. // 4ème journée

L'Inter dans un fauteuil

Rien ne change en Ritalie. L'Inter est déjà en tête, la Roma galère, Naples tire la gueule et le Milan peine à suivre le rythme de ses frangins.

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Mr. Eto'o


La venue de Bari à Milan n'avait rien pour faire sourire Rafael Benitez. L'an dernier, les Sudistes étaient venus chercher deux nuls à San Siro (contre l'Inter et contre l'AC Milan). Alors quand Sergio Almiron fracasse le poteau gauche de Julio Cesar au bout de 30 secondes de jeu, on se dit que l'Inter va passer à la casserole. D'autant que le jeu intériste est mono-tâche : tout faire pour que Diego Milito, en pleine crise de confiance, claque son premier caramel de la saison. Obnubilés, les Milanais vont parvenir à leurs fins sur un service trois étoiles de Samuel Eto'o. Milito libéré, on attendait que l'équipe se mette au diapason. Ce fut le cas dans le sillage d'un Eto'o All Star auteur d'un doublé sur penalty et véritable moteur offensif des Nerazzurri en ce moment (5 buts en 4 matches). L'Inter l'a jouée facile, Diego Milito se fendant même d'un doublé, une démonstration qui porte le sceau de la suprématie. 4-0. Net et sans bavure (sauf peut-être la blessure de Samuel). Benitez œuvre exactement dans le même registre que Mourinho et récolte les lauriers. Les tenants du titre sont déjà en tête. Tout sauf une surprise.



Le Milan n'y arrive pas


Hernanes avait annoncé la couleur : gagner. La Lazio et son aigle accueillaient un Milan AC en proie au doute. Tout semblait réuni pour que les hommes d'Eddy Reja continuent leur très bon début de saison. Sans Robinho et Pato, Milan n'alignait « que » Ronaldinho et Ibrahimovic comme Fantastiques, une doublette amplement suffisante pour redorer le blason des Milanais. Enfin presque. Le but du géant suédois à l'heure de jeu semblait suffisant aux hommes d'Allegri pour prendre les trois points. Finalement, les Romains et leur composition résolument offensive (Floccari, Hernanes, Foggia et Mauri) parvenaient à revenir dans le dernier quart d'heure par Floccari. A noter la première titularisation de Luis Cavanda sur le côté droit de la défense romaine. Un jeune Belge de 20 berges qui ne demande qu'à bouffer la pelouse.


De l'autre côté, le Milan pourra toujours pester contre les blessures et la relative montée en puissance de ses troupes, mais demeure toujours englué dans la seconde moitié de tableau. Ce Milan AC là demande du temps. L'aura-t-il ?



Naples, l'arnacoeur ?


Naples demeure toujours une inconnue. Moyens contre Utrecht en Ligue Europa, chanceux contre la Samp', les Napolitains se savaient épiés pour leur troisième match en une semaine. Ils auront joué dix minutes. Le physique n'a pas suivi. Comme le week-end dernier, Walter Mazzarri n'a effectué qu'un seul changement. Ses joueurs ont tiré la langue et fini par sombrer face à la surprenante équipe du Chievo Vérone de l'inoxydable Pelissier (auteur d'un doublé). Annoncé comme candidat au titre, Naples est en train de complètement bâcler son début de saison. Comme prévu, Lavezzi confirme qu'il n'a pas les épaules pour être un « key player » .



Fiorentina, Roma, même combat


Un point en trois matches, la Fiorentina souffre toujours du départ pour la Nazionale de Prandelli. Mihajlovic le sait et a décidé de changer son système pour défier le Genoa dans son antre. Adieu le 4-2-3-1 de son prédécesseur, l'ancien Laziale nous a sorti un 4-3-3 idéal pour alimenter Alberto Gilardino en pointe. Rien d'étonnant à voir l'attaquant ouvrir le score. Tout comme il n'y a rien d'anormal de voir le Genoa égaliser dans la foulée. Ne montrant pas grand chose dans le jeu, la Fiorentina reste inextricablement plantée en fin de classement avec ce match nul. Encore à la recherche d'une victoire en championnat, cette Viola est malade et Sinisa ne devrait pas tarder à pointer au chômage.




Et la Roma dans tout ça ? Horribles depuis l'ouverture de la saison, les Romains ont fait honneur à leur statut avec une entame de rencontre dégueulasse contre le promu Brescia. Hetemaj profite des largesses défensives romaines pour crucifier Julio Sergio. Pis, les locaux doubleront la mise par l'intermédiaire de l'ancien Napolitain Caracciolo sur penalty. Une mauvaise nouvelle n'arrivant jamais seule, Mexès trouvait même le moyen de se faire expulser en provoquant la faute. Philou n'aura guère convaincu en deux matches alors qu'il avait la charge de suppléer Nicolas Burdisso (suspendu). La réduction du score de Borriello (qui doit se demander ce qu'il est venu foutre dans ce merdier) atténuera à peine la fessée. Surtout que se profile la venue de l'Inter ce week-end, ça promet. Ah oui, inutile de mentionner que la Roma est relégable.


On notera également la nouvelle défaite de l'Udinese (la quatrième en quatre journées) et le très bon début de saison des promus. Brescia est sur le podium, Cesena sixième (première défaite aujourd'hui contre Catane) et Lecce pointe à la quinzième place. La Juventus, qui joue contre Palerme ce jeudi, doit confirmer l'amélioration aperçue à Udine et la santiag' pourra dormir tranquille. Jusqu'à dimanche en tout cas.


Les résultats :


Inter – Bari : 4-0

Lazio – Milan : 1-1

Bologne – Udinese : 2-1

Genoa – Fiorentina : 1-1

Brescia – Roma : 2-1

Lecce – Parme : 1-1

Naples – Chievo : 1-3

Catane – Cesena : 2-0

Cagliari – Sampdoria : 0-0

Juventus – Palerme à jouer jeudi

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