En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 7 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // Naples/Steaua (1-0)

L'heure de Naples

Il y aura au moins un club italien en seizièmes de finale de l'Europa League. Le Napoli s'est qualifié à l'arraché, ce soir, en battant le Steaua Bucarest grâce à un but de Cavani dans les arrêts de jeu. Dernièrement, c'est un peu devenu une habitude à l'ombre du Vésuve.

Modififié
Naples a sauvé l'honneur italien. Ouf. Mais il s'en est fallu de peu pour que le fiasco soit total. Il suffisait "juste" de battre les Roumains du Steaua Bucarest pour se qualifier. Facile sur le papier. Oui, sauf que les Roumains n'avaient pas fait le déplacement pour venir chercher trois points. Le mot d'ordre : tous derrière pour défendre le nul qui les qualifierait pour les seizièmes de finale. Du coup, face à la muraille de Bucarest, le peuple napolitain s'en est une nouvelle fois remis à son Uruguayen Edinson Cavani, plus sauveur de la patrie que Matador. Le stadio San Paolo a dû attendre la 92ème minute pour exploser, au terme d'un match fermé, d'un ennui total même. Celui-ci n'est devenu intéressant qu'à partir de la 80ème minute, lorsque Naples a commencé à avoir vraiment le feu au cul. La manière n'y était pas, mais le résultat oui. Finalement, c'est ce qui compte. Naples sera au rendez-vous au printemps. Un petit miracle lorsque l'on sait que cette victoire est tout simplement la première dans cette Europa League pour les Parteonopei.



On nous avait promis : « Vous allez voir, avec Naples, il y a du spectacle » . Et à voir les résultats du club lors des matches précédents, on avait envie d'y croire. 3-3 au match aller après avoir été mené 3-1, 3-3 à Utrecht il y a quinze jours après avoir pris trois buts dans le premier quart d'heure : Naples s'était forgé au cours de la compétition une réputation d'équipe qui ne meurt jamais. Malheureusement, une réputation ne suffit pas à faire peur à un solide adversaire. Et on le comprend dès les premières minutes, lorsque le Steaua affiche clairement ses intentions : attendre. Du coup, bah on attend. Tous. Les joueurs, les spectateurs, les arbitres. Pour avoir un premier frisson (mais alors, un tout petit), il faut attendre la 17ème minute et une frappe lointaine de Hamsik. Quelques minutes plus tard, Zuniga tente à son tour de réveiller le San Paolo avec un coup de tête trop mou qui termine à côté (25ème). Voilà une action qui pourrait enfin déchaîner les ardeurs napolitaines. Pas le moins du monde. Il ne se passera rien de plus jusqu'à la pause, pour une mi-temps d'une tristesse sans nom. Même l'arbitre n'en pouvait plus, à tel point qu'il a sifflé la mi-temps à 44'59.



Mazzari a secoué les siens pendant la pause. « Fuori gli attributi » avait-il grondé avant la rencontre. En gros, "sortez vos...". Bien reçu. Mais sur la pelouse, c'est toujours la même ritournelle : pas de rythme, pas d'occaz. Une petite pour Cavani (51ème) mais son contrôle dans la surface est trop long et le portier adverse se saisit du ballon. Finalement, la première véritable occasion arrive par un coup-franc vicieux de Vitale (56ème) que Tatarusanu (voilà pourquoi on préférait dire "le portier roumain") détourne en corner. Et puis plus rien. Le néant total jusqu'à un attentat de Maggio sur Surdu qui aurait mérité le retour prématuré à la douche. L'arbitre est clément.


Plus que dix minutes, Naples sent que le rêve européen est en train de s'envoler. Le Stade tout entier se met à pousser ses poulains. "Naples, sauve-nous" avait titré ce matin le Corriere dello Sport. L'orgueil finit par jaillir. Maggio expédie un coup de tête juste au-dessus de la barre (81ème) et une minute plus tard, Cavani d'une frappe croisée trouve le poteau. Quand le sixième arbitre indique cinq minutes d'arrêts de jeu, les joueurs napolitains savent que leur moment est venu. Ils avaient marqué à la 94ème minute face à Palerme il y a dix jours. Cette fois-ci, Cavani n'aura pas été aussi patient. A la 92ème, il délivre tout un peuple, et même tout un pays, d'un coup de tête malin sur corner. Les dernières secondes offrent juste le dernier beau geste de la soirée : un éclatage en règle de l'arcade de Martinovic par Cannavaro junior, qui prend un rouge. Mais à ce moment-là, même lui s'en fout. Naples se qualifie. Alléluia. « C'est un miracle, je dédie ce but à Dieu. Le match allait mal tourner et ce but est venu d'ailleurs pour nous sauver » a commenté le buteur Cavani, à chaud, aux micros de Sky. Finalement, la réputation du Napoli a eu raison de ses propres faiblesses : cette équipe ne meurt jamais. Tant mieux pour l'Italie.



Eric Maggiori

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié



il y a 2 heures 90 Minutes, la meilleure BD de foot du moment ! 5
il y a 3 heures Un club de D7 allemande propose de recruter Bastian Schweinsteiger 1 Hier à 23:00 L2 : Les résultats de la 21e journée 4
Partenaires
Olive & Tom Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur
Hier à 15:55 L'entraînement extrême des gardiens du Dock Sud 20 Hier à 13:45 Le gouvernement italien veut intégrer les migrants par le foot 38 Hier à 11:55 Tévez : « En Chine, j'étais en vacances » 85 lundi 15 janvier La Fondation Lionel Messi pas très utile selon les Football Leaks 41
À lire ensuite
L'Inter sans forcer