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L’importance du numéro 10 au PSG

Zlatan Ibrahimović parti, le numéro 10 de la capitale cherchait un nouveau poitrail à épouser. Hatem Ben Arfa n’a pas voulu s’y risquer. Marco Verratti, lui, s’engouffre dans la brèche sans aucune peur. Il faut dire que dans la capitale, le numéro 10 est une histoire de caresseurs.

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C’était le mercredi après-midi. On avait goûté et le Club Dorothée démarrait. Au fond, un seul dessin animé nous intéressait. Olive et Tom. Pour Olivier Atton, le premier numéro 10 de nos vies. Dans le football, deux postes font rêver quand on a 8 ans. Celui de gardien de but pour l’attirail casquette-gants et celui de numéro 10. Le meneur de jeu. Le taulier. Dans l’imaginaire des gens, le « 10 » sur un terrain de football est sacré. Souvent synonyme de meilleur joueur. C’est Pelé à 17 piges lors du Mondial 1958, c’est Diego Maradona, Michel Platini, Zinédine Zidane, Zico, Totti, Del Piero, Messi. Alors quand Marco Verratti a décidé d’assumer le numéro laissé vacant par Zlatan Ibrahimović, les romantiques se sont émus. Marco Verratti est le vrai directeur du football du club de la capitale. Le numéro 10 lui revient de droit. Et au sein du club parisien, ce n’est pas rien. Alors oui, il y a bien eu une période compliquée, entre 2003 et 2010, puisque le célèbre numéro a squatté le dos, successivement, de Branko Bošković, Marcelo Gallardo, Vikash Dhorasoo, Souza et Stéphane Sessègnon. Des joueurs qui, au final, n’auront jamais été au bon moment dans la capitale. À l’exception de ce septennat, le « 10 » parisien a une histoire, une signification, un ADN. Pour comprendre l’héritage que s’apprête à recevoir Marco Verratti, il faut remonter dans les années 70. Quand le PSG est un club nouveau-né et encore en D2. Son premier meneur de jeu s’appelle Jean-Pierre Dogliani. Il est beau à voir jouer, fin, svelte avec des bouclettes façon « Soirée Disco » . Dogliani, c’est le premier numéro 10 de la capitale. Celui qui envoie le club en première division et pose fièrement avec Johan Cruyff en maillot Hechter lors d’un amical disputé au Parc des Princes. À l’époque, les numéros n’étaient pas attribués sur l’ensemble d’une saison. Mais quand Dogliani jouait, il enfilait le 10. L’histoire débute là. Dans les années 80, c’est un enfant de la maison qui effectuera quelques sorties avec le « précieux » en guise de sac à dos. Il a une tête de coquin, façon Edmond Vidal du gang des Lyonnais. Normal, ils viennent du même coin. Luis Fernandez, l’enfant des Minguettes, jouera avec le 10 sur le dos au PSG. Un 10 qui jouait comme un 8 et donnait des coups comme un 6. Un footballeur total au sens premier du terme. Il faudra finalement attendre 1991 et l’arrivée de Valdo pour que Paris et son numéro 10 épousent le Brésil. Comme une évidence.


Valdo, premier « 10 » à temps plein


Entre 1991 et 1995, le numéro ne va pas quitter le dos de Valdo. Un Lionel Richie remixé avec Zico. Valdo voyait tout, s’engouffrait partout et maîtrisait la feinte de corps comme personne. Valdo, l’homme de l’ombre du PSG-Real de 1993. Le premier « 10 » de la Ligue des champions, celle qui se dispute avec l’écusson sur la manche. Valdo a pérennisé le « 10 » , son successeur va le rendre mythique. Souza Vieira de Oliveira dit Raí. Capitaine Raí sur la fin, quand il aura pris du galon. Raí, c’est le CV parfait : capitaine du Brésil, petit frère de Sócrates, grand, port altier, buteur et gentleman. Le bonhomme va porter fièrement le 10 entre 1995 et 1998. Inoubliable. Son successeur aurait dû l’être aussi. Lors de PSG-Monaco disputé en mars dernier, il a d’ailleurs été acclamé par le Parc des Princes comme un empereur romain alors qu’il n’a rien gagné dans la capitale. Lui, c’est Jay-Jay Okocha. L’archétype du « 10 » moderne : fantasque, technique, inventeur, dribbleur et cher. Très cher. Trop pour le PSG d’après Denisot qui s’écroule. Okocha alternera les gestes de génie et les siestes sportives. Pas grave, il envoie du rêve. Mais moins que l’homme qui va suivre dans la numérologie. Alors qu’il a débarqué avec le 21, Ronaldinho hérite du « 10 » en 2002. Il vient d’être sacré champion du monde et va s’envoyer pendant un an avec le totem dans le dos. Ronnie, le numéro 10 parfait : « R10 » . Une marque déposée qui va mettre sept ans avant de retrouver un propriétaire digne de ce nom en la personne de Luis Nenê. Encore un Brésilien. Certes, l’écarteur de narines sur crampons n’était pas le plus esthétique, mais il a nettoyé des lunettes à en faire pâlir Atol, les opticiens. Et puis Zlatan Ibrahimović est arrivé. On connaît la suite. Le présent s’appelle Marco Verratti. Une évidence. Un frisson permanent. D’aucuns seraient intimidés à l’idée de succéder à ces monstres. Marco va emballer tout ça d’un râteau devant sa surface. Le directeur du football.

Par Mathieu Faure
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