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L’Euro 2016 et l’empreinte des coachs

Rarement les choix des sélectionneurs auront eu une telle influence sur les résultats d’une compétition. Ce sont leurs décisions qui ont fait pencher la balance vers le succès ou l’échec. Ainsi, les plus grandes réussites et les plus gros flops portent le nom de leurs entraîneurs.

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Il n’est pas très beau. Sobre et discret dans les médias, il n’a que faire de vos reproches. Pas charismatique pour un sou en apparence, Fernando Santos n’a qu’un objectif : aller au bout. En faisant lever les foules ou, au contraire, en les plongeant dans le sommeil paradoxal, il s’en fout. Il préférerait limite passer les tours en se montrant affreux : cela donne une impression de faiblesse aux yeux des adversaires, qui se pensent alors logiques favoris et ne s’imaginent pas perdre face à cette mascarade d’équipe.


« Parfois, il faut savoir être pragmatique pour gagner un match, déclarait-il ainsi après la qualification contre la Croatie, durant laquelle le Portugal n’avait cadré aucun tir avant la 115e minute. Nous aimerions jouer de façon plus spectaculaire, mais ce n’est pas toujours de cette manière que vous gagnez un tournoi. » «  Nous avons un objectif et pour l’atteindre, s’il faut oublier de bien jouer, nous le ferons » , fanfaronnait en écho Nani. C’est un fait : une équipe est le reflet de son entraîneur, et le Portugal ressemble à Fernando Santos. Didier Deschamps a trouvé plus pragmatique que lui, et n’a désormais plus que ses yeux pour pleurer les choix de son dernier adversaire, qui sont l’origine même de l’explication du sacre lusitanien.

Tactique et réussite


Car si cet Euro n’a pas connu énormément de héros, c’est parce que ce sont les sélectionneurs qui en ont dérobé les costumes. On dira que c’est une habitude, que les décisions des coachs ont toujours un poids décisif et que rien n’est vraiment nouveau. Certes. Sauf que ce championnat d’Europe a exposé plus que de raisons les influences des entraîneurs sur les performances de leur équipe. Plus que de raisons, et certainement plus que dans la majorité des tournois précédents. Prenons les réussites des grosses équipes, à savoir la France, l’Italie et à un degré moindre l’Allemagne. Si Deschamps a pu compter sur des individualités au talent incontestable (Payet, Griezmann…), il ne faut pas oublier que ce sont ses choix qui ont fait la pluie et le beau temps des Bleus. Ses changements tactiques – souvent effectués à la pause des rencontres – ont pratiquement toujours entraîné un résultat en sa faveur. De même, opter pour un offensif 4-2-3-1 sans sentinelle contre l’Allemagne et l’Islande fut un succès presque parfait.



Dans un autre registre, le constat est similaire pour la Squadra Azzurra. Composée de modestes éléments (peut-être la qualité offensive la plus faible de l’histoire de la sélection italienne), l’Italie a su trouver sa force dans les mots et la science d’Antonio Conte. Comment nier que le beau parcours de cette équipe n’est pas signé des dix doigts de l’ancien Turinois ? En s’appuyant sur la base défensive de la Juve, en ayant les idées claires sur la tactique à adopter, et surtout en créant un véritable esprit de groupe, Conte a obtenu le meilleur de ses soldats (même sans doute plus que ça). Les victoires contre la Belgique et l’Espagne ont été des chefs-d’œuvre tactiques. Seule la Mannschaft a su lui tenir tête sur ce terrain-là. Comment ? Grâce à une inspiration sortie du cerveau de Joachim Löw. Ce dernier, bien plus intelligent qu’on veut bien le faire croire, s’est adapté à son adversaire en optant pour une défense à trois pour contrer… la défense à trois de la Nazionale. Un choix défensif ? Pas vraiment. Un choix risqué en tout cas, puisque l’Allemagne n’était pas forcément habituée à jouer dans cette configuration.

Mauvais choix et chute


Dans l’autre partie de tableau, celle nommée « bides de l’Euro 2016 » , on y trouve avant tout des nations dont les coachs se sont foirés. Les loupés des entraîneurs sont même la raison numéro un des problèmes de ces équipes. Quand on pense Angleterre, Belgique ou Espagne, on songe directement à Roy Hodgson, Marc Wilmots et Vicente del Bosque, bien avant Harry Kane, Kevin De Bruyne ou Sergio Ramos. Les Three Lions n’ont offert ni certitude ni automatisme, notamment parce que leur schéma tactique fut improvisé en tout début d’Euro. En vérité, Hodgson n’a jamais véritablement prouvé au haut niveau (champion de Suède et Danemark, deux finales de Coupe UEFA). Sa présence à la tête de la sélection était un échec programmé, car le Monsieur n’a pas les compétences pour gérer un tel groupe et trouver la bonne formule. Comment expliquer par exemple la présence régulière d’un Jack Wilshere à côté de ses pompes, alors que Ross Barkley n’a pas vu une seconde la pelouse ?


Un ensemble de talents qui n’arrivent pas à s’exprimer collectivement, c’est aussi ce qu’ont vu les supporters des Diables rouges. Déjà grandement chahuté au pays avant la compétition, Wilmots est désormais et plus que jamais la cible numéro un des Belges. Avec son arrogance naturelle, le sélectionneur n’est parvenu qu’à grossir le melon de ses joueurs sans réussir à leur faire passer un cap. Et sans leur transmettre la rigueur indispensable aux grands rendez-vous. On ne reviendra pas sur ses compositions d’équipe pour le moins étonnantes. Enfin, la déception espagnole est elle aussi directement liée aux défaites personnelles de Del Bosque, qui n’a pas su se renouveler. Au-delà des choix discutables (Juan Mata, Fernando Torres, Javi Martínez, Jesús Navas, où étiez-vous ? Héctor Bellerín, Koke, comment vont vos escarres ?), le champion du monde 2010 n’a pas remis en cause son tiki-taka et sa possession inefficace. Fernando Santos, lui, se marre bien aujourd’hui. Qui peut se vanter d’avoir gagné l’Euro en sortant un Éder du banc ?

Par Florian Cadu
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