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L'été où Étienne Didot n'a pas écouté l'Atlético Madrid

Étienne Didot, qui n'a pour l'instant connu que deux clubs, Rennes puis Toulouse, a durant ses jeunes années attiré l'œil des Matelassiers de Madrid. Sans plonger dans les draps pour autant. Un peu par amour de la Bretagne. Aussi parce qu'une rumeur ne se concrétise pas toujours.

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19 mai 2007, Étienne Didot participe – avec une petite passe dé – à la plantureuse victoire des siens 4-1 face à Lorient dans le cadre de la 37e journée de championnat. Si la toute fin de saison du Stade rennais sera moins rose avec la perte de la troisième place sur le fil au profit de la Ville Rose, Toulouse, la saison exceptionnelle que vient de réaliser Étienne Didot ne passe pas inaperçue, d'autant qu'il présente un profil intéressant. « Jeune, international espoir, plaque tournante de l'équipe rennaise, Étienne Didot a connu une phase très faste il y a une petite dizaine d'années, estime Yvon Schmitt, agent de joueurs et proche du Breton. C'est d'après moi une époque qui aurait pu le faire passer en équipe nationale… »

« Ce n'est pas un migrant »


Et justement, le CV d'Étienne Didot attire l'œil de plusieurs formations européennes. Parmi celle-ci, un certain Atlético Madrid. « Avec l'Atlético Madrid ? Euh non… cet été ?, interroge en premier lieu l'intéressé avant de lancer un long soupir. Haaaa, ça me dit quelque chose, je sortais d'une saison à Rennes, mais franchement je ne me souviens plus exactement du contexte. » Et pour cause : Didot n'aura absolument aucun contact avec les dirigeants des Colchoneros. Manager du Stade rennais à l'époque, Pierre Dréossi est encore plus catégorique : « Il n'y a jamais eu d'offre de l'Atlético Madrid, ce ne sont que des rumeurs. » Pourtant, la mémoire rafraîchie, le natif de Paimpol confirme que tout le monde était au courant de l'affaire. « Le club le savait, mais de toute façon, tout le monde savait aussi que j'allais signer un nouveau contrat ici. » L'agent de Didot reçoit donc quelques offres - Marseille et Lyon pointeront également le bout de leur nez -, mais il ne peut que les refuser gentiment. « Je me rappelle qu'on m'en a parlé plusieurs fois, relance Didot. D'autres équipes étaient également intéressées, notamment des anglaises, mais c'était à un moment où je commençais à beaucoup jouer en première division et j'étais très bien à Rennes, donc je n'imaginais pas partir. » Les contacts s'arrêtent donc à la simple demande de renseignements… Parce que Didot craint de faire le grand pas ? Pas d'après Yvon Schmitt. « C'est le caractère du garçon : ce n'est pas un migrant. Quand il se plaît quelque part, il y reste, c'est tout. La preuve : il n'a fait que deux clubs durant toute sa carrière. »

Fierté insondable de la Bretagne


Une autre raison qui pousse Didot à rester « chez lui » , c'est justement cet attachement à sa région. « J'étais tellement fier de jouer dans ma région à Rennes en étant le capitaine que je ne cherchais pas à aller dans un club comme ça, affirme le milieu. Et puis, jouer à l'étranger n'était pas du tout un rêve pour moi. » Digne représentant breton, Didot tranchait à l'époque avec le comportement actuel des joueurs, d'après Yvon Schmitt. « Désormais, les joueurs restent une saison dans un club, font semblant de l'adorer, mais ne pensent qu'à partir. Étienne n'est pas comme ça : il est vraiment attaché à la Bretagne, je pense même que son objectif était d'y faire toute sa carrière. C'est un peu un Guy Roux breton. » Un qualificatif que ne renierait probablement pas le principal intéressé. « Quand on est breton, on reste amoureux de la Bretagne à vie. Et puis tout le monde était du même avis : ma famille, mes amis, moi… on pensait que j'avais encore besoin de confirmer pour passer un cap sereinement. Il n'y a eu aucune hésitation, aucun regret. C'est peut-être pour ça que je ne m'en souviens plus exactement. »

Atlético loser


Autre argument à prendre en compte dans le renvoi des recruteurs espagnols : le statut de l'Atlético Madrid. À l'époque, l'autre formation de Madrid – dont la présidence vient d'être laissée libre par le truculent Jesus Gil – est encore ce club de losers qui ne parvient pas à remporter le moindre trophée et qui aligne encore Peter Luccin et Gabi. « C'est clair que l'Atlético de l'époque était beaucoup moins attractif que maintenant, confirme Yvon Schmitt. Étienne a donc dû se dire que Madrid ou Rennes, c'était du pareil au même… » De son propre aveu, Didot se dit alors que si un départ pour l'étranger doit se faire, ce sera pour plus tard. « Mais finalement, ça ne s'est pas fait, je suis resté en première division, ce qui ne m'empêche pas d'être quand même fier de ma carrière. » Une carrière qu'il pourrait – qui sait ? - poursuivre finalement en Espagne, vu que le grand Just Fontaine le voyait bien « réussir au Barça » en 2014. Oui, on a tous le droit d'être un peu fatigué.




Par Émilien Hofman
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