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L'Espanyol et la difficile notion de neutralité

Dans le conflit politique qui touche la Catalogne, le Barça et sa position ambiguë sont souvent pointés du doigt. L'autre club historique de Barcelone, l'Espanyol, joue au contraire la carte habituelle de la neutralité. Sauf qu'il n'échappe pas plus que son rival à la « catalanisation » de la société, et que ses fans manifestent aussi à leur manière leur penchant politique.

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Joan Capdevila connaît la maison par cœur. L'Espanyol, le champion d'Europe 2008 et du monde 2010 y a été formé, il y a débuté en Liga – le 31 octobre 1998 – et il y est retourné en fin de carrière (2012-2014), avant trois dernières petites piges en Inde, en Belgique et en Roumanie. Alors, à l'heure d'évoquer la situation de la Catalogne, le natif de Tarrega n'y va pas par quatre chemins : « On dirait qu'en Catalogne, il n'y a que le Barça. Tout le monde se demande où jouerait le Barça en cas d'indépendance. Sauf que cette question vaut aussi pour toutes les autres équipes de la région. Pour ceux qui ne le savent pas, en première division, il y a aussi l'Espanyol et le FC Girona. Deux clubs dont personne ne parle jamais. » Les Pericos – Perruches en VF – ont beau être habitués, le sentiment d'être systématiquement oubliés a toujours autant de mal à passer. D'autant plus dans le contexte politique actuel, où tous les projecteurs sont braqués sur la Catalogne et sur Barcelone en particulier.


Début 2017, bien avant le début des hostilités, les Blanquiazules et leurs 25 000 socios s'étaient déjà indignés de la campagne de propagande touristique lancée par la Generalitat. « If you feel FC Barcelona, you feel Cataluña » , disait alors celle-ci. Depuis le début de saison, et alors que les tribunes du Camp Nou sont le centre de l'attention depuis le référendum controversé du 1er octobre (baptisé 1-O), le club se lasse de l'attitude de la LFP à son égard. Sur ses neuf premiers matchs à domicile, six ont été ou sont programmés un lundi ou un vendredi soir, y compris le derby contre Gérone à Cornellà. « Le pire, c'est qu'on s'y est fait, regrette Capdevila. Puisque ça a toujours été comme ça, il y a une certaine résignation. L'Espanyol a toujours évolué dans l'ombre. »

« Au collège, on se sentait anormaux »


Hormis peut-être à Sarria, le quartier d'origine du club, être de l'Espanyol est parfois difficile à assumer à Barcelone. « Au collège, on se sentait anormaux, reconnaît Francesc Via, devenu journaliste à Pericos Online parce qu'il en avait marre de n'entendre parler que du club rival dans les médias locaux et nationaux. Tu avais un ou deux supporters de l'Espanyol par classe maximum. En même temps, on nous emmenait visiter le musée du Barça... Pour moi, c'est devenu une fierté, mais d'autres fils et filles de supporters le vivaient mal et passaient de l'autre côté. » Aujourd'hui, on estime que 15% des Catalans soutiennent « l'autre club » de la ville, ouvert dès sa fondation en 1900 aux socios venus d'autres régions d'Espagne et qui, très tôt, au début du XXe siècle, a laissé le FC Barcelone – fondé un an plus tôt par un Suisse et fréquenté par les Catalans et les étrangers – devenir le club référence de la Catalogne.


