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Cela risque de donner des idées à des milliers de gamers. Vugar Huseynzade, 21 ans, vient d’être nommé manager du FC Bakou, actuellement dixième du championnat d’Azerbaïdjan. Ses atouts ? Avoir 10 ans de Football Manager dans les doigts. Prends ça, Jean-Pierre Papin !

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C’est un étrange phénomène, observé au fil des ans entre le foot virtuel et celui in real life : de plus en plus de recruteurs seraient employés par la société SEGA, éditrice de Football Manager, pour approfondir l’immense base de données du jeu. De fait, plus les années passent, plus les deux univers semblent s’entremêler, la fiction devenant réalité et vice-versa. Le cas de Vugar Huseynzade en est une preuve indéniable. A 21 ans, ce jeune Azéri est ce qu’on appelle vulgairement un «  gros chanceux  » . Après avoir fait des études de management sportif en Suède et à l’université de Boston aux États-Unis, le voilà nommé manager du FC Bakou, vainqueur du championnat d’Azerbaïdjan en 2006 et 2009.

Certes, on ne parle pas ici de Manchester United, du Barça ou même d’Anzhi, mais tout de même : réussir à intégrer un tel poste en succédant par la même occasion à Winfried Schäfer (vainqueur de la CAN en 2002 avec le Cameroun) et Bülent Korkmaz (ancien entraîneur de Galatasaray), le mec est bon. Depuis le printemps, il était d’ailleurs conseiller technique au club, mais ses compétences virtuelles ne pouvaient lui réserver qu’un plus bel avenir.

Une success story 2.0

Tout le monde raffole de ces petites success story 2.0, ces contes des temps modernes. Mais l’histoire de Vugar Huseynzade, qui s’est toujours contenté de jouer en amateurs, est de celles qui se racontent inlassablement durant quelques semaines. Parce qu’elle est originale tout d’abord, mais surtout parce qu’elle permet d’engendrer les rêves les plus fous : devenir recruteur pour le Real Madrid, faire remonter Strasbourg en Ligue 1 ou encore ne jamais s’occuper des séances d’entraînement et tout rafler quand même.

Pour Vugar Huseynzade, tout a commencé il y a quelques années dans un hôtel en Lituanie. Non, cela n’a rien d’une rencontre coquine, simplement d’un joyeux hasard. Anar Mammadov, vice-président du FC Bakou, en déplacement dans le pays, entend parler d’un jeune homme originaire lui aussi d’Azerbaïdjan. Ni une ni deux, la conversation est entamée. Puis, plus rien. Du moins, jusqu’en décembre dernier. Vugar Huseynzade, qui vient de passer trois semestres dans une formation à Boston, décide de faire une pause dans ses études. Grâce à ses contacts, il débarque à Bakou et décroche un poste comme conseiller technique. Tout se passe bien, l’équipe dirigeante est satisfaite de cette nouvelle recrue. Jusqu’au jour où… Jusqu’au jour où la satisfaction se transforme en promotion suite à une énième discussion tactique quant au jeu de l’équipe.


La geekattitude


Attention, Vugar Huseynzade n’a rien du geek affalé durant des heures derrière son écran à insulter sa pauvre mère qui tente tant bien que mal de le convaincre de manger un petit quelque chose. Le gars sait ce qu’il veut et le revendique : «  J’ai toujours voulu m’impliquer dans le football, et je joue à Football Manager depuis 2002. Nous avons eu une discussion avec le vice-président et il m’a demandé si j’étais prêt pour ce poste-là. Alors j’ai dit oui. Au début, l’annonce est venue comme un choc. D’ailleurs, beaucoup de journaux ont déclaré que j’avais gagné la course contre les autres entraîneurs également pressentis. Ça faisait un peu bizarre car je ne peux pas vraiment me comparer à eux  » a-t-il concédé au quotidien suédois Aftonbladet.Comme quoi, lorsque Football Manager vous conseille de retourner vos sous-vêtements pour gagner du temps en lessive, ne soyez pas honteux, faites-en un argument !

Bien que vainqueur de la Coupe d’Azerbaïdjan, le club est actuellement en très mauvaise posture : dixième (sur douze), le FC Bakou affiche même un retard de 11 points sur le leader. Mais Vugar Huseynzade n’en démord pas et reste persuadé qu’il peut qualifier son équipe pour la prochaine Ligue Europa. Le mec ayant tout gagné sur Football Manager, pourquoi n’arriverait-il pas à reproduire ses exploits sur un vrai terrain ? Après tout, vous aussi vous avez toujours pensé que vous pourriez faire mieux qu’Arsène Wenger et mener enfin Arsenal au sommet. Pour la petite histoire, notez qu’Olivier Dacourt et notre JPP national étaient également pressentis. Si l’idée de se faire piquer un poste par un jeune dont le lait des Nesquik traîne encore au bord des lèvres semble difficile à digérer, on ne leur conseillera que trop peu de garder espoir. En effet, les dirigeants du FC Bakou réfléchissent actuellement aux postes que pourraient occuper les deux Français au sein du club. Depuis, JPP aurait ressorti ses premiers «  Guy Roux manager  » .

Par Maxime Delcourt
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Plus d'une semaine que cette info est sortie!
Jono Treyston' Niveau : Loisir
Note : 1
J'étais un gros très gros geek de FM jusqu'à la dernière édition, le 2013 je le trouve pourri.


@GUNNER55 : Messin comme toi :)
@ozymandias : beau pseudo
Note : -1
Ozymandias : J'ai toujours pris du plaisir à jouer à FM (quand j'avais le temps) mais ce qui m'excite vraiment et m'émoustille tout seul devant mon ordi... C'est de transformer un minot en méga crack de la mort qui tue... Et c'est pas forcément la partie la plus réaliste du jeu ;) (FM 2008 John Fleck ballon d'or à 21 ans au PSG. Aahahahaha ça c'était complètement abusé mais des années après je suis toujours aussi jouasse en y pensant !!!!)

Ensuite les deux autres côtés attirant du jeu :
1 - l'aspect immersif, tu peux plus décrocher quand t'es dedans.
et 2- la difficulté... C'est dur, vraiment. Il m'a fallu trois éditions du jeu avant de réussir à gagner la LDC avec une équipe française (2006 ; 2007 et j'ai touché le graal en 2008) ... mais quand t'y arrives... Pfff tu t'y crois tellement que tu sens l'odeur du terrain et t'as une demie molle à chaque message de félicitation que le jeu envoie sur ta boite...
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