1. // Amical
  2. // Argentine/Costa Rica (3-2)

L'horizon n'est pas ciel et blanc

La prestation en demi-teinte livrée par la sélection locale formée par Diego Maradona a confirmé qu'il restait pas mal de chemin à parcourir avant le Mondial. Le point positif : les joueurs chargés d'animer le jeu (Erviti, Sosa, Gaitan) ont plutôt bien rempli leur rôle et rappelé que le football argentin tel qu'on l'aime était bien vivant. En revanche, derrière, ce n'est pas vraiment ça...

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Gardien

Cristian Campestrini : Une erreur d'appréciation sur le coup franc de Barrantes, un manque d'autorité flagrant dans les phases de jeu où sa défense comptait sur lui. Il est loin d'avoir marqué des points dans des cages qui attendent toujours un vrai gardien.

Défenseurs

Clemente Rodriguez : Vivace et bien inspiré, ses montées et sa participation au jeu ont animé le flanc droit et souvent mis ses adversaires dans l'embarras. Auteur d'une excellente prestation face au Barça en finale du Mondial des clubs, il confirme qu'il a la carrure pour assumer la succession de Javier Zanetti, voire le suppléer.

Matias Caruzzo : Entré en jeu dès la 2e minute pour remplacer Matheu, blessé, il a souvent eu un temps de retard, comme sur sa faute à l'entrée de la surface qui amena le coup franc égalisateur du Costa Rica, à 1-1.

Guillermo Burdisso : Le petit frère de Nicolas a été à peine supérieur à son compère de l'axe (c'est dire!), lui aussi gêné par la vivacité des attaquants ticos. Son but de renard a permis à l'Argentine de rentrer au vestiaire avec l'avantage.

Fabian Monzon : On se demande toujours où est passé l'arrière gauche tranchant des JO de Pékin, qui dominait les débats. Il est toutefois monté en puissance au fil du match, prouvant que quand il s'arrache un minimum, il reste le prétendant numéro un au poste d'arrière gauche.

Milieux

Juan Mercier : Sobre, il s'est efforcé de transmettre proprement la balle, sans jamais prendre de risques. Ce manque d'implication dans le jeu offensif a contribué à faire planer sur la rencontre une impression d'attaque-défense.

Walter Erviti : L'une des révélations de Banfield, le champion sortant, a laissé entrevoir un répertoire prometteur, même s'il fêtera ses trente ans cette année. Sa technique et sa vista ont donné du liant à l'équipe, une clé qui avait manqué à ses compatriotes dans les derniers matches.

José Sosa : Le meilleur Ciel et Blanc sur la pelouse hier soir avec Clemente Rodriguez. L'air du pays semble faire du bien à l'ancien Bavarois, qui a retrouvé Estudiantes, son club formateur, en décembre dernier. Percutant et plein d'envie, il a dynamisé le jeu de son équipe.

Nicolas Gaitan : Souvent proche de la ligne de touche, légèrement en retrait par rapport au poste qu'il occupe avec Boca, il a livré un match correct, sans toutefois se poser en candidat sérieux pour la liste des 23.

Attaquants

Gabriel Hauche : Décrochant constamment et cherchant à se rendre disponible pour ses coéquipiers, il s'est employé à trouver Palermo sur des centres plus ou moins réussis.

Martin Palermo : Quand il ne touche pas de ballons, le goleador de Boca est difficile de juger. Présent dans la surface, il n'a pas eu d'occasion de but et du coup, sa présence sur le terrain est passée plutôt inaperçue.

Entrés en jeu :

Enzo Perez : Très impliqué dans le rouage collectif d'Estudiantes, le milieu de terrain a été transparent tout au long de la seconde période, hormis sur ce subtil ballon qu'il glissa à la fusée C. Rodriguez et qui amena le but victorieux.

Federico Insua : Volontaire et à l'origine de bonnes contre-attaques en fin de match, il a péché dans le dernier geste. Plutôt ennuyeux pour un meneur de jeu...

Franco Jara : Assez maladroit sur ses premiers ballons et visiblement stressé pour sa première sélection, il a marqué ce but qui vous sauve une partie.

Mauro Boselli et Franco Razzotti, entrés dans le dernier quart d'heure, n'ont pas vraiment eu le temps de s'illustrer.

Par Alejandro Carbone, à Buenos Aires

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Dommage de ne pas en dire un peu plus sur le match... Même si, au fond, il s'agit d'Argentine C' contre Costa Rica.
Après, on peut toujours sucer la bite de Maradona ou pas mais ce mec n'a rien d'un sélectionneur ou d'un entraineur. Il fait n'importe quoi et n'accepte aucune controverse. Dommage car le potentiel de l'équipe d'Argentine devrait lui permettre de figurer dans les favoris. Mais là, ce sera dur.
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