D'abord nommé Sociedad Española de Football, le club devient « royal » en 1912, lorsque que le roi Alphonse XIII lui concède ce titre. Devenu le Real Club Deportivo Español, il ne se débarrassera plus jamais de son étiquette d' « unioniste » , sorte d'allié de Madrid au cœur de la Catalogne. « Depuis la montée de l'indépendantisme ici, on doit presque se défendre d'être des anti-catalans de droite, s'agace Francesc Via. La vérité, c'est que nous, à l'Espanyol, on ne fait pas de politique. Au stade, ces dernières années, tu voyais des drapeaux espagnols et des esteladas (le drapeau de l'indépendance, ndlr), et tout se passait bien. Le Barça, lui, c'est une autre histoire. Depuis la présidence de Laporta, il a été séquestré par les indépendantistes. »

Orthographe et « responsabilité »


Historien à l'université de Barcelone, Carles Viñas a du mal avec cette idée de club apolitique. « Dans le contexte actuel, se taire, c'est aussi prendre position » , juge-t-il. Le silence, c'est aussi ce que certains supporters de l'Espanyol, l'ancien président Joan Collet (2012-2016) en tête, ont reproché à l'actuelle direction à la suite du 1-O. « Tout comme le Barça est supporté par un paquet de gens neutres ou unionistes, l'Espanyol possède sa frange d'indépendantistes, assure Moises Hurtado, ancien milieu de terrain formé au RCDE et finaliste de la coupe de l'UEFA 2007 sous les ordres d'Ernesto Valverde. D'ailleurs, le club s'est lui aussi "catalanisé" ces derniers temps. L'hymne historique, qui disait que le sport était l'unique objectif de la maison, a été changé. L'orthographe de Espanyol a été modifié (ny à la place du ñ) et un président indépendantiste (Joan Collet, donc) a été élu. »


L'Espanyol serait-il en train de se transformer en un mini Barça ? « Jamais !, rétorque Xabier Añoveros Trias de Bes, membre du Partido Popular (PP, droite) et de la direction du club pendant 14 ans. Au Barça, ils ont toujours sifflé le drapeau, l'hymne, le roi. Ils prétendent être plus qu'un club. Nous, non. Quand on parle au nom du club, on garde nos positions politiques pour nous. Il y a 7-8 ans, un petit groupe d'extrémistes a essayé de catalaniser notre club, mais ils n'ont jamais réussi. L'Espanyol est et restera fidèle à sa neutralité historique. » Sous pression, les dirigeants pericos se sont finalement fendus d'un communiqué, appelant tout le monde à « la responsabilité, la réflexion, la générosité et le calme » à la suite des « graves événements en Catalogne » .

La neutralité, une équation difficile à résoudre


Pour certains, derrière cette timide réaction se cache la peur de froisser l'opinion de la majorité de la masse sociale de l'Espanyol. « C'est vrai que les supporters sont chez nous assez largement opposés à l'indépendance, lâche Jesus Beltran, fan blanquiazul et auteur du livre Head up : Historias de Periquitos. D'ailleurs, depuis le début du conflit, on voit de plus en plus de drapeaux espagnols au stade. » À tel point que pour la réception de Valence ce dimanche à Cornellà-El Prat, le club a décidé de distribuer massivement des drapeaux bleu et blanc à l'entrée du stade. « Dans un contexte politique et social agité, on veut un RCDE Stadium bleu et blanc, les couleurs qui nous représentent tous » , est-il précisé. Signe que la neutralité est une équation difficile à résoudre, et que football et politique sont deux mondes difficilement séparables, surtout en période de crise.

À Barcelone, l'Euro 2016 en avait déjà été la preuve. Nacho Pla, jeune étudiant en journalisme et grand supporter de l'Espanyol et de la Roja, avait, avec son groupe, Barcelona con la Selección, remué ciel et terre pour obtenir l'autorisation de diffuser les matchs de l'Espagne sur écran géant dans la ville. Face aux blocages de la mairie – majoritairement indépendantiste –, les deux principaux partis de droite, le PP et Ciudadanos – farouchement opposés à l'indépendance – avaient relayé et soutenu la bande à Nacho Pla. « Deux amies membres du groupe avaient été agressées physiquement dans la rue, et traitées de "putas españolas", soupire ce dernier. En me lançant là-dedans, je ne me rendais pas compte des tensions qui régnaient déjà dans la société. Il ne s'agissait pourtant que de matchs de foot... » C'est parfois par là que tout commence.



Par Léo Ruiz Tous propos recueillis par LR.
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