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  2. // Genoa/Inter (0-1)

L'Inter, avec les dents

Laborieux et ennuyant, l'Inter l'emporte sur le terrain du Genoa grâce à un but heureux de Muntari. Diego M. n'a pas joué. Après ce lever de rideau de la neuvième journée, les Nerazzurri reviennent à une unité de la Lazio.

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Rafael Benitez ne fait pas de sentiments. L'absence de Diego Milito de la liste des nominés au Ballon d'Or a beau avoir indigné le camp interiste, le tacticien espagnol se garde bien de faire sortir l'Argentin de l'anonymat de son début de saison. Qu'il retrouve son cher Genoa n'a pas non plus submergé d'émotion le pointilleux coach ibérique, et Benitez continue d'appliquer la même formule : Eto'o en pointe, épaulé par les jeunes Coutinho et Biabiany. C'est d'ailleurs des puissantes jambes du Français que provient la première occasion de l'Inter : de son aile droite, il repique vers l'axe et sert Sneijder dont la frappe est maîtrisée en deux temps par Eduardo.

Côté Genoa, Gian Piero Gasperini s'appuie sur les épaules de déménageur et le jeu en pivot de Luca Toni. S'il peut paraître isolé quand il est trouvé dans la profondeur, l'ex-machine à marquer du Bayern est massivement accompagnée quand la remontée de balle se fait plus lente. Avec ce Genoa extrêmement dynamique dans le repli comme dans le déploiement, pas rare de voir sept Rossoblu actifs dans les vingt derniers mètres. Sur l'une de ces phases, Rossi, parfaitement servi en retrait, saborde sa frappe à bout portant après un centre en retrait parfait (41e). Le tournant du match.

Car, si Rafa Benitez ne fait pas de sentiments, son Inter non plus. Blessé, Cambiasso cède sa place à Muntari à la 20e minute. Étonnamment excellent dès ses premiers ballons -une passe qui aurait dû être décisive pour Eto'o à la 30e, notamment- le Ghanéen douche le stade au moment où la barque de l'Inter tanguait sous la pluie battante. Quelques secondes avant que les deux équipes soient renvoyées au vestiaire, Muntari place une frappe des 20 mètres dont le rebond fusant trompe Eduardo. Bien payé pour l'Inter.

Au retour des vestiaires, Benitez accompagne Zanetti sur la pelouse pour lui livrer les dernières consignes. Les Nerazzurri ne peuvent se contenter de calquer leur première période pour assurer la victoire, c'est pourtant ce qu'ils feront... D'une semaine sur l'autre, on observe une Inter toujours en phase de rodage mais avec des 11 répétés peu ou prou. Ce vendredi soir, Santon pallie le forfait de Chivu et Zanetti se trouve à la récupération. En numéro 10, Sneijder livre un match honnête mais paraît avoir perdu le volume que lui avait fait prendre Mourinho. Fée électricité du jeu interiste, le Hollandais ne semble plus disposer ou capable, après une saison extra large, de répéter les efforts que lui imposait le Portugais. Benitez devra peut-être se résoudre à lui trouver un accompagnateur pour alléger sa tâche et donner davantage de créativité à son équipe.

Privé de Veloso, Jankovic, et Sculli, le Genoa fait persister une menace discrète tout au long du second acte. Comme en première période, la 20e minute sera fatale à un Interiste. Julio Cesar sort, remplacé par Castelazzi, 35 ans, ex de la Sampdoria, et copieusement sifflé. Avec deux changements contraints, les chances de Diego Milito d'enter en jeu s'amenuisent. Sale semaine pour Il Principe. Benitez tue tout espoir des supporters de l'Inter comme du Genoa de retrouver le meilleur joueur de la Ligue des Champions, en choisissant le béton : Cordoba entre, Biabiany sort.
Une frappe du très jeune Ghanéen et entrant Bokyae (17 ans) fera frémir une dernière fois l'arrière-garde lombarde. Au terme de six minutes de temps additionnel ponctuées de simulation et de jets de projectiles de supporters du Genoa excédés, les Nerazzurri accrochent les trois points en vilaine grande équipe. Benitez réussira-t-il à embellir l'affaire ? Le veut-il seulement ?

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