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L'évangile selon Marek

Milieu phare de la Serie A, courtisé depuis des années par les plus grandes formations de la Botte, mais fidèle au Napoli, Marek Hamšík est devenu l'apôtre principal du panthéon napolitain, juste un cran en dessous du Dieu Maradona. Maradona, dont le Slovaque n'est plus qu'à une unité d'égaler le record de buts marqués sous le maillot azzurro. De quoi graver définitivement dans le marbre l'amour tenace que Hamšík entretient avec les Partenopei.

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Elles s'en sont toutes allées. De Lavezzi à Cavani en passant par Higuaín, les stars napolitaines ont invariablement quitté la Campanie les unes après les autres pour tenter leur chance dans des formations plus ambitieuses ces dernières années. Toutes, sauf une. Car Marek Hamšík a fait de la résistance. Repoussant les avances de la concurrence, les promesses de titres et de salaire gonflé. Alors cet été, Hamšík a fait comme à chaque mercato estival depuis presque une décennie. Il s'est assis tranquillement face aux journalistes pour prêcher la sainte parole napolitaine. Et leur annoncer ce qui ressemble désormais à une évidence : « Je reste au Napoli. »

L'extraterrestre


Une décision qui n'a surpris personne. Mais qui ressemble à une énorme bizarrerie dans le football d'aujourd'hui, où l'amour du maillot est une notion en voie d'extinction. Un petit monde qui bouge, tout le temps, à coups de mercatos hyperactifs et inflationnistes, dans lequel Marek Hamšík a pourtant choisi d'ancrer ses crampons et sa crête à Naples. Un point c'est tout. Et n'allez pas chercher une quelconque logique sportive derrière cette fidélité inconditionnelle. Certes, le Napoli squatte les sommets de la Serie A depuis plusieurs saisons, mais le Slovaque aurait pu depuis longtemps enrichir son palmarès maigrichon en disant ciao à la cité parthénopéenne.


La Juve et les clubs de Milan le draguent depuis plusieurs années, mais la vérité, c'est que le natif de Banská Bystrica ne les a toujours regardés que de loin, là ou il continue de contempler les Azzurri avec les yeux de l'amour. « J'aurais pu partir. Au Milan, il y a cinq ans. À la Juve l'année dernière. Mais je ne l'ai pas fait parce qu'à Naples, je représente tellement pour les gens que je ne peux plus partir. Je suis trop attaché à la ville, fier de ce que j'ai fait et de ce que je m'apprête à faire. »

Rebelle en Campanie


L'histoire entre Hamšík et Naples est d'ailleurs précisément belle, car elle est passionnelle et irrationnelle. Naples est bruyante, bordélique et imprévisible ? Lui est discret, méthodique et rigoureux « comme les Slovaques le sont souvent... Les Napolitains ne sont jamais à l'heure, mais ils sont chaleureux quand ils te saluent. Bon, maintenant, je joue quand même du klaxon pour un rien comme eux. » De Laurentiis fixe une clause de départ à 94 millions d'euros pour Higuaín ? Niet pour sa star slovaque. Inutile, tout simplement : « Mon contrat n'a pas besoin de clause de départ. Je n'en ai pas besoin, je ne veux pas bouger. Pour moi, ce serait tout simplement plus beau de gagner un grand trophée avec Naples que dix avec une autre équipe. »


Une idylle nouée à la suite d'un coup de foudre imprévisible, le genre qui réchauffe les tripes et le cœur, lorsque Hamšík est présenté au San Paolo à l'été 2007, à tout juste 20 piges : « Les fans m'ont tout de suite fait comprendre que l'amour du football qui imprègne cette ville était vraiment immense. À Brescia, je jouais devant 2000, 3000 personnes. À Naples, il y en avait autant seulement pour ma présentation. Avec moi, il y avait Lavezzi, les cheveux longs et mal habillé. En revanche aujourd'hui, il a beaucoup de style. » Le style, justement, est aussi une composante essentielle du personnage de Marek Hamšík, qui, inconsciemment ou non, a incarné une certaine idée de l’esprit napolitain, en arborant sa désormais célèbre crête de punk à chien. Une coupe de révolté, portée par un type de 30 ans qui refuse les avances des grands clubs du nord pour rester dans une ville dissidente, pas toujours à l’aise avec l’autorité, qualifiée par son propre maire, Luigi De Magistris, de « ville rebelle » .

Dans les pas de Diego


Rebelle, Hamšík l'est aussi sans doute quand il évoque le grand objectif de sa carrière. De toute évidence pas franchement obnubilé par l'idée de marquer l'histoire du football mondial, il préférerait plutôt graver son nom dans les tablettes de celle du Napoli. Pour y parvenir, deux options s'offrent à lui. D'abord remporter une Serie A qui échappe aux Partenopei depuis 1990. Un scénario auquel le Slovaque croit dur comme fer : « Cette année pourrait vraiment être la bonne. On est un grand groupe, et cette fois, je pense qu'on peut gagner le Scudetto. » L'autre est déjà à portée de main : égaler voire dépasser le record de buts de Maradona sous le maillot napolitain.


S'il plante ce samedi contre la Roma, Hamšík facturera ainsi 115 pions avec les Azzurri, exactement comme El Pibe de oro. Il entrera ainsi encore un peu plus dans la légende de la cité parthénopéenne, quitte peut-être à avoir lui aussi un jour ses autels et lieux de culte improvisés dans les rues de Naples, comme Diego. En attendant, Hamšík continuera de s'émerveiller de sa ville d'adoption, qu'il décrivait récemment comme « étrange, étrange, mais avant tout magnifique » . Un peu comme l'idylle qu'il entretient lui-même avec le Napoli. Au pied du Vésuve, les années passent, mais Marek Hamšík reste. Et c'est de plus en plus beau à voir.

Par Adrien Candau Tous propos issus de So Foot numéro 142 et Il Mattino
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