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L'inlassable bizutage du Cholo Simeone

Le mercato estival a vivifié et chamboulé l'effectif de l'Atlético de Madrid. De nombreux départs et autant d'arrivées qui ont rassuré Diego Simeone sur le projet colchonero. Par là même, ces nouvelles incorporations se heurtent, toujours aujourd'hui, à l'exigence de l'Argentin. Une exigence qui a tout d'un bizutage.

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L'arrivée, en décembre 2011, de Diego Simeone sur le banc de l'Atlético de Madrid a engendré une profonde mutation de l'institution des bords du Manzanares. Un nouvel état d'esprit et de nouvelles méthodes qui ont porté leurs fruits. Arithmétiquement parlant, ils se comptent au nombre de cinq. Autant de titres venus se greffer aux vitrines du musée colchonero qui reflètent la partie visible des changements orchestrés par le Cholo. Une énième preuve de cette métamorphose a été délivrée lors de l'ultime séance avant la réception du Benfica Lisbonne. Gants factices en main, les ouailles de l'Argentin ont troqué leurs crampons pour un échauffement où la boxe s'est invitée. « Thomas, on dirait que tu fêtes un but, pas que tu te protèges » , charrie même El Profe Ortega envers l'un de ses nouveaux disciples. Des nouvelles têtes qui ne cessent d'être surprises par les méthodes peu orthodoxes de Diego Simeone. Un entraîneur qui a fait du bizutage interminable l'une des caractéristiques de son management. Jackson Martínez, Luciano Vietto ou encore Yannick Ferreira Carrasco en sont les témoins privilégiés. Ou pas.

Griezmann, l'exemple à suivre


« J'ai eu du mal à m'adapter au rythme si exigeant des entraînements. Au début, l'air me manquait et mes pieds étaient lourds. Ce qui m'a le plus surpris, c'est l'intensité et la concentration que demande Simeone à chaque séance. » Antoine Griezmann ne revêt la liquette rojiblanca que depuis un mois et demi, mais il peine toujours à se remettre du rythme imposé par son nouveau mentor, selon ses dires dans les colonnes du Pais. Cette mise à niveau, ou plus grossièrement ce bizutage, traînera jusqu'en novembre pour le natif de Mâcon. Quelques mois de galère, de doutes et de remontrances qui sont rythmés par les pics répétés de son nouveau mentor. « Nous espérons que le jeune joueur important qu'il est commence à devenir un homme et un footballeur important également » , n'hésite ainsi pas à lancer Diego Simeone face à la presse. Un triplé face à l'Athletic Bilbao plus tard, la mue du Français est actée, son décollage programmé. L'intégration de l'ancien Txuri Urdin au système cholesque reste aujourd'hui l'un des musts du genre. Et un exemple à suivre pour les petits nouveaux de l'Atlético de Madrid.

Hyper-active sur le marché des transferts, la direction rojiblanca n'a fait qu'exaucer les vœux de Diego Simeone, dragué par le gratin européen, mais prolongé jusqu'en juin 2020. Un grand chamboulement vital au projet de l'Argentin. Intraitable et insatiable, il sait que son exigence presse jusqu'à la moëlle ses poulains. Une usure aussi bien physique que mentale que n'a ainsi pas supporté Josuha Guilavogui. Et qui, aujourd'hui, laisse des traces sur l'ancien Monégasque Carrasco. Déjà écarté deux fois de la convocation, il a été remplacé à la mi-temps de ses deux titularisations. Pour Diego Simeone, seul le travail compte et garantit des succès. Comme nous le confessait Arda Turan en janvier dernier : « Pour faire jeu égal avec le Real Madrid et avec Barcelone, nous savons que nous devons travailler plus qu'eux. Il n'y a pas de secret. Tous les joueurs de l'effectif, nous nous sommes énormément améliorés sur le plan physique. Depuis que Simeone est mon coach, je suis beaucoup plus fort. Pas seulement physiquement, mais également dans la tête. Il t'apprend à encaisser toutes les sortes de coups. »

Simeone : « Vingt minutes, c'est la vie »


Le mental, justement, revêt une importance toute aussi capitale que le physique dans la méthode Simeone. Ses joueurs sont au service d'une cause qui les surpasse : l'équipe. Avec une idée toute personnelle de l'ordre, le Cholo impose ses préceptes tactiques à son « armée » et fait des rotations une nouvelle arme - l'exercice passé, il n'a répété aucun onze en Liga. « Il n'existe qu'une manière de défier le Real et le Barça, prévient-il depuis le début de saison. Cette manière est d'avoir vingt joueurs de champ prédisposés à savoir que vingt minutes, c'est la vie, que dix minutes, c'est énorme, et que cinq, c'est beaucoup. » Un discours qui permet de garder en alerte ses poulains, même ceux qui peinent à confirmer les attentes placées en eux tels Jackson Martínez ou Luciano Vietto. Interdits de se plaindre - « Nous n'acceptons pas ceux qui disent qu'ils jouent peu » -, ces derniers conservent toujours du crédit auprès de leur entraîneur. Un crédit qu'ils ne devront pas épuiser sous peine de terminer en vulgaire Toby Alderweireld, Josuha Guilavogui ou Raúl Jiménez, tous partis après un an de bizutage.

Par Robin Delorme, à Madrid
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L'antithèse de la formation à la française.
Il ferait fureur en Allemagne.
Naan il ferait Führer en Allemagne!!!
Hâte de le voir un jour à la tête de la sélection argentine.
Je ne m'inquiète pas pour J.Martinez, il a le talent et le mental pour devenir un titulaire indiscutable.

Hâte de voir le derby ce week, en espérant que le Cholo (comme face au Barca) se décide enfin d'essayer d'imposer son jeu face aux plus grands.
Hôtel avec Beauvue Niveau : DHR
Message posté par zitka
Naan il ferait Führer en Allemagne!!!


Je te mets +1 parce que t'étais tellement content d'avoir compris le jeu de mot du mec d'avant que tu t'es senti obligé d'expliquer sa blague.

Du coup c'est toi qui m'a fait rire.
Benito-Bx Niveau : CFA
Note : 1
Alderweireld a beaucoup payé l'année stratosphérique de la paire Miranda-Godin, la culture hispanophone du club et l'amour de Simeone pour la grinta latino-américaine. Parce qu'honnêtement il a été bon chaque fois qu'il a joué et le but qu'il marque à l'avant dernière journée a été primordial dans l'obtention de la Ligua 2014.

Concernant Carrasco, j'ai bien peur que la marche soit trop haute entre Monaco et l'Atletico. J'aurais aimé le voir faire un pas intermédiaire tel que Wolfsburg, voir même Arsenal. A voir...
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