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L’Espagne revient sur Terre

Les Espagnols vivent dans l’espace depuis quatre ans. Mais les champions de tout ont péché d’orgueil et quittent les JO après deux matchs catastrophiques. Bienvenue sur Terre.

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Les plus grandes tragédies se jouent en silence. Hier soir à Saint James Park, c’est à la septième minute que le crime a eu lieu. Juan Mata se fait promener sur une touche anodine à 60 mètres des buts de De Gea. Mario Martinez s’échappe, Javi Martinez se jette bêtement devant Espinoza (à 40 mètres de ses buts), Jordi Alba couvre le hors-jeu de 3 mètres (il ose même lever le bras) et tout le côté droit espagnol sombre. Les Honduriens ont le temps de rater un centre, de récupérer un ballon à 30 mètres, de jouer un une-deux au premier poteau, de centrer, de placer une tête à bout portant et Bengston de mettre le but de sa vie. Pendant tout ce temps, aucun Rouge n’a été vu à moins de 3 mètres du ballon. Juan Mata, Jordi Alba et Javi Martinez, les héros de Kiev, les nouvelles perles de la formation espagnole, les prochains patrons du foot subpyrénéen sont ridicules. Les trois lascars tentent de se rattraper à force de frappes non cadrées pour le lutin de Chelsea, de tacles rageurs au milieu de terrain pour le grand Basque ou de courses sans but pour le Catalan. Mais l’Espagne est éliminée des JO. Merci à ses champions du monde.

Jordi Alba est sans doute l’une des plus belles surprises du dernier Euro. L’homme qui était encore milieu offensif à Valence il y a six mois devenait l’un des meilleurs latéraux du monde en claquant un but de panache en finale contre l’Italie. Javi Martinez, c’est le joyau de Bilbao. Façonné par Caparrós puis Bielsa, il était le tube de l’été. Madrid, Barça, Athletic ? La danseuse coûte 40 millions et a l’embarras du choix. A la fois infatigable milieu relayeur et central de classe mondiale, champion du monde et champion d’Europe à 23 ans, le gamin pourrait bien être un génie. Juan Mata, lui, c’est le boss de Chelsea et le futur patron du milieu espagnol. Technique, intelligent, vif et décisif, le Londonien a de quoi faire rêver les midinettes. Ces trois-là ont été chouchoutés par Del Bosque depuis juin dernier. Ils allaient donner à la sélection U21 espagnole le supplément de classe qui sied à un champion olympique. Mais les JO sont une compétition pour enfants affamés et ces trois-là ont grandi trop vite.

Les enfants gâteux

Bien sûr, ce n’est pas que de leur faute et le football est injuste. «  C’est très bizarre que nous n’ayons pas réussi à revenir au score, explique Javi Martinez. Nous avons tiré 24 fois au but (ndrl 20 fois en fait), il y a eu 2 penalties non sifflés. Un sur Adrian, l’autre sur Rodrigo. C’est injuste » . Bien sûr que l’Espagne ce n’est pas la Biélorussie, le Gabon ou la Nouvelle-Zélande. L’équipe de Luis Milla, championne d’Europe en titre (presque) toutes catégories (U19, U21 et senior), était l’une des meilleures équipes en course. Elle allait affronter le Brésil en finale et réaliser un grand chelem monstrueux : Euro, Mondial, Euro, JO. Le sélectionneur Luis Milla deviendrait alors le successeur naturel de l’homme à moustache et le monde remercierait l’Espagne d’avoir fait avancer le football. Pourtant, l’Espagne est éliminée avant même le dernier match de poule, sans le moindre but à se mettre sous la dent et sans la moindre excuse valable si ce n’est le ventre trop plein de ses stars.


Luis Milla refuse de croire au fiasco : « L’équipe a joué à un niveau phénoménal, ils nous a juste manqué de l’efficacité (…). La seule équipe qui aurait dû gagner, c’est l’Espagne  » . Certes, mais être espagnol ne suffit pas pour remporter un match. Mata, Martinez et Alba, ont trop gagné ou trop joué cette saison pour avoir encore quelque chose dans les jambes à partager. Les Espagnols ont frappé 20 fois mais n’ont cadré que 4 frappes. Les 70% de possession ont tourné à la tragédie à force de jouer dos au but et de refuser de prendre la moindre responsabilité. La première frappe est venue de Mata à la 28ème minute. Il a fallu que Muniain passe dans l’axe pour dynamiser une attaque trop spéculative pour être vraiment efficace. Menés au score, les patrons auraient dû calmer les esprits. C’est le contraire qui est arrivé et les Espagnols se sont excités dans le dernier quart d’heure. Rodrigo s’est chargé d’enterrer les dernières illusions en frappant la troisième barre de la soirée de la tête alors que le but était vide (85ème). Pour gagner, il faut le vouloir vraiment. Mais au fond de leurs têtes, les Espagnols le savaient. Le match était perdu depuis bien longtemps. Depuis la septième minute, en fait.

Thibaud Leplat, à Madrid
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