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L'inconnu Vargas

Eduardo Vargas est la grosse recrue hivernale du Napoli Calcio. Acheté 12 millions d'Euros à l'Universidad de Chile, l'ailier droit quasi inconnu en Europe, était pourtant la hype de l'année en Amérique du Sud. A l'heure actuelle impossible de savoir s'il suivra le chemin tracé par Alexis Sanchez ou retournera en Amérique du Sud avec sa bite et son couteau. Car malgré son statut de futur grand, Edu n'a encore rien prouvé.

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Eduardo Vargas ne sera pas titulaire ce soir pour le match contre Bologne, c'est Walter Mazzarri lui-même qui l'a dit en des termes assez durs après le premier match raté du chilien sous les couleurs des partenopei, contre Cesena en Coupe, la semaine passée: « Vargas se retrouve déjà confronté à la réalité du Napoli. Contre Bologne, il ira sur le banc » . Avant d'adoucir un peu son propos: «  C'est un pari du club pour le futur, un investissement réalisé en raison de l'opportunité qui se présentait, mais surtout dans l'optique du futur  » . L'exalté coach du Napoli est prévoyant, se doutant bien qu'il risque de se faire dépouiller de ses stars, une fois l'été arrivé. Car si en Italie, le blase de Vargas ne fait pas encore trop jaser, l'attaquant chilien est déjà une star le long du Pacifique.

Il trompe Casillas

L'histoire d'Edu (son surnom) commence comme celle de beaucoup de footballeurs sud-américains. Famille modeste, quartier pourri. Il naît un an avant la fin de Pinochet à Renca, une banlieue lointaine de Santiago. Après, c'est plus compliqué, quand les mecs de sa génération commencent directement dans les centres de formation des grands clubs du pays (Vidal et Fernandez à Colo-Colo, Gary Medel à la Catolica), la trajectoire de Vargas est plus sinueuse. Rejeté par les centres de formation, il doit passer par la télé-réalité pour se faire connaitre. Grâce à un programme de la chaîne Fox Sports sponsorisé par Adidas, il se fait remarquer par Cobreloa, le club du nord du Chili en 2006.

Cobreloa, l'équipe des mines de cuivre, Lens version chilienne, les corons en moins, le soleil cuisant en plus. Surtout l'entité qui a révélé Alexis Sanchez. Le jeune Eduardo peaufine ses dribbles dans le désert d'Atacama, passant quatre années chez les Oranges. Quatre années durant lesquelles il devient petit à petit un bon joueur, pas non plus une star, mais un ailier efficace. Un type que personne ne considère comme une future pépite mais qui est suffisamment talentueux pour jouer à l'Universidad de Chile, un des 3 grands de Santiago. Après des débuts sans éclat, Vargas le discret devient "El Genio Azul", au cours d'une année 2011 où il casse tout. Meilleur joueur chilien, meilleur buteur de la Copa Sudamericana remportée par son équipe, il étrenne ses nouveaux galons de titulaire avec la sélection, en scorant face à Iker Casillas en amical, dans le duel des "Roja". C'est simple, 2011 a été l'année Vargas, au Chili en tout cas, et si "Edu" n'a pas été élu, joueur sud-américain de l'année, c'est uniquement parce qu'il souffre d'un déficit de notoriété par rapport à Neymar et sa crête.

L'inévitable comparaison


A tel point qu'au pays, tout le monde commence à établir un parallèle avec Alexis Sanchez. Il faut dire que les mecs ont des caractéristiques communes. Explosifs sur le terrain, taiseux et discrets en dehors, bons dribbleurs, dotés d'une vitesse supersonique et marquant pas mal de buts. Vargas, a même décidé de la jouer comme Sanchez en signant en Italie, 600 bornes au sud d'Udine où Alexis s'est fait un prénom, alors qu'il était également convoité par des clubs anglais et espagnols. La comparaison s’arrête là, car si à 23 ans Sanchez est un joueur accompli, Vargas seulement un an de moins a encore tout à prouver. Ok il sort d'une année énorme, mais il évoluait dans le championnat chilien, pas vraiment une référence au niveau mondial. Ok, il a marqué 11 buts en Copa Sudamericana mais dans une équipe dans la forme de sa vie, qui jouait pour lui. D'autant plus qu'au Chili, sorti grâce à Marcelo Bielsa et sa génération dorée d'une décennie de néant footballistique, on a vite fait de comparer les jeunes talentueux avec Sanchez.

Alors en dépit de son année exceptionnelle, Vargas a encore pas mal de choses à démontrer, mais sa chance est d'arriver dans un club qui semble idéal pour lui comme l'explique son compatriote Mauricio Isla: « Je crois qu'il a choisi l'équipe idéale pour montrer ses qualités, Naples a un système de jeu taillé pour ses qualités et son style. C'est un joueur très rapide et efficace devant le but, Naples lui convient parfaitement » . Surtout, le Chilien débarque dans un club où même s'il suscite des attentes légitimes en raison du prix déboursé par de Laurentiis - 13 millions d'euros -, il n'arrive pas comme le Messie. Calé dans l'ombre de Lavezzi, Hamsik et Cavani, il a 6 mois pour se faire les dents avant le démantèlement probable du trident le plus convoité de la botte. Un temps précieux qui constitue presque un luxe dans une ville pas réputée pour sa patience.

Par Arthur Jeanne
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