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  1. // Coupe de la Ligue – 1/16e de finale
  2. // Stade Rennais/Nancy

L'étrange déclin de Yann M’Vila

Cadre de l’équipe de France et courtisé par les plus grands clubs d’Europe il y a encore un an, Yann M’Vila est finalement toujours en Bretagne. Après une ascension exponentielle, sa carrière s’est progressivement égarée, la faute à des performances un peu en deçà et des soucis extra-sportifs. Récit chronologique des derniers mois.

Printemps 2011 : le big boss

Au sortir de l’hiver 2011, le Stade Rennais est sur le podium de la Ligue 1 grâce notamment à son homme à tout faire du milieu de terrain. Yann M’Vila rayonne, sa valeur marchande monte en flèche, alors que Laurent Blanc l’a propulsé cadre de ses Bleus, moins d’un an après sa première cape. Il est question d’un premier intérêt d’Arsenal, Wenger souhaitant en faire le successeur de Cesc Fàbregas, en partance pour Barcelone. Une flopée de recruteurs suit les performances du garçon, qui termine néanmoins la saison émoussé. Le métronome de l’équipe en baisse de forme, Rennes quitte logiquement le top 3 du championnat. Adieu la Ligue des champions, encore une fois. Reste que M’Vila est élu dans l’équipe type de L1, et le Real de Mourinho rejoint le bal des prétendants.

Été 2011 : un premier accroc

Arsenal, le Real, Manchester United, Liverpool et maintenant Chelsea ou encore Rome : toute l’Europe s’arrache le milieu de terrain rouge et noir. Et sa marge de progression semble encore énorme. À tel point que le joueur comme son club décident de repousser tranquillement toutes les offres, mêmes celles dépassant les 20 millions d’euros, et concluent une prolongation de contrat d'un an – jusqu’en 2015 – avec revalorisation de salaire à la clé. Les adieux attendront l’après Euro. Au cœur de l’été pourtant, un premier incident va commencer à ternir l’image du natif d’Amiens : à l’issue d’un (bon) match amical réalisé à Montpellier face au Chili, il se laisse aller en compagnie d'un ami avec deux prostituées, qui lui dérobent montre, ordinateur, smartphone et argent liquide. Il portera plainte et l’affaire finira par fuiter dans la presse quelques semaines plus tard.

Automne 2011 : à fond les ballons

N’excluant pas que 2011-2012 puisse être « l’année de Rennes » , Yann M’Vila se lance avec une ambition collective et personnelle retrouvée dans la nouvelle saison. Pièce maîtresse du système de jeu mis en place par Antonetti, il dispute tous les matchs et n’a pas le temps de souffler. Championnat, coupes, Europe, matchs internationaux, le jeune homme de 21 ans se démultiplie sans pour autant s’astreindre à une hygiène de vie monacale. C’est cette fois le Barça qui se dit intéressé, puis l’Inter. Il faut une sacrée dose de maturité pour appréhender toutes ces prestigieuses sollicitations tout en disputant 90 minutes deux fois par semaine à un poste clé de premier relayeur/premier ratisseur d’une équipe qui vise la qualification européenne. Mais tant que le prodige continue de naviguer entre l’excellent et l’honnête – dans le pire des cas – personne dans son entourage sportif et extra-sportif ne voit l’intérêt de modifier quoi que ce soit dans ce rythme de vie pour le moins soutenu.

Hiver 2011-12 : le contrecoup

Sauf qu’arrive un moment où, forcément, ça casse. Pour M’Vila, il n’y a rien eu de brutal, seulement un lent et progressif déclin. Rien de bien méchant, mais les performances quelconques se font plus nombreuses que les convaincantes. Le 18 mars notamment, le milieu rennais se fait manger par Étienne Capoue et le TFC. Dans le même temps, débute le procès – perturbant, forcément – des deux voleuses croisées à Montpellier en août 2011. Alors que l’affaire Zahia est encore bien dans les têtes et que l’Euro approche…

Printemps 2012 : dans l’œil du cyclone

Et là, c’est le drame. Le 11 avril, M’Vila et ses coéquipiers se font humilier par Quevilly en demi-finale de Coupe de France. Pour une partie des supporters rennais, c’en est trop. Les joueurs sont pris à partie à la sortie de l’entraînement et Yann M’Vila, à fleur de peau, a le malheur de sortir de sa voiture et de réagir aux « guignols » proférés par ceux qui l’adulaient quelques mois auparavant. Sifflé par le difficile public de La route de Lorient le match suivant, il est défendu par son entraîneur, qui juge le comportement des supporters « injuste » . Mais le désamour semble profond. Comme si ça ne suffisait pas, les ennuis extra-sportifs se poursuivent le 30 avril, avec une interpellation à son domicile et une garde à vue, suite à une plainte d’un mineur de 17 ans qui accuse le joueur de l’avoir frappé. Via son avocat, M’Vila reconnaît une gifle, « une réaction inappropriée » , mais accuse en retour l’adolescent – ex-petit ami de la jeune sœur de Yann – d’abus de confiance, suite à un prêt d’argent non remboursé… Et il ne faut pas compter sur l’Euro pour oublier tous ces malheurs, puisque le milieu de terrain se blesse en match de préparation, rate le début de la compétition et l’achève tristement par une sortie de terrain face à l’Espagne sans saluer ni son remplaçant, Giroud, ni son sélectionneur, Blanc.


Eté 2012 : l’histoire sans fin

Mis par la FFF dans le même sac que Nasri, Ménez et Ben Arfa, tous accusés d’une manière ou d’une autre de mauvais comportement en Ukraine, le Rennais est convoqué en commission de discipline et écope d’un symbolique « rappel à l’ordre » . Pendant ce temps en Bretagne, les grands clubs européens, de plus en plus méfiants, dépêchent des enquêteurs pour en savoir plus sur la personnalité du jeune prodige. Certains faits des derniers mois, ajoutés au prix de vente jugé prohibitif réclamé par Rennes – le manager Pierre Dréossi parle d’une indemnité «  aux alentours de 20 millions d’euros » - dissuadent les formations les unes après les autres : Arsenal surtout, puis Tottenham. La cote du joueur a chuté, il n’a pas été convoqué par le nouveau sélectionneur Didier Deschamps, qui lui préfère le revenant Rio Mavuba et le nouveau Étienne Capoue. Une nouvelle fenêtre de transferts se ferme sans que Yann M’Vila ne bouge.

Automne 2012 : une saison à la relance ?

Le « je peux très bien rester une saison de plus » d’août s’est donc mué en certitude. Celui que l’on considérait il y a encore peu comme le grand milieu de terrain de la décennie naissante a connu le banc des remplaçants pour une des toutes premières fois de sa carrière ce week-end, à Toulouse, la recrue Makoun et le jeune Pajot ayant été préférés au coup d’envoi. Alors, grillé M’Vila ? Pas forcément. «  Touché mais pas coulé  » , comme il l’a confié récemment, le joueur peut profiter de cette demi-saison ou de cette saison supplémentaire inattendue en Ille-et-Vilaine pour se relancer. Il a aussi reconnu fréquenter moins ceux qu’il appelle des « faux-copains » , promet de moins sortir et de faire plus attention à son hygiène de vie. La « reprise en main » de sa carrière est lancée. Après tout, il n’a encore que 22 ans…

Par Régis Delanoë, à Rennes
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