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L'inconnu de l'année en Ligue 1 : Fabrice Olszewski

Alors qu'il ne devait faire que de la figuration, Fabrice Olszewski s'est imposé au fur et à mesure des semaines comme un personnage récurrent de la Ligue 1. Sorti de nulle part, le traducteur de Marcelo Bielsa à l'OM a égayé les conférences de presse par son amateurisme et son humour. Rafraîchissant.

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« Aller acheter des clopes me prenait une demi-heure, les fans de l'OM me sautaient dessus. Idem au restaurant. Et les sorties en boîte de nuit, je ne vous en parle même pas… Les nanas qui ne te calculent jamais se mettent soudainement à t'accoster. Il y avait un truc qui clochait, je n'étais que le traducteur » , expliquait il y a quelques mois Fabrice Olszewski dans les colonnes de Libé. En effet, cette grande tige d'1m90 à la carrure de cure-dent n'aurait jamais cru faire face à la célébrité. Mais en quelques semaines, ses longs cheveux et sa barbe mal rasée sont devenus incontournables. Comme il le dit si bien, Fabrice n'est « que » le traducteur. Sauf qu'il traduit pour Marcelo Bielsa, l'entraîneur fou de l'Olympique de Marseille. L'entraîneur qui ne regarde jamais un seul journaliste dans les yeux en conférence de presse. Alors forcément, comme Fabrice balbutie, sourit et blague avec son auditoire pour détendre l'atmosphère, il devient un point de repère. Il devient le good cop dans le duo de policiers qu'il forme avec Bielsa. En d'autres termes, il devient un personnage à part entière de la Ligue 1.

Santiago de Chili, Festival de Toulon et Marcelo Bielsa


Pour comprendre comment Fabrice Olszewski en est arrivé là, il faut remonter plus de 10 ans en arrière, en 2004. Il rencontre une jeune Chilienne alors qu'il fait son service militaire. L'ancien basketteur de l'Espérance de Nogent sort avec et décide de la suivre au Chili à la fin de son service. « Je me suis dit qu'il fallait bien que je commence ma vie, alors pourquoi pas là, au Chili. J'ai tenté l'expérience, alors que je ne parlais pas un mot d'espagnol. Au bac, j'ai dû avoir 4, un truc comme ça » , raconte-t-il brièvement au micro de Canal+ l'été dernier. Là-bas, il a une fille, Fernanda. La belle histoire se casse, et Fabrice rentre en France, tandis que sa fille reste auprès de sa mère, à Santiago. Fabrice, qui a déjà touché à pas mal de boulots (agent immobilier, clerc de notaire, blogueur mode…), décide d'intégrer le Festival international espoirs de Toulon en 2006. « Je revenais d'Amérique du Sud et je vivais en colocation avec un ami journaliste dont le supérieur était Alain Revello, le chargé des relations presse du tournoi. Cette année-là, le Mexique arrivait une semaine en avance et il n'y avait personne pour s'en occuper. On m'a demandé si je pouvais dépanner pendant une semaine et j'ai accepté » , revient-il pour le site du tournoi.

Fabrice assure donc le rôle d'attaché de 2006 à 2013 pour le Festival. Pendant toute la durée du tournoi, il s'occupe du staff et des jeunes joueurs de moins de 21 ans. En 2007, il retourne au Chili rendre visite à sa fille. « Maurice Revello, le président du Festival, m'avait demandé de prendre contact avec la Fédération chilienne à propos d'une éventuelle participation du Chili au Festival. Les dirigeants étaient OK pour une participation en 2008, mais attendaient l'aval de Marcelo Bielsa qui venait d'être nommé à la tête de la sélection A et qui allait diriger également la sélection olympique » , précise-t-il. Le Chili participe effectivement à l'édition de 2008, et Fabrice s'occupe de la sélection de Marcelo Bielsa. Le premier contact avec le coach argentin est donc établi. Un contact suffisamment fluide pour qu'El Loco lui file quelques missions ponctuelles au sein de la Fédération chilienne.

Whisky-coca, néologisme et grosse sueur


Du coup, quand Bielsa arrive à Marseille, son adjoint, Diego Reyes, appelle Olszewski pour une traduction. Il intègre finalement complètement le staff marseillais, sans trop connaître son rôle, plutôt celui d'intendant et de relais entre Bielsa et les joueurs. Jusqu'au deuxième match de la saison face à Montpellier, où Fabrice joue le rôle de traducteur officiel. Très laborieusement. « Si vous reprenez la première conférence de presse, si vous regardez ce que je dis, c’est pas vraiment ce qu’avait dit le coach » , se souvient-il pour J+1. L'explication est toute simple, Fabrice s'est enfilé quelques whisky-coca dans le salon VIP, pendant que Marseille s'incline 2-0. Et au dernier moment, l'attachée de presse de l'OM l'a prévenu que c'est lui qui devait faire la conférence de presse. Mécontent de sa performance, Marcelo Bielsa le sanctionne dès la troisième journée à Guingamp, en enrôlant un employé du supermarché local pour faire la traduction. Surréaliste.

Contraint à réengager Olszewski, qu'il a lui-même amené, et qui est maintenant sous contrat avec l'OM, Bielsa fera finalement toutes les conférences de presse avec le Fox, comme il est surnommé par ses amis. Pour le plus grand bonheur des journalistes et des supporters. Parce que même sobre, le « traducteur de Bielsa » a quelques difficultés. Même avec les quelques années passées au Chili, Fabrice n'est pas passé de 4/20 à 20/20 en espagnol. « Gagner quand on est bien, c'est quand tous les condiments sont réunis » , « ces arguments son totalement irrélévantes » , « l'autoconduction » , « dosifier » restent parmi ses plus belles œuvres. Il semble constamment en galère, dépassé par les événements, comme lorsqu'il tente de traduire à Bielsa une question déjà posée en espagnol. « Les traducteurs, je leur tire mon chapeau, c'est une sacrée gymnastique intellectuelle, faut pas être fatigué, hein » , s'amuse Olszewski.


Un an et pas plus


En quelques mois, Fabrice devient donc une star, indissociable de Marcelo Bielsa. Si bien que tous les médias tentent d'en savoir un peu plus sur la seule personne qui semble capable de faire sourire et d'avoir accès au mystère Bielsa. Sauf que Fabrice n'en peut plus des conflits internes, de l'exigence de l'Argentin et des conférences de presse interminables. Il annonce son départ avant même que Bielsa ne se fasse la belle. « Quand je soufflais en conférence de presse, les gens croyaient que c'était parce que je ne comprenais pas. Mais non, c'est parce que c'était des questions de merde. Les journalistes s'intéressaient plus au buzz qu'au football » , expliquait-il dans sa fameuse interview accordée à Canal+. D'ailleurs, cette interview, entre deux révélations sur le caractère de Bielsa et la gestion catastrophique de son cas par la direction marseillaise, est une manière pour lui de tirer un trait définitif sur son passage dans le milieu du foot pro. Une dernière saillie pour faire rire les copains, et adiós. Au minimum, cette année 2015, cette parenthèse un peu folle dans sa vie, lui aura permis de ne plus jamais repartir bredouille de boîte de nuit. Et c'est déjà pas mal.


Par Kevin Charnay
